‹ Les colonies françaises: géographie, histoire, productions, administration et commerceChapitre 192 sur 335 · Dépenses · texte numérisé non relu

Dépenses

lre section. — Dépenses obligatoires.

Personnel.

Délégué au comité des colonies 19,900 fr.

Direction de l'intérieur 97 ,800

Enregistrement, hypothèques, timbre 100,000

Contributions diverses 252,400

Poste aux lettres 35,220

Vérification des poids et mesures 7,600

Douane 2 J 7 ,335

Instruction publique 190,950

Ponts et chaussées 1 ,525

Police générale 40,000

Prisons 43,500

Service des ports 46,780

Divers agents 4S.540

A reporter 1,164,550 fr.

Report 1,164,550 ir.

Pensions 14,055

Frais de perception de l'impôt 129,488

1,318,093 fr.

A déduire pour retenues 6,000

Accessoires delà solde 27,600

Traitement dans les hôpitaux. 46y380

Total du personnel 1,385,974 fr.

Matériel.

Entretien des édifices coloniaux 60,450 fr.

— des routes et cours d'eau 294,160

— des ports et des feux 24,000

Matériel des ports 6,050

— des services financiers 96,105

Loyers et mobiliers divers 24,902

Casernement de la gendarmerie 65,500

Atelier de discipline et prisons 1 00,705

Hospice des aliénés et des lépreux 52,743

Dépenses diverses, arrérages, etc 75,400

Total du matériel 870,015 fr.

Le total des dépenses obligatoires atteint le chiffre 2,350,989 francs.

2e section. — Dépenses facultatives.

Service de l'immigration 4 7,080 fr.

Imprimerie du gouvernement 47,200

Travaux neufs des édifices coloniaux 24,000

— des routes et ouvrages d'art 125,818

Curage du port de la Pointe-à-Pitre 65,000

Loyers, mobiliers, etc 28,300

I Encouragement aux cultures 85,500

Subvention à l'immigration 257,732

— aux hospices 41,000

— à l'enseignement scolaire et professionnel 31,794

Autres subventions 56,700

Secours et indemnités à divers 20,930

Dépenses diverses et imprévues 29,692

Total des dépenses facultatives... 860,740 fr.

3e section. — Dépenses d'ordre et dépenses spéciales.

Restitutions aux communes 132,865 fr.

— à la caisse de réserve 70,0C0

Emploi du contingent fourni par les communes

pour les chemins de grande communication.. 130,000

Total 332,805 fr.

de

Le total général des dépenses (3 sections) s'est donc élevé, en 1864, à 3,544,601 francs.

La Guadeloupe possède deux établissements financiers dont il convient de dire quelques mots : la Banque (Pointe-à-Pitre) et le Crédit foncier colonial (celui-ci substitué à la Société anonyme du Crédit colonial), dont le siège est à Paris.

Les opérations de la Banque, pendant l'exercice 1863-1864, se décomposent ainsi :

Escompte d'effets de commerce 25,408,140 fr. 09 c.

Prêts sur cession de récoltes 4,734,600 43

Opérations sur transfert d'actions 1,208,902 84

— — de rentes 210,300 »

Prêts sur matières d'or et d'argent 131,037 »

— marchandises 99,991 95

Total 31,793,038 fr. 31 c.

Le montant des mandats émis par la Banque sur le Comptoir d'escompte de Paris a été, en 1863-64, de 8,795,759 francs.

Le mouvement général des caisses de la Banque (1863-64), a présenté, dans son ensemble, un chiffre de 43,643,942 francs se décomposant ainsi :

A l'entrée 23,414,942 fr.

A la sortie 20,229,000

Les billets figurent, dans ce mouvement de fonds, pour 39,659,875 francs; le numéraire pour 3,984,067 francs.

La moyenne des billets en circulation (1863-64) a été de 3,449,550* francs.

Masse générale des comptes courants : 104,692,920 francs, dont :

A l'entrée 52,795,497 fr.

A la sortie 51,397,423

Dépenses d'administration : 76,848 francs.

Bénéfices nets : 510,000 francs.

Dividendes : 10 fr. 50 p. 100, ou 52 fr. 50 c. par action.

Le fonds de réserve, après clôture de l'exercice 1863-64, atteignait 1,122,524 francs.

Le Crédit foncier colonial, autorisé par décret du 31 août 1863, a un fonds social de 12 millions, divisés en 24,000 actions de 500 francs chacune.

Son objet consiste :

1° A prêter, à des conditions déterminées, soit à des propriétaires isolément, soit à des réunions de propriétaires, les sommes nécessaires à la construction des sucreries dans les colonies françaises ou au renouvellement et à l'amélioration de l'outillage des sucreries actuellement existantes;

2° A prêter sur hypothèques, aux propriétaires d'immeubles situés dans les mêmes colonies, des sommes remboursables par les emprunteurs, soit à longs termes, au moyen d'annuités comprenant l'amortissement et les frais d'administration, soit à courts termes avec ou sans amortissement;

"3° A acquérir, par voie de cession ou autrement, et à rembourser, avec ou sans subrogation, des créances privilégiées ou hypothécaires;

4° A prêter aux colonies et aux communes dans les colonies, aux mêmes conditions qu'aux particuliers, les sommes qu'elles auraient obtenu l'autorisation d'emprunter, avec ou sans hypothèque;

5° A créer et négocier des obligations pour une valeur égale au montant des prêts.

A la fin d'avril 1864, il avait été formé 65 demandes de prêts (industriels ou fonciers). Sur ce nombre, 27 avaient été admises ; 38 n'avaient pas encore été examinées.

Les demandes admises représentaient une somme de 2,295,500 francs. — Celles à examiner une somme de 1,929,000 francs.

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