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I vérifie soigneusement l'entretien du trousseau et l’état de la literie. Il interroge les pensionnaires, : tout spécialement sur leur alimentation, qu’il vérifie fréquemment à l’heure des repas. Ses observations provoquent de la part du médecin, des visites supplémentaires et inopinées, dans les placements douteux. à
Les visites sont réglées de façon que le médecin puisse voir tous les placements une fois par semaine. Au cours de ces. visites, le médecin examine les malades, les ausculte, et les observe au point de vue psychiatrique. Les médicaments ordonnés, sont pris à la pharmacie de la colonie, soit par la malade elle-même, soit le plus souvent par la nourricière. Mais l’attention du médecin doit porter essentiellement sur la capacité d'adaptation sociale des malades, sur les possibilités de réaction anti-sociale, qu’il doit pouvoir prévenir dans la mesure du possible, afin d'éviter tout incident, tout choc, entre la malade, le nourricier et la population. Cette capacité du médecin, est conditionnée par une connaissance approfondie de ses malades. Le nombre des malades, leur dispersion, n’est pas faite pour lui rendre la besogne aisée ; il n’acquiert cette aptitude que par un travail incessant, et comme nous le disions plus haut, par des visites nombreuses et fréquentes de ses malades.
Là, ne se borne pas son rôle. Les visites des placements sont pour lu, l’occasion de donner aux familles des nourriciers, des notions d’hygiène, de
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soins à donner aux malades, aux aliénés en particulier. Il faut leur apprendre la façon de nettoyer une chambre, de l’aérer, de faire un lit, ranger un trousseau, préparer certains aliments. Il faut leur apprendre à parler aux malades spéciaux qu'ils soignent, leur montrer l’inutilité de la discussion, et les encourager à supporter avec patience les déres les plus fantastiques de leurs pensionnaires et tout cela avec secommandation essentielle de prévenir le médecin au moindre incident.
Ce rôle d’éducateur des nourricières, les médecins le poursuivent en hiver, par une série de conférences, qui sont habituellement suivies avec beaucoup d’assiduité et d'intérêt.
C’est ainsi que peu à peu leur éducation s’est développée, et qu’un certain nombre d’entre elles, habituées depuis leur enfance de voir dans leur famille des malades partager leur vie, peuvent être considérées comme d’excellentes auxiliaires du médecin, de véritables infirmières.
Enfin le médecin, avec toute son autorité, doit encore veiller à ce que les pensionnaires ne soient pas l’objet dans les familles d’une exploitation sous aucune forme, car il est bien entendu que si les nourriciers prennent des pensionnaires, c’est pour en retirer un bénéfice ; il ne faut pas perdre de vue que la colonie reste un mode de traitement des aliénés.et non pas seulement un moyen économique de les assister.
Le rôle du médecin de la colonie familiale est très