XXIII. Chasse., pêche et cueillettes
La faune algérienne est riche. Outre le lion, la panthère, la hyène et quelques autres espèces que la civilisation éloigne de plus en plus chaque jour, on trouve partout du gibier.
Toutefois l’autruche devient rare. — C’est pour parer à sa disparition prochaine que des essais ont été tentés pour la domestiquer. Le jardin d’acclimatation d’Alger, celui de Marseille, un autre établissement privé en Italie, possèdent aujourd’hui plusieurs générations d’autruches nées en domesticité.
L’autruche, outre ses plumes, donne 50 œufs par an. Le poids moyen de chacun est de 1 kilogramme 565 grammes ; soit 78 kilogrammes 250 grammes pour l’ensemble ; ce qui représente à peu près 1,200 œufs de poule d’Espagne. Leur goût est moins délicat peut-être, mais ils sont très-mangeables.
Les rivières d’Algérie sont peu poissonneuses. Mais sur les côtes de la Méditerranée on trouve le thon, la sardine, l’anchois, etc. Dans les lacs, on recueille des sangsues d’une réputation égale à celle des sangsues bordelaises. Le corail se rencontre surtout sur les côtes de l’Algérie, aux environs de la Galle ; il y forme des forêts de 30 à 200 mètres de fond.
Il existe en Algérie un nombre assez considérable de bois résineux, cèdre, pin d’Alger, genévrier, qui se rencontrent, soit à l’état de forêts, soit disséminés au milieu des autres essences. Les massifs les plus importants sont ceux de la province d’Alger.