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D'abord, l’âge des malades influa beaucoup sur le choix : on avait décidé de n’envoyer pour essaien colonie familiale que des pensionnaires de 50 ans et au-dessus. Petit à petit, comme la tentative avait été satisfaisante, que la population du pays vivait en bonne intelligence avec les malades, et que ces dernières paraissaient bien s’adapter à leur nouveau mode d'existence, non seulement on abaissa les conditions d'âge jusqu’à 45 ans, mais encore on étendit les placements aux déments vésaniques.
Le Conseil Général résolut de porter leffectif budgétaire de la population de 100, chiffre primitivement fixé, à 200 pour l’année 1894, avec l’intention d’augmenter chaque année de 100, jusqu’à nouvel ordre.
Afin de ne pas compromettre le système du placement famihal, et pour ne pas courir le risque de le voir avorter, les exigences de l’administration envers les nourriciers ne furent pas sévères.
La chambre était souvent commune avec les nourriciers, les lieux d’aisance primitifs ; mais l’on obtint assez facilement une literie convenable, avec paillasse, couchette, quatre fois de la viande et un litre de vin par semaine, du café, du lait.
Un règlement spécial pour les nourriciers fut mis en vigueur à partir de 1896.
Voici, de ce règlement, les articles fondamentaux :
19 Les pensionnaires ne peuvent être reçues que par les nourriciers qui ont obtenu leur inscription sur le registre
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ouvert à cet effet à la mairieet qui satisfont aux conditions essentielles: de moralité, de soin, de propreté, de nourriture et d’aérage des locaux spécialement affectés aux malades.
20 Les nourriciers ne peuvent recevoir plus de trois malades, sans une autorisation spéciale.
30 Chaque malade est placée sous la garde spéciale et la surveillance directe des nourriciers ; il ne peut être employé à son égard aucune espèce de mesure de coercition ou de contrainte.
4° Un livret indiquant l’état-civil de la pensionnaire est remis aux nourriciers, ce livret est parafé lors de chaque visite par les personnes préposées à l’inspection telles que visiteurs, médecins, qui y inscrivent les prescriptions et recommandations particulières, ainsi que les appréciations relatives au service du nourricier.
50 Sur le livret figurent les paiements ainsi que les livraisons de fournitures en nature.
60 La nourriture dés malades doit être saine et abondante, et en principe la même que celle de la famille où elles sont placées. Le régime alimentaire doit comprendre par semaine : au moins 3 kg. 500 de pain, un litre de vin, de la viande pendant 4 jours, pour un poids total d’un kilogramme, indépendamment des légumes, lait, beurre.
70 Les chambres servant de logement doivent en règle générale avoir un cubage de 20 m° par personne ; être bien aérées, munies de fenêtres, planchéiées ou dallées avec soin. Les murs et plafonds de préférence blanchis à la chaux tous les ans.
Les nourriciers qui n’exécuteraient pas les mesures d’assainissement prescrites par l'administration seront passibles de retenues destinées à payer les travaux éxécutés d'office.
8° Les objets qui doivent être mis à la disposition des malades sont : 1 lit à sommier ou à paillasse, avec matelas ou lit de plume, un traversin, des draps, 3 couvertures, une
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descente de lit, un pot à eau, une cuvette, 2 sièges (fauteuil ou chaise) et un meuble pour ranger les vêtements.
99 Les nourriciers doivent veiller à l’entretien des effets de vêture et des objets des malades.
Ïls reçoivent avec la personne qui leur est confiée le trousseau réglementaire.
100 Les pièces à changer sont examinées le premier lundi de chaque mois et reçues contre bons signés de l’admimstration.
Un double de chaque trousseau est constitué en réserve au vestiaire de la colonie pour assurer le change.
119 Les nourriciers sont responsables de leurs pensionnaires : en cas de disparition, ils doivent donner avis sans retard à la direction, de même qu'ils doivent signaler tout accident ou incident important les concernant.
420 Toute violence ou tout mauvais traitement exercé à l’égard d’un malade, est puni par le retrait immédiat de Pautorisation, sans préjudice, le cas échéant, des poursuites devant les tribunaux. De même tout nourricier qui enfreint les dispositions du règlement, qui refuse ou qui néglige de s’y conformer sera déclaré inapte à recevoir des malades.
139 Des primes et des récompenses sont accordées aux nourriciers qui se distinguent par les bons soins donnés à leurs pensionnaires.
140 Il est interdit aux nourriciers comme au personnel de recevoir directement des cadeaux ou rémunérations des malades ou de leurs familles.
159 Le médecin reçoit deux fois par semaine, le mardi et le samedi de 10 à 11 heures du matin et de 2 à 4 heures du soir, les nourriciers ou malades qui auraient des réclamations à présenter.
160 Les visites à domicile sont faites par les médecins'et les visiteurs de placements une fois par semaine à chaque malade. |
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LE PERSONNEL du début était très réduit et comprenait :
19 Un directeur-médecin. de À
20 Un assistant élève en médecine chargé de coopérer à la surveillance, à la visite des placements, et en général de seconder le Médecin-Directeur dans toutes les parties du service médical.
Cet assistant ne vint qu’en novembre 1894.
39 Un régisseur-comptable tenant tous les livres de comptabilité et dont en outre les principales attributions étaient d’encaisser les avances d’argent faites par la Trésorerie, d’effectuer les paiements aux fournisseurs, au personnel, aux nourriciers et aux malades (pécule-dépôt). Il était aussi chargé de la surveillance du vestiaire et des trousseaux ;
40 Une infirmière dont la véritable appellation aurait été plutôt préposée qui avait la garde du vestaire, la surveillance de l’atelier de couture, et qui faisait confectionner les trousseaux des malades ;
5° Une infirmière suppléante chargée de la surveillance des malades de passage à l’infirmerie ainsi que de leur alimentation qu’elle leur préparait. Elle était assimilée à une nourricière au point de vue de la solde (prix de Journée correspondant), elle assurait également le service de veille.
Ce personnel très réduit suffisait cependant en 1894 pour une population de 213 malades.
Les Locaux, également étaient modestes
ls se composaienñt :
19 D’un immeuble à rez-de-chaussée et man-
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sardes, qui porte aujourd’hui le nom d’infirmerie D., en l’honneur de E. Deschamps, un des promoteurs convaincus de l’assistance familiale.
Ce bâtiment servait d’infirmerie et pouvait recevoir 7 à 8 malades, depuis il a été agrandi, sa superficie a été doublée.
20 D'une pièce qui servait de bureau administratif ;
39 De 3 chambres, dont les deux chambres administratives actuelles, qui servent à recevoir ne invités officiels de la colonie.
Les bains étaient installés dans un local du lavoir municipal. Le concessionnaire du lavoir les donnait moyennant une rétribution d’abord de 0,50 et ensuite de 0 fr. 20 par bain, et l'administration fournissait le matériel (chauffe-bains, baignoires, ete.).
Pour l’année 1894, une moyenne de 500 bains fut donnée ; ce qui représentait un peu plus de deux bains par personne et par an. Ce chiffre était manifestement insuflisant. |
Le prix de journée total, y compris les frais généraux, (administration, soins médicaux, vêture), fut
pour 1894 de 1 fr. 60.
Le prix de journée payé aux nourriciers fut de 1 fr. 12.
Or le prix de journée moyen d’entretien des aliénés dans les asiles de la Seine était pour cette même année de 2 fr. 34, c’est-à-dire de 0 fr. 74 en plus que le prix de journée de la colonie de Dun, et cette dernière ne fonctionnait encore qu'avec un effectif de
200 malades.
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I était donc superflu de faire remarquer le résultat économique réalisé déjà à l'avantage du département par ce nouveau mode d'assistance.
Les PLACEMENTS au début étaient exclusivement urbains, c’est-à-dire répartis dans la ville de Dun même.
En 1895, l'annexe de Bussy-Nizerolles fut créée et 11 malades y furent placées. Cette annexe située au milieu des terres dans un endroit fourmi d'arbres et de jardins avec enclos, convient on ne peut mieux aux placements familiaux.
En 1897, on décida de placer des malades à Levet, chef-lieu de canton distant de 15 kilomètres de Dun.
Levet est une localité de 900 habitants environ, coquette, traversée par la route qui va de Saint- Amand à Bourges. Les habitants sont surtout des terriens, ouvriers agricoles, quelques commerçants. Pas de cours d’eau, pas d'usine.
50 malades y furent placées, d'emblée.
En raison de la distance qui sépare Levet de !: n, un médecin assistant fut chargé tout spécialen:ent du service médical de cette annexe et résida da - le pays.
Ce poste fut occupé à la date du 1€T janvier 1898.
Presque en même temps, le bourg d’Ainay-le- Château (Allier), 1.800 habitants, fut choisi pour recevoir des malades. ;
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Cette annexe, dont l'accroissement fut rapide, à cause de sa population, et aussi à cause de son éloignement, 23 kilomètres du centre de la colonie, c’està-dire de Dun, fut constituée en colonie autonome le 1eT juin 1900.
À ce moment-là, Ainay comptait 33 pensionnaires, M. le Dr Lwoff fut le premier médecin-directeur de cette colonie. |
Devant les progrès incessants de l’assistance familiale, et devant le nombre toujours grandissant des transferts à la colonie de Dun, le D' Marie dut faire appel à un collaborateur immédiat, appartenant au cadre des médecins des asiles.
Il demanda la création d’un poste de médecinadjoint qui lui fut accordé. Ce fut le DT Vigouroux, qui remplit le premier les fonctions, de juillet 1897
à juillet 1900.
En novembre 1897, une petite pharmacie fut installée.
A la fin de l’année 1897, le nombre des malades présentes à la colonie et dans les annexes, était de 457, et le chiffre des malades traitées pendant l’année s'était élevée à 555.
Par suite, l’infirmerie D. devint insuffisante. En
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1898, un 2€ local fut construit en face de la première infirmerie, pour remplir lui aussi le rôle d’infirmerie.
H fut nommé I. R., ou infirmerie Félix Roussel, en l’honneur du conseiller général de la Seine qui, ainsi qu'Emile Deschamps, avait participé à la fondation de la colonie. |
Cette infirmerie peut contenir environ 16 lits et en outre elle est dotée de deux chambres d'isolement.
En 1899, l’infirmerie D. fut agrandie, et un laboratoire y fut annexé.
Enfin en 1900, fut inauguré le De Le Roux, qui se trouve situé au fond du parc et des jardins de la colonie.
Ce pavillon ne fut en réalité prêt à recevoir des malades qu’en 1902. TI est surtout destiné aux pensionnaires impotentes et dont l’état intellectuel trop affaibli s’oppose à leur maintien en placement chez des nourriciers.
En 1901, une salle d’autopsie fut aménagée.
En 1903, une buanderie avec salle de repassage et séchoir, fut installée près de lamphithéâtre.
En 1906, le tout à l’égout et la création d’un champ d'épandage, à 1.500 mètres environ du siège de la colonie, vinrent réaliser le progrès hygiénique indispensable.
Enfin en 1913 furent ouvertes :
19 Une salle de bains comprenant 8 baignoires et des appareils à douches, permettant de donner 80 bains en moyenne par semaine ;
29 Une salle de réunion, où tous les dimanches, un
grand nombre de malades se réunissent pour faire de la musique, prendre une tasse de thé ou de tilleul.
Petit à petit done, la colonie qui avait débuté avec une installation on ne peut plus modeste, se munissait de tous les organes essentiels à une vie propre et autonome. |
Parallèlement les annexes de placements s’étendaient aussi. Après Bussy-Nizerolles, Levet, Ainay, étaient venus en 1901, les centres de Cilly-les-Chemeaux, en 1902 ceux d’Osmery et d’Ourouër-les PBourdelins avec 16 et 13 malades pour commencer. Comme cette dernière annexe est distante de Dun de 20 kilomètres, depuis 1907, un médecin assistant y est attaché. | |
Enfin en 1920 et 1921 de petits noyaux de placements se sont formés à Lantan, Blet-Luceau et Chalivoy-Milon. | :
Le maximum de la population totale de la colonie et de ses annexes a été en décembre 1914, de 1.070.
Mais l’année qui a ou le plus de malades trüitées, c’est-à-dire le plus de mouvement, à été l’année 1931, avec le chiffre de 1.275. 1.213 malades étaient présentes le 24 mai 1932. : |
Les médecins-directeurs qui se sont succédés à la colonie de Dun, ont tous contribué à consolider l'œuvre de M. le Di Marie. Ils ont toujours été secondé par l’administration préfectorale et tout particuhièrement pendant ces dernières années, par M. Paul Fleurot, le rapporteur de la colonie et Conseiller Général du département de la Seine.
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Chaque direction a réalisé un progrès nouveau, une amélioration sensible, et la colonie aujourd’hui marche pourrait-on dire à plein rendement.
Voici la liste des médecins-directeurs et des médecins-chefs qui se sont succédés à la colonie de Dun depuis sa création jusqu’à l’époque actuelle :
Médecins-Directeurs Médecins-Chefs MM. les Docteurs: MM. les Docteurs Marie, Fondateur. AÂMELINE.
PÉCHARMAN. | TRÉNEL.
TRUELLE. CaPpGRaAs.
Ropter. MAssELoN.
PASTUREL. PrivAT DE FoRTUNIÉ.
Micnaro. Damas.
Fouquer.
VINCHON.
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CHANÉS.
Organisation actuelle de la colonie
Son fonctionnement
Ainsi que nous l'avons déjà indiqué, la colonie de
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Dun-sur Auron est principalement réservée aux malades femmes, mais on y compte cependant quelques malades hommes envoyés soit par l’asile agricole de Chezal-Benoît, soit par la colonie familiale d’Ainayle-Château, soit par les asiles de la Seine, pour être employés aux travaux de jardinage, au service d’entretien intérieur, en général, pour venir en aide aux employés des services généraux, dans tous les travaux qui dépassent l’aptitude physique d’une femme, tels que cordonnerie, buanderie, etc...
Actuellement la colonie est en pleine prospérité ; sa
; population globale au 31 décembre 1931 était de 1.153 malades, dont 1.134 femmes et 19 hommes — et en mai 1932 de 1.213 malades.
Cette population d’ahénés n’est pas en totalité à Dun, dans la localité même, mais répartie entre Dun, siège central, et un certain nombre de villages et de hameaux qui en constituent les annexes, se trouvant jusqu’à une distance de 20 kilomètres du siège central. Il est une condition essentielle au bon fonctionnement d’une colonie qui doit conserver son caractère fondamental d’être « familiale », c’est que la population du pays ne doit pas être submergée par les malades, mais bien au contraire, les pensionnaires doivent être noyées dans la population normale, de façon à passer inaperçues à un œil non averti. Le grand avantage du système familial est de soustraire les malades à la vie commune des asiles, et par le contact avec une population saine d’esprit de les mettre le plus possible dans les conditions sociales
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de la vie ordinaire ; cet avantage disparaît lorsque les pensionnaires deviennent trop nombreux dans une même localité, la population débordée, les tient à l'écart, ils deviennent isolés.
C’est pour éviter cet écueil, déjà signalé par M. le DT Truelle, dans son rapport de 1902, que devant l'accroissement progressif des pensionnaires, des annexes ont été créées.
L'ensemble de la colonie comprend aujourd’hui :
Le siège central, situé à Dun même, avec son personnel, ses infirmeries, son pavillon, sa pharmacie, ses services généraux, ses placements au nombre de 268, avec 579 pensionnaires.
L’annexe d’Ourouër-les-Bourdelins, grosse localité : de 1.500 habitants, située à 20 kilomètres de Dun, avec 45 placements et 104 malades.
L’annexe de Nizerolles, à environ 3 kilomètres de Dun, avec 29 placements et 83 malades.
L’annexe d’Osmery, commune de 600 habitants, à 9 kilomètres de Dun, comprenant 29 placements et 74 pensionnaires.
L’annexe de Cilly-les-Chemeaux, à 7 kilomètres de Dun, avec 27 placements et 66 pensionnaires.
L’annexe de Chalivoy, à 14 kilomètres de Dun, avec 25 placements et 64 malades.
Les annexes de Blet — Luceau — Charly, localités distantes de 7 à 10 kilomètres, avec la totalité de 11 placements et 24 malades.
Levet, chef-lieu de canton de 900 habitants, à
Qt 15 kilomètres de Dun, comprenant 12 placements et 27 pensionnaires.
L’annexe de Lantan, avec 8 placements et 24 malades.
Après cette vue d'ensemble sur ce qu’on pourrait appeler l’armature de la colonie, nous allons en étudier le fonctionnement, avec ses services administratifs et généraux, son service médical et la vie des malades eux-mêmes. |
Le personnel, tant administratif que médical, fait partie du cadre du personnel de l’assistance départementale du département de la Seine, et comme tel, est nommé par le Préfet de la Seine. Ceci n’est pas tout à fait vrai pour le médecin-directeur et le médecin-chef, qui font partie du cadre des médecins des asiles départementaux, recrutés par voie de concours; ils sont nommés par le Ministre de l’Intérieur et par le Préfet de la Seine. Ils ne font pas partie du cadre des médecins des Asiles de la Seine. L
Les médecins assistants sont nommés par le Préfet de la Seine, sur proposition du médecin-directeur.
Le personnel des services admimistratifs et généraux comprend :
Un directeur-médecin.
Un 1er Commis principal.
Un commis aux écritures faisant fonction d’économe. Un secrétaire de la direction.
Deux employés aux écritures hors cadre.
Deux commis aux écritures, dont un cadre latéral. Deux préposés au vestiaire et à la lingerie.
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Deux buandières dont une hors-cadre.
Deux jardiniers.
Une cuisinière.
Un cocher.
Un concierge hors-cadre.
Un ouvrier chauffeur électricien et un conducteur d’auto.
Nous n’étudierons pas les fonctions de ces divers agents, qui sont à quelque différence près les mêmes que celles des agents des asiles départementaux, question magistralement étudiée et traitée dans un ouvrage de MM. Raynier et Beaudouin, l’un Inspecteur général des services administratifs, l’autre médecin en chef des asiles de la Seine.
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Les bureaux de la direction, de l’économat, sont situés au rez-de-chaussée d’un corps de bâtiments dont la façade s’étend le long d’une des rues prineipales du pays.
Les locaux des services généraux sont répartis au milieu des Jardins de la colonie, soit isolément, soit installés dans le corps de bâtiment des infirmeries ou du pavillon.
On y rencontre, une lingerie avec atelier de couture, une cordonnerie, une buanderie, des écuries et remises, installées dans des bâtiments transformés à cet effet.
Un service de désinfection est installé auprès de la buanderie.
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La cuisine est attenante au pavillon.
L’approvisionnement d’eau du pays se faisant au
moyen de puits, la colonie a installé une petite usine des eaux, qui fournit en eau toute la colonie. * Le service des bains comprend : une salle d’attente, une salle de huit baignoires, divisées en cabines, closes sur les côtés, avec des rideaux sur le devant, une salle de douches à jet et en pluie, une cabine individuelle, une cabine pour bains médicamenteux ; le service fonctionne de la façon la plus satisfaisante. La moyenne réglementaire est de un bain par mois, mais le nombre n’en est pas limité et les pensionnaires peuvent en prendre à jours fixes, chaque fois qu’elles le désirent. Les bons de bains avec contrôle sont distribués par les surveillants lors de la visite des placements.
Un service de bains a été aussi prévu pour les malades placées dans les annexes les plus éloignées Levet, Ourouër-les-Bourdelins et Osmery, disposent d'installations de bains un peu rudimentaires, mais suffisantes pour la population aliénée. Le nombre des baignoires est de trois pour chacune de ces annexes. Des bains sont donnés à toutes les pensionnaires deux fois par mois à la belle saison, et une fois par mois l'hiver.
Les malades des annexes, qui ne possèdent pas d'installation de bains, sont amenées en voiture automobile à Dun, où elles sont baignées régulièrement.
Une bibliothèque pour les malades, comprenant un très grand nombre de volumes, est tenue par une