Café
La canne à sucre tend de plus en plus à se substituer à la culture du café ; le café avait lui-même supplanté la culture des grains dans la colonie.
Il est indigène. Longtemps on fut sans se douter de ses propriétés. En 1715 seulement, de la Boissière, commandant d’un
navire français, revenant de Moka, ayant apporté à Bourbon des branches et des baies du café d'Arabie, les habitants de File furent tout surpris de reconnaître dans ces baies et ces branches celles d’une plante qui croissait près d’eux. On se réunit en toute hâte, et un conseil provincial décida que le gouverneur de l’île, M. de Parat, serait envoyé en France pour faire part de cet important événément.
Cependant, après un examen minutieux, on constata que le café indigène manquait de cette suavité si recherchée, si agréable dans le moka. On adopta donc, et presque exclusivement la culture de celui-ci.
L’ouragan de 1806 a porté un coup fatal au moka de la Réunion. La canne à sucre lui en a porté un second. L’île ne produira bientôt plus de café.
Dans notre Science populaire , P® année (1863), nous donnons une histoire assez étendue du café, de ses variétés, de ses effets, de sa préparation, etc. — V. aussi l’appendice.