RÉCAPITULATION
A Ventrée.
Nombre des navires français
Tonnage
Équipage
Nombre des navires étrangers
A la sortie.
Nombre des navires français
Tonnage
SO
lî
ÉTABLISSEMENTS DANS L’INDE. 51 f
Équipage... 2,24 i
Nombre des navires étrangers 464
Le service de la correspondance postale échangée entre la France et nos établissements de l’Inde, est centralisé dans des bureaux établis à Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé.
Le service de la poste anglaise pour les lettres expédiées à Tintérieur de l’Inde est dirigé par un agent du gouvernement anglais .
Dès l’ouverture des lignes de bateaux à vapeur britanniques entre l’Inde et Suez, en 1839, nos établissements ont pu communiquer avec la métropole par la voie de Suez. Mais ce mode de transport des lettres n’a été réglementé pour la première fois que par un décret du 22 juin 1853, rendu à la suite de l’organisation de la compagnie péninsulaire et orientale, en 1852.
Aujourd’hui, les conditions d’échange des lettres, des imprimés et des journaux transportés par paquebots anglais, sont réglées par les décrets des 26 novembre 1856 et 10 octobre 1859. Mais ces dispositions ont été modifiées par un décret du 7 septembre 1863, qui a été rendu exécutoire à partir du janvier 1864.
Taxes.
Lettres affranchies, par 10 gr 0 fr. 70 c.
Lettres non affr., — 0 80
Lettres chargées, — 1 40
Imprimés, par 40 gr 0 18
La Compagnie péninsulaire et orientale a quatre services mensuels pour l’Inde : deux sont dirigés sur Bombay et deux sur Calcutta.
Pour le service de Bombay, les paquebots partant de Marseille les 5 et 20 de chaque mois, arrivent à Alexandrie les 11 et 26. Les départs de Suez ont lieu les 12 et 27, et les arrivées à Bombay les 26 et 10.
Pour le service de Calcutta, les départs de Marseille ont lieu les 12 et 28, et les arrivées à Alexandrie les 18 et les 4. Les paquebots quittent Suez les 19 et 4, et arrivent à Calcutta les 29 et 13.
Les lettres pour Pondichéry transportées parla voie de Bombay sont expédiées à destination, soit par le chemin de fer qui traverse une partie de la presqu’île de l’Indoustan, soit par des cou-
reurs indiens. Celles qui sont transportées par la voie de Calcutta sont déposées à Madras, au passage du paquebot, et de là transmises à Pondichéry. Le parcours sur le territoire britannique de rinde est soumis à une taxe spéciale de 10 centimes par lettre et de 6 centimes par imprimé. C’est là ce qui explique la surtaxe portant sur la correspondance pour l’Inde comparée à la taxe des autres colonies françaises.
Vrix du passage de Marseille à Pondichénj .
Cabine réservée à deux lits (250 liv. st.) 6,475 fr.
Cabine à plusieurs lits (100 liv. st.) 2,500
En outre, on a à payer les frais de transit en chemin de fer entre Alexandrie et Suez :
Jre classe '(7 liv. st.) 175 fr.
2e classe (3 liv. st. 10 sh.) 86
L’ouverture de la ligne française de l’Indo-Chine qui a eu lieu au mois d’octobre 1862, permet d’ajouter un cinquième service pour les communications rapides entre la France et ses établissements de l’Inde.
La compagnie des services maritimes de messageries impériales, adjudicataire de cette ligne par suite d’une convention qui a été approuvée par la loi du 3 juillet 1861, a établi à Pointe-de-Galles (île de Ceylan) un service annexe, s’embranchant sur la ligne principale de Suez à Saïgon, et chargé de desservir Pondichéry, Madras et Calcutta.
Les paquebots de cette Compagnie partent de Marseille le 19 de chaque mois, à 2 heures du soir, et arrivent à Alexandrie le 26. Ceux qui partent de Suez le 27 touchent à Pointe-de-Galles le 13 du mois suivant, et le 15 à Pondichéry. Pour le retour, le départ de Pondichéry a lieu le 7, l’arrivée à Pointe-de-Galles le 10, à Alexandrie le 29, et à Marseille le 5 du mois suivant. C’est donc un trajet de 28 jours en moyenne .
Prix du passage de Marseille à Pondichéry.
(Messageries impériales.)
Cabine entière pour une personne 5,000 fr.
Cabine à deux couchettes, pont supérieur à l’arrière. 3,i25
Cabine à plus de deux couchettes, à l’arrière 2,500
Cabines à l’avant 2,250
On a, en outre, à payer le prix du transit égyptien. — Les pas
sagers du gouvernement, par suite d’une convention avec le viceroi, ne payent que 81 fr. 40 c. pour les premières classes et 53 fr. 40 c. pour les secondes classes.
Pour se rendre à Mahé, Yanaon et Karikal, on doit débarquer ' à Pondichéry ; pour se rendre à Chandernagor, on doit prendre le paquebot jusqu’à Calcutta.
Les conditions d’échange des correspondances par la voie française ont été réglées par le décret du 22 octobre 1862 et, à partir du 1®’’ janvier 1864, par le décret du 7 septembre 1863.
Voici la taxe d’après ce dernier décret :
Lettres affranchies, par 10 gr 0 fr. CO c.
Lettres non affr., — 0 70
Lettres chargées , — 1 20
Imprimés, par 40 gr 0 18
Pour les lettres des militaires et des marins, on perçoit une taxe de 20 c. par 7 grammes et demi, quand elles sont affranchies, et de 30 c. en cas de non-affranchissement. — La correspondance est exemptée de toute taxe.
On se sert dans l’Inde française, comme dans les autres colonies, de timbres-poste coloniaux.
En dehors de la voie rapide, des communications sont établies avec nos établissements de l’Inde par les navires à voiles qui doublent le cap de Bonne-Espérance.
La moyenne de la traversée est d’environ 100 jours de France dansl’Inde, et de 120 jours de la colonie en France. — Le prix du passage, calculé d’après cette moyenne, est en général de 1,500 fr. pour l’aller, et de 2,000 fr. pour le retour.
Le prix des lettres expédiées par cette voie est de 30 c. pour 10 gr. lorsqu’elles sont affranchies, et dans le cas contraire de 40 c. Sur le produit de cette taxe, 10 c. par lettre sont payés au capitaine du navire qui a effectué le transport.
Un bureau du télégraphe électrique anglais, dont les lignes aboutissent aux points les plus reculés de la péninsule, est établi à Pondichéry. (Extrait des Notices^ etc.)