XXXI. Boissons fermentées
Dès les débuts de la colonisation, les Européens introduisirent des plants de vigne tirés de France. Auparavant, on ne faisait pas de vin en Algérie ; on mangeait simplement le délicieux raisin des treilles (le Koran, comme on sait, interdit l’usage du vin). Aujourd’hui, il en est autrement. En 1865, les plantations de vignes embrassaient 10,897 hectares. Sur ces étendues, 3,000 hectares environ appartenaient à des cultivateurs indigènes dont la récolte a été consommée en grappes. Les Européens ont produit à peu près 70,000 hectolitres de vin, dont 12,000 hectolitres de vin blanc.
La distillation a suivi aussi une marche ascendante. Après les alcools de raisin viennent les alcools de sorgho, de caroube, de jujube, de figues douces, de figues de Barbarie, etc.
Cette abondance de végétaux sucrés permet de préparer des liqueurs d’un goût parfait. L’exposition de 1867 1 a prouvé surabondamment.