XXIV. Produits agricoles de facile conservation
1° Coton. Le cotonnier donne en Algérie des rendements satisfaisants ; ils sont de 8 à 10 quintaux bruts à l’hectare, souvent plus. Quelques planteurs ont retiré jusqu’à 18 quintaux.
2° Lin. On estime la récolte en tiges de lin à 50 quintaux, en moyenne, par hectare ; le rendement en graines est de 7 quintaux.
3° Autres matières textiles. Ce sont Yabutilon indicum^ dont on peut extraire, au bout de trois mois de culture, 20 à 22 quintaux de filasse à l’hectare ; le corite textile ; Fagave d’Amérique et du Mexique, l’agave fétide, le bananier, le chanvre, l’alfa, etc.
4° Laine, On évalue à 15 millions de kilogrammes en moyenne le chiffre total de la production de la laine par an. Sur cette quantité, 7 à 8 millions sont exportés, surtout en France. — Les 100 kilogrammes en suint valent aujourd’hui, en moyenne, 140 fr.
5° Cocons devers à soie. — Avenir assuré.
6® Plantes oléagineuses : lin, colza, ricin, olivier, arachide, cameline, carthame, hélianthe, pavot, sésame, navette, etc.
7® Cire et miel. Produits de qualité supérieure.
8® Tabac. La production annuelle varie entre 8 et 10 millions de kilogrammes.
9® Matières tannantes : différentes variétés de chênes, sumac thezera, teggaout, pyrèthre, lentisque, tocezala, garou, aubépine, écorce de grenade, etc.
10® Matières tinctoriales : curcuma, garance sauvage {foua), écorce de grenade sauvage, chebouba, écorce d’aubépine, kermès du quercus coccifer. On cultive, en outre, la garance, le carthame, le nopal à cochenille, l’indigotier, le henné.
11® Fourrages. Les prairies naturelles de l’Algérie sont d’une richesse et d’une beauté incomparables. Chaque année on exporte sur différents ports de la Méditerranée plusieurs centaines de milliers de quintaux de fourrages.
XXy. Eaux minérales et thermales.
Elles sont nombreuses dans les trois provinces.
Les plantes médicinales le sont davantage encore. Le pavot à opium a toutes les qualités des meilleures espèces de l’Inde et de Smyrne. On vient de tenter au jardin d’acclimatation d’Alger, dirigé par le savant M. Hardy, l’introduction du quinquina.
XX YI. Cuirs et peaux.
Le nombre des cuirs entrant chaque année dans la fabrication est considérable. On l’évalue pour Constantine seulement à 20,000 peaux de bœufs, 6,000 peaux de veaux, 80,000 peaux de moutons et 100,000 peaux de chèvres. Les prix de ces cuirs suivent les prix des marchés de France.
APPENDICE