‹ Les colonies françaisesChapitre 128 sur 315 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Armée. — Effectif de la garnison. — Etat-major. — Génie. — Artillerie de marine.— Infanterie de marine. — Disciplinaires des colonies. — Gendarmerie coloniale. — Milice coloniale. — Station maritime.

Les troupes de la garnison et les milices locales composent les seules forces militaires de la colonie.

La garnison a un effectif de 46 officiers et de 1,124 sous-officiers et soldats.

Etat-major.

i lieutenant de vaisseau, attaché à l’état-major général.

1 capitaine d’infanterie de marine, adjudant de place à Saint- Denis.

Génie.

l chef de bataillon, directeur;

1 lieutenant;

3 gardes du génie ;

1 compagnie indigène d’ouvriers du génie (3 officiers, 93 sousofficiers et soldats).

Artillerie de marine.

1 chef d’escadron, directeur ; i sous-chef, ouvrier d’état ;

1 garde d’artillerie de P® classe ;

1 maître armurier ;

1 batterie d’artillerie de marine (4 officiers, 96 sous-officiers et soldats);

1 section de canonniers ouvriers (1 officier, 45 ouvriers).

Infanterie de marine (4® régiment).

1 lieutenant-colonel;

1 chef de bataillon;

1 capitaine d’état-major;

1 capitaine adjudant-major;

1 chirurgien aide-major;

1 lieutenant, officier payeur;

1 sous-lieutenant, chargé de l’habillement;

4 compagnies (3 officiers, H J soldats pour chacune).

Total : 19 officiers, 444 sous-officiers et soldats.

Disciplinaires des colonies.

1 compagnie (5 officiers, 281 sous-officiers et soldats).

Gendarmerie coloniale,

î compagnie (4 officiers, 162 sous-officiers et soldats, dont 90 à cheval, 67 à pied et 5 enfants de troupe).

Milice coloniale.

Deux classes : classe mobile.^ comprenant les habitants valides de 17 à 45 ans; classe sédentaire, comprenant les habitants valides de 45 à 55 ans.

La milice coloniale est sous le commandement’supérieur du gouverneur.

Dans chaque commune, elle obéit à un commandant des milices.

L’infanterie est organisée par compagnies et par bataillons ; la cavalerie par subdivisions d’escadron.

Quelques communes ont des compagnies d’artillerie et de sapeurs-pompiers.

Les peines disciplinaires sont de 50 francs d’amende et de 3 jours d’emprisonnement au plus.

Des indemnités de déplacement sont accordées aux hommes de la milice, quand les déplacements ont lieu en dehors des prescriptions réglementaires : 15 francs pour les officiers supérieurs;

LA RÉUNION

10 francs pour les capitaines; 6 francs pour les lieutenants et sous-lieutenants ; 2 francs pour les sous-offlciers 'et soldats.

Station maritime,

La Réunion, centre de la division navale des côtes orientales d’Afrique, a une station locale qui se compose de trois bâtiments de l’État. Ces bâtiments sont armés de deux canons chacun.

Page 1