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Motet présente un mémoire. Il émet une opimion très défavorable au placement homo ow hétérofamilial, qu’il considère même comme dangereux pour l'entourage du malade lui-même. Dans sa erttique il montre de graves inconvénients : « Les difficultés, les impossibilités même sont laissées dans l'ombre. C’est à nous de le rappeler à ceux qui seraient tentés de les oublier ». Il base tous ses arguments sur ce fait que l’aliéné est un être dangereux en puissance.
Turck de Plombières est partisan du traitement de laliéné dans sa famulle. « L’aliéné ne doit plus être un prisonnier qu'on s’empresse de séquestrer dans un: asile où 1l restera le plus souvent jusqu’à sa mort, mais un malade qui, comme tel, doit être traité dans sa famille». |
Daniel Brunet, directeur de l’asile de Dijon, « n’a jamais cessé de faire des efforts auprès des familles pour qu’elles retirassent leurs parents atteints d’aliénation mentale quand elle: était incurable et inoftensive. La plupart des ahiénés dont la raison n’est pas complètement abolie, réclament. chaque jour avec insistance leur liberté et je crois qu’il est du devoirde chacun de nous de faire droit à ces demandes, toutes les fois qu’il est convaineu que cette mise en: liberté ne présente aucun danger n1 pour la société, ni pour les malades eux-mêmes.
En quoi une simple faiblesse intellectuelle acquise ou congénitale sans surexcitation des instmcts égoïstes, peut-elle offrir un danger pour la sécurité ?
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Quelques idées de défiance ou d’orgueil exagéré, peuvent-elles suffire pour condamner à une séquestration perpétuelle les monomanes, alors qu’ils jouissent de hautes facultés mentales ? L'assistance familiale apportera une grande amélioration dans le mode de secours aux aliénés. Moins onéreux pour les départements, elle sera un véritable bienfait pour les malades qui ne cessent de déplorer la perte de leur hberté. L’asile est souvent un milieu défavorable au traitement de la folie, le contact habituel des aliénés est loin d’être sans inconvénients, et il peut être utile, lorsque la guérison se fait trop attendre d'essayer le retour à la vie de famille ».
Arthaud, médecin-chef de l'asile des aliénés de: l’Antiquaille de Lyon, est adversaire du système de Gheel : « Gheel ne sera pas imité ; je regarde la chose comme impossible, du moins en France : les familles étrangères ne donnent presque jamais assez de garanties ». Son idéal serait l’asile avec colonie agricole annexée et en dépendance immédiate de l’asile.
Morel prend position en faveur du traitement de beaucoup d’aliénés dans leur famille. À son avis, un certain nombre pourraït être traité dans des familles étrangères : on peut tenter, dit-il, le placement familial en: France.
Maïs ce vœu de Morel, cet appel à la bonne volonté des aliémistes, ne fut pas suivi À cette époque, personne n’eut l’audace de tenter l’installation d’une colonie familiale ; les arguments des meilleurs par: tisans ne furent pas assez forts pour convaincre les
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adversaires. De toutes ces nombreuses discussions, dont nous venons d’exposer le contenu essentiel, aucune réalisation ne fut faite dans le sens de l’assistance familiale. Et cependant il serait injuste de considérer toutes ces polémiques comme absolument stériles, un nouveau mode d’assistance naquit d’elles. Pour élargir l’aliéné, pour sortir le malade de l'asile, un système intermédiaire fut réalisé, nous voulons citer 1c1, la création des fermes asiles et des colomies agricoles.
Contrairement à son habitude, la France restait fermée à la voie du progrès ; sa trop grande prudence la mettait en état d’infériorité vis-à-vis des nations voisines. Le baron D' Mundy de Moravie, philanthrope dévoué à la cause des aliénés et défenseur acharné du système familial, parcourait l’Europe pour y répandre ses idées. Sous son impulsion, des essais intéressants et très encourageants sont faits à l'étranger, en Angleterre, en Ecosse et en Allemagne. En France, son influence, sans aller jusqu’à convaincre les esprits, se fait cependant sentir. L’Exposition internationale de Paris, de 1867, comporte un projet de colonie-village pour aliénés libres, qui lui est dû.
Tout espoir n’est pas perdu ; l’idée n’est pas abandonnée. En 1869, la baron Haussmann présente au Conseil Général de la Seine, un projet de colonievillage pour aliénés chroniques aux environs de Paris. Mais au moment où l’administration de la Préfecture de la Seine veut bien reprendre l’étude