CHAPITRE II
Étendue. — Configuration. — Cours d’eau. — Montagnes. — Eaux thermales. — Sol. — Forêts. — Ports, etc. — Caps. — Phares, feux. — Villes. — Division territoriale. — Dépendances: Marie-Galante; les Saintes; la Désirade ; île Saint-Martin.
Fa Guadeloupe est divisée en deux parties par un petit détroit, auquel on donne le nom de Rivière-Salée. F’une de ces parties constitue la Guadeloupe proprement dite ; sa superficie est de 94,631 hectares.
F’autre partie de l’île, à l’est de la Rivière-Salée, a une superficie de 65,631 hectares. On l’appelle la Grande-Terre.
Fa Grande-Terre n’a pas de montagnes ; il n’y a que des collines dont la plus élevée n’excède pas 35 mètres. Fa Guadeloupe, au contraire, est sillonnée par une chaîne de montagnes volcaniques couvertes de bois, et dont la hauteur moyenne est de 1,000 mètres ; la Soufrière a 1,484 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Fa Guadeloupe compte une cinquantaine de ruisseaux et dixsept rivières. Deux sont navigables, la Goyave et la Fézarde. Fa Rivière-Salée ne l’est pas pour des bâtiments d’un fort tonnage. — Fa Grande-Terre n’a que des ruisseaux.
Fes eaux thermales sont nombreuses. Fes unes sont sulfu-
reuses, les autres ferrugineuses ; toutes se trouvent à la Guadeloupe, la plupart dans les montagnes.
Le sol de la Guadeloupe et celui de la Grande-Terre sont bons. Celui de la première a un fond d’argile, celui de la seconde un fond calcaire.
On n’utilise que le littoral et les pentes des premiers mornes.
On ne cultive plus la canne à sucre au-dessus de 400 mètres ; au-dessus, jusqu’à 800 mètres, on cultive les caféiers ; puis viennent les forêts.
Quelques plaines, à Sainte-Rose, au Lamentin, à la Capesterre, formées d’alluvions, sont très-fertiles.
L’étendue des forêts est de 35 kilomètres ; c’est environ le cinquième de la superficie de la Guadeloupe. La Grande-Terre n’a pas de forêts.
Principaux mouillages : celui de la Basse-Terre, qui offre un bon ancrage, celui de l’Anse-à-la-Barque et de la baie Deshayes, qui peuvent abriter de grands bâtiments, même des navires de guerre, celui de la baie Mahault, d’un accès difficile et environné d’écueils, — à la Guadeloupe, à la Grande-Terre, celui de la Pointe-à-Pître, sont des plus beaux, des plus commodes et des plus sûrs des Antilles, pouvant contenir des vaisseaux de tout ordre ; celui du Moule, port excellent, mais dont l’entrée est difficile.
Notons, parmi les caps, ceux de la Pointe -des-Châteaux, de la Pointe de la Grande-Vigie (Grande-Terre), et de la Pointe-à- Launay (Guadeloupe).
Un phare est établi à l’extrémité E. de la Terre-de-Bas, îlot de la Petite-Terre ; il a une portée de 45 milles. Cinq feux, en outre, éclairent les côtes, savoir : un, à l’entrée du port de la Basse-Terre, un sur l’îlot Mouroux, à l’entrée de la rade de la Pointe-à-Pître, un à l’entrée du Moule, un sur l’îlot à Gosier, enfin un autre à l’entrée du port du Grand-Bourg (île Marie- Galante).
La Basse-Terre (Guadeloupe) est le chef-lieu de la colonie et a une population de 9,480 âmes, garnison non comprise. Elle est le siège du gouvernement et d’un évêché.
La Pointe-à-Pître (Grande-Terre), détruite le 8 février 4843 par un tremblement de terre, a aujourd’hui 15,172 âmes. C’est le chef-lieu commercial de la colonie.
Le Moule (Grande-Terre), a 8,047 habitants. C’est une petite ville fort agréablement située.
La colonie forme :
3 arrondissements ;
10 cantons ;
32 communes.