CHAPITRE VII
Industrie. — Sucre. — Guildiveries (distilleries). — Liqueurs. — Alcools. — Confiseries. — Vins d’ananas, d’oranges. — Conserves d’ananas. — Tanneries. — Chaufourneries. — Poteries. — Salines. — Pêche. — Marine locale. — Commerce.— Régime commercial. — Importations. — Exportations. — Objets importés. — Objets exportés. — Entrepôts. — Mouvement de la navigation. — Douanes. — Service postal.
L’industrie de la Guadeloupe est, comme celle de la Martinique, principalement sucrière. En 1864, le nombre des grandes usines centrales était monté à 20; quelques-unes, pourvues des appareils les plus perfectionnés, pouvaient produire 2 et même 3,000 barriques (de 500 k.) de sucre par an.
Le rendement, grâce aux perfectionnements introduits, atteint aujourd’hui 8, 9 et même 10 pour 100. C’est la moitié de ce que contient en principes saccharins, d’après les chimistes, la canne à sucre.
Chaque sucrerie possède une guildiverie (distillerie). On y convertit les vesous et les mélasses en rhums et en tafias.
On applle rhum, le produit de la distillation du vesou (suc liquide extrait de la canne), et tafia, le produit de la distillation
des mélasses écoulées du sucre. — Le tafia coloré et de qualité supérieure prend également le nom de rhum.
On emploie une faible partie de ces alcools à confectionner des liqueurs, entre autres des crèmes de sapotes et de magnolia.
Aux fabriques de liqueurs on joint en général une fabrication de confiseries, de vins d’ananas, d’oranges, de conserves d’ananas.
On remarque ensuite dans la colonie des tanneries, des cbaufourneries , des poteries. Mais leur importance est très-secondaire.
Les salines établies récemment dans la dépendance de Saint- Martin ont, en 1863, produit 3,600,000 kil. de sel.
La pêche à laquelle on se livre sur les côtes de l’île a tous ses produits absorbés par la consommation locale.
En 1864, la marine de l’île se composait ainsi :
28 goélettes employées au cabotage ;
27 bateaux ;
2,013 embarcations diverses; sur ce nombre, la pêche en occupait 1,128.
Le régime commercial de la Martinique est aussi celui de la Guadeloupe. Les dispositions de la loi du 3 juillet 1861 lui sont également applicables. La Guadeloupe est libre d’exporter ses produits à l’étranger et de recevoir les marchandises étrangères sous tout pavillon. D’après le décret du 6 octobre 1862, la franchise douanière est accordée aux produits exportés de France aux colonies, fabriqués avec les marchandises étrangères admises temporairement en France.
La partie française de l’île Saint-Martin, dépendance, a son régime commercial plus libéral encore. Liberté absolue, sauf pour l’entrée des armes et munitions de guerre, qui est interdite. Droits de sortie seulement sur les sucres, la mélasse et l’eau-de-vie de mélasse.
Les ports ouverts au commerce français et étranger, sont ceux de la Pointe-à-Pitre, de la Basse-Terre, du Moule et du Port-Louis (Guadeloupe); du Grand-Bourg (Marie-Galante) ; du Marigot (île Saint-Martin).
Les Tableaux du commerce général de la France présentent le tableau suivant du commerce de la colonie avec la métropole de 1818 à 1862.
Importations de marchandises françaises
Exportations en France
Total
Importations
Exportations
Total
Importations
Exportations
Total
Importations
Exportations
Total
Importations
Exportations
Total
Importations
Exportations
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Importations
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Importations
Exportations
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Importations
Exportations
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Importations
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