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Hectares cultivés 23,502
Sucre 30,722,041 kil.
Sirops et mélasses 5,338,088 lit.
Tafia 2,857,056 —
Hectares cultivés 22,998
Sucre 33,788,488 kil.
Sirops et mélasses 4,802,036 lit.
Tafia 2,013,889 —
Hectares cultivés 15,335
Sucre 13,719,918 kil.
Sirops et mélasses 2,526,224 lit.
Tafia * 630,783 —
Hectares cultivés 14,491
Sucre 27,772,239 kil.
Sirops et mélasses 3,584,224 lit.
Tafia 2,766,786 —
Hectares cultivés 17,892
Sucre 32,903,019 kil.
Sirops et mélasses 1,086,258 lit.
Tafia 3,877,930 —
Hectares cultivés 17,968
Sucre 31,219,226 kil.
Siropset mélasses 1,724,717 lit.
Tafia 3,664,809 —
Hectares cultivés 18,656
Sucre 35,643,069 kil.
Sirops et mélasses 1,982,069 lit.
Tafia 4,703,039 —
Hectares cultivés 18,333
Sucre 34,688,64] kil.
Sirops et mélasses l,S4i,720 lit.
Taûa 2,767,080 —
Le produit des terres cultivées en cannes varie considérablement, disent les Notices de la marine^ selon le plus ou moins de fertilité du sol, et surtout selon les conditions atmosphériques.
Les années pluvieuses sont toujours les plus abondantes.
Le rapport annuel d’un hectare est, en moyenne^ de 1,800 à 2,000 kilogrammes.
La récolte de la canne a lieu du mois de février au mois de juin ; une faible partie de la récolte se fait aussi à l’arrière-saison, en octobre et en novembre.
Depuis 1730, date de son introduction à la Guadeloupe, la culture du café a, tour à tour, été en progrès et en décadence. En 1860, il n’y avait plus que 1,591 hectares cultivés, au lieu de 8,174, comme en 1790. En 1863, la culture a atteint le chiffre de 1,950 hectares.
Le caféier est un arbuste délicat, qui croît dans les mornes et dans les terrains à pente rapide. Il ne donne son fruit qu’au bout de trois ans, et n’est en plein rapport qu’à la cinquième ou à la sixième année. La récolte commence en août et finit ordinairement à la fin de décembre. Dans les terrains qui sont à une élévation de 500 et 600 mètres au-dessus du niveau de la mer, la récolte commence un mois plus tard et se prolonge quelquefois jusqu’en mars.
Le produit annuel d’un hectare de terre planté en caféiers est, en moyenne, de 600 kilogrammes de café nettoyé et bon à livrer à la vente.
Le coton longue-soie est indigène aux Antilles. En 1789, on cultivait 8,878 hectares; en 1860, 316 hectares seulement. En 1863, on est remonté au chiffre de 678.
Le produit annuel d’un hectare de terre ensemencé en coton (avec 2 mètres entre deux pieds) est évalué à 250 kilogrammes.
On récolte de mars à juin.
Le prix du kilogramme de coton, récolté à la Guadeloupe, varie entre 3 et 10 francs.
On sait l’origine du coton longue-soie, dit Sea-Island, de la Caroline du Sud (États-Unis); il a été importé par quelques émigrants de Bahama qui avaient, en passant, pris des semences à la Guadeloupe.
Le cacaoyer est rare et peu cultivé. Il commence à produire à six ans, et n’est en plein rapport qu’à huit ans.
Deux récoltes par an : en avril et mai, en octobre et novembre.
On peut planter 950 cacaoyers par hectare. Produit : 500 à 570 kilogrammes.
La Guadeloupe n’a plus aujourd’hui que fort peu de plantes à épices. On cultive pourtant encore un peu le giroflier et le vanillon (sorte de vanille inférieure).
Le cassier ou canéficier, qui produit la casse officinale, est très-commun.
Le tabac, comme le coton, est une culture fort déchue. Toutefois, les. encouragements de l’administration tendent à lui rendre quelque vigueur.
Le rocouyer, arbrisseau de l’Amérique du Sud, après avoir été très-cultivé, est à peu près abandonné.
A la Guadeloupe et dépendances, on cultive, sous le nom de vivres du pays, un certain nombre de plantes telles que le manioc, la patate, l’igname, la banane, le couscous, le malanga, le toloman, le madère, le maïs, les pois.
La racine du manioc fournit une farine substantielle et rafraîchissante. C’est le principal aliment des noirs.
Un hectare de manioc donne 3,120 litres de farine et 120 litres de moussache, sorte de fécule très-belle qu’on emploie pour amidonner.
L’igname, la patate, le couscous, le malanga, sont des racines. On les mange bouillies, rôties, cuites au four.
Le madère et le toloman sont des plantes à tubercules. On en fait une fécule.
La banane, fruit du bananier, se mange crue ou cuite.
L’arbre à pain, très-commun, offre, deux fois par an, des fruits comestibles, ressource précieuse pour le pauvre.
On cultive deux espèces de céréales : le riz de Malanga et le mais; quelques légumes : haricots rouges et blancs, plusieurs espèces de pois.
On ne cultive, dans toute la colonie, qu’un seul fourrage, l’herbe de Guinée.
Par un arrêté local en date du 3 novembre 1852, il a été établi trois chambres d’agriculture et des arts et manufactures agricoles.
Le siège de ces chambres est à la Gapesterre (pour la Guadeloupe), au Moule (pour la Grande-Terre), au Grand-Bourg (pour Marie-Galante et autres dépendances). — Chaque chambre se compose de six membres, présidés ou par le directeur de l’intérieur ou par le maire de la commune où siège la chambre.
Un arrêté du gouverneur en date du 16 janvier 1852 a autorisé une société, dite Société d’agriculture de la Pointe-à-Pitre. — Elle se compose de 100 membres titulaires. — La présidence d’honneur appartient au gouverneur.
Dans les communes du district sous le vent, du canton de la Basse-Terre, etc., on compte plusieurs comices agricoles, dépendant de la Société d’agriculture.