CHAPITRE III
Température. — Climat. — Hygrométrie. — Pluies. — Saisons. — Vents. —
Marées. — Tremblements de terre. — Population. — Stalisüque. — Population maritime. — Immigrants.
De juin à septembre, la chaleur est grande à la Guadeloupe. Le thermomètre, à l’ombre, marque souvent 30 et 32°. La température moyenne n’est que de 26° cent. — De décembre à mars, on tombe à 20 et 22°. Deux brises soufflant régulièrement, l’une le jour, l’autre la nuit, modèrent la chaleur.
L’humidité est considérable. L’hygromètre ne descend pas audessous de 61°, et ne marque pas au delà de 97°.
La moyenne annuelle de la quantité de pluie est de 2 mètres 19 sur le bord de la mer, mais elle est plus considérable dans les montagnes. Ce sont les mois les plus chauds qui donnent la plus grande quantité de pluie.
Deux saisons seulement : de décembre à mai, et de juin à novembre. L’hivernage commence à la mi-juillet et finit à la mi-octobre.
Les jours les plus courts durent 11 heures 14 minutes; les plus longs durent 12 heures 56 minutes.
Les vents dominants sont ceux de l’E., du N. et du S. Les vents d’Est, ou vents alizés, ont donné lieu aux expressions au vent et sous le vent, désignant, aux Antilles et ailleurs, l’orient et l’occident.
La plus haute marée n’est guère que de 80 centimètres, aux équinoxes. Aux solstices, elle est inférieure à 40 centimètres. Pendant l’hivernage, les ras de marée sont fréquents.
il en est de même des tremblements de terre ; chacun se rappelle en frémissant celui de 1843 qui détruisit en grande partie la Pointe-à-Pître.
En 1863, la population de la Guadeloupe et dépendances, s’élevait à 138,501 âmes, ainsi répartis :
Guadeloupe 118,867
Les Saintes 1,537
La Désirade 1,864
Marie-Galante 13,071
Saint-Martin 3, 1 62
En 1862, on a constaté les mouvements suivants dans la po pulation ;
Naissances 4,093
Décès 3,902
Mariages 505
Ainsi : 1 décès sur 3o individus, 1 mariage sur 274, 1 naissance sur 33.
On comptait, à la fin de 1863, 4,084 individus faisant partie de l’inscription maritime, savoir :
Maîtres au cabotage 100
Matelots 2,163
Apprentis et novices 1,047
Mousses... 168
Ouvriers 219
Hors de service 387
Après raffranchissement des esclaves, en 1848, la situation de la Guadeloupe fut étrangement compromise. Des 78,000 esclaves occupés sur les habitations rurales, un petit nombre resta au travail. La production sucrière tomba brusquement de 38 millions de kilog. (1847), à 20 millions (1848), puis à 17 millions (1849). Nécessité fut de recourir à l’immigration étrangère. Une caisse d’immigration fut constituée et l’on introduisit successivement à la Guadeloupe, comme à la Martinique, des Chinois, des Indiens, des Africains.
En 1864, on comptait à la Guadeloupe :
Indiens 9,389
Africains 4,031
Chinois 112
Des personnes très-compétentes ont résumé ainsi le mérite de ces diverses races de travailleurs :
Indiens,
Leur travail est bon, mais coûteux.
Africains,
Bon travail, et le plus économique de tous.
Chinois.
Bons travailleurs à l’état d’isolement ; bons domestiques, gabariers, gardiens .