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délirantes, qui rendent impossible leur placement chez l’habitant. | ne L’infirmerie D., comprend 12 lits, 2 chambres d'isolement et la salle d'opération. On y place les pensionnaires atteintes d’affections organiques, telles que pneumonie, grippes, cardiopathies, ou bien de
.maladies infectieuses qui ne peuvent être 50 gnées
chez le nourricier.
Le pavillon Le Roux, est aménagé pour recevoir 50 malades environ. Celles qui y sont placées, sont surtout des gâteuses, des malades trop impotentes ou trop affaiblies intellectuellement pour pouvoir rester chez leur nourricière. Il est certain qu’au point de vue économique, il serait préférable de les transférer dans des asiles départementaux ; mais il serait pénible pour les familles de ces malades, de les voir à la fin de leur vie changer d’établissement encore une fois. Elles ont eu pendant des années l’habitude de les visiter, étant sûres de les trouver pourvues de soins, de nourriture et de logements confortables, il serait quelque peu cruel de les priver de cette satisfaction.
L’état sanitaire de la population aliénée reste très satisfaisant. On n’a jamais eu à déplorer d’épidémie grave, meurtrière. Le pourcentage des décès est faible, surtout si l’on considère que la plupart des malades sont âgées. En 1931, sur 55 pensionnaires
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décédées, 46 avaient dépassé 60 ans. Ramenée à la population traitée, la mortalité a été de :
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Calculé par rapport aux journées de présence, le taux de la mortalité devient :
Les sorties sont rares pour cette raison que les ahénées transférées dans les colonies famihales sont, par principe, des chroniques. Elles ne peuvent vivre en liberté que si la famille veut ou peut leur procurer la surveillance et les soins nécessaires.
Treize malades femmes ont été mises en liberté
en 1931.
Les visites des familles aux malades de la colonie ne peuvent pas être très nombreuses : |
19 A cause de l’éloignement et de la grande difficulté des communications avec Paris, où la majorité des malades ont leur famille ;
29 Parce que les pensionnaires, avant leur départ des Asiles, sont choisies parmi les malades qui sont le plus rarement visitées.
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En 1931, 119 malades ont été visitées, la plupart une fois, une seule, privilégiée, a été visitée 5 fois.
Les incidents graves sont extrêmement rares. I y eut en 1951 un suicide par submersion dans l’Auron et une tentative de suicide par submersion dans un puits.
Malgré la grande facilité qui s'offre aux malades, les évasions sont peu fréquentes : 4 au cours de 1931 et 11 tentatives. Ÿ
Parmi les 4 évadées, 2 ont été retrouvées dans leur famille, une est en traitement à l’Asile de Maison- Blanche, on ne possède aucun renseignement sur la dernière.
À cause de leur état mental, quelques malades font des fugues ou s’égarent. Elles rentrent seules ou bien sont ramenées, soit par les nourriciers, soit par le personnel, soit par des étrangers, auxquels on remet une prime.
On a compté 12 fugues et 14 malades égarées au cours de l’année 1931. |
Enfin, pendant cette même année, le nombre des entrées a été de 146, dont 3 hommes et 143 femmes.
Pour terminer, nous résumerons dans un tableau, le mouvement général de la colonie au cours de
l’année 1931.
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MOUVEMENT GÉNÉRAL Te
Hommes Femmes Total Présences au 127 Janvier 1931 ...... 17 A=142 1.129 Entrées pendant l’année ........... 3 143 146 Malades traités,............ 20 42255 1.295 Sorties :
Sorties par amélioration ........... 0 43 43 Réintégration en asile fermé........ 1 49 50 Transfèrements (mesure administra-
LV) SOA ON ANR LAN EN ere — 1 1 Décès par maladie ................ me 29 59 Décès par accident. . .........,... — 1 1 Évasions......, D de CAE SE CTRSE — 2 2
Total des sorties ........... 1 121 422 Présences au 31 décembre 1931 .. ... 19 1.134 1.153
Tel est l’état actuel et le fonctionnement de la Colonie familiale de Dun-sur-Auron. Par le tableau graphique suivant on se rendra compte que depuis sa fondation, elle n’a jmais cessé de prospérer. Ses précurseurs et ses créateurs n’ont pas fait là une œuvre téméraire mais au contraire une œuvre utile et bienfaitrice.
Dans les pages suivantes, nous étudierons la colonie familiale d’Ainay-le-Château. Elle a beaucoup de points communs avec la colonie de Dun. Par ce fait même,son étude sera beaucoup plus succincte.