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RÉSUMÉ. 313 ‘à dans cette question : « La fabrication indigène peutelle vivre avec la fabrication exotique? » Qu'’au lieu dereculer sans cesse la difficulté par des demi-mesures qui font périr tout le monde et qui ne sauvent À personne, 1l fallait se prononcer de suite franchement à pour lune ou pour l’autre de ces deux industries ; mais que dans ce cas on devait chercher immédiate- ment comment on réparerait légalement et loyale- L: ment le sacrifice que l'on aurait été obligé de de- … mander à lune ou à fautre dans l'intérêt du pays. = Nous nous sommes d'ailleurs empressés d'ajouter que le choix fait entre les deux sucres on pouvait encore espérer d'assurer à la fois et la prospérité de "Ja fabrication indigène et la prospérité des colonies. | # XVI. — Posant alors préalablement et comme & question subsidiaire ce principe, que nous avons établi d’après toutes les législations fiscales, indus- + trielles, commerciales, financières et politiques . que les productions coloniales ne pouvaient pas prétendre à la même protection du Gouvernement que les productions similaires métropolitaines ;
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XVIL. — Nous avons, pour prouver que l'anéantissement de la fabrication indigène ne sauverait pas les colonies, supposé un instant la non existence du sucre de betterave, et établissant que même dans eette hypothèse la décroissance de la production dq sucre golonjal était inévitable et prochaine avec à
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prochaine et inévitable émancipation des. esclaves, nous avons dù rechercher quelles étaient les mesures au moyen desquelles on pourrait venir au # cours des colonies.
XVIIL. — Alors, examinant d'abord celle de ces mesures qui se rattachent à la haute question de l'entière émancipation commerciale des colonies +
nous sommes arrivés à ces conclusions qu'iley avait 1
justice et avantage pour les colonies à demander cette liberté, et qu'il ÿ aurait justice et avantage
pour. la France à ne pas la refuser. Le LU
Toutefois nous avons traité dès aujourd’ hui cetie.
question d'émancipation commerciale, parce que dans notre opinion elle est le point capital et le.
nœud gordien de la discussion qui vient d’être sou | |
mise aux Chambres ; parce que c'est celle sur 4 quelle elles seront obligées de revenir dans un ave #' nir qui n est pas éloigné, et parce que nous pensons
qu'elle doit être dès à présent l'objet des méditg k.
tions des hommes d’ Etat.
Mais cependant comme elle n'est pas aujourd'hui
cussion sur un terrain aussi élevé, nous avons dû rechercher si, en n'accordant pas cette émancipation
. Spécialement soumise à leurs délibérations, comme des considérations politiques. peuvent faire recon- naïitre la difficulté d’amener dans ce moment la dis-
RÉSUMÉ. 315 entière aujourd'hui, on ne pouvait pas du moins, dès àaprésenf, venir d'une manière efficace à l’aide des colonies, en suppriant quelques unes des entraves que la législation métropolitaine a imposées A leur exploitation commerciale.
XIX. — Enfin, nous adressant aux colonies, nous leur avons demandé si, lorsque la législation aura fait tout ée qu'elle-pouvait faire pour elles, elles ne devraient pas; de leur côté, seconder les efforts de la législation en venant aussi elles-mêmes à leur propre secours. — Puis leur indiquant quelques abus, selon nous, à supprimer, quelques améliora-
| tions, selon nous, à adopter pour arriver à rendre
ces efforts fructueux, nous avons terminé en les engageant à se préparer par ces améliorations à la haute. et inévitable question de l’affranchissement général de l'esclavage.
Notre travail est résumé; nous avons maintenant à présenter nos conclusions.
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