C. PROVINCE DE CONSTANTINE
Blé tendre
Blé dur. Superficie cultivée 411,386 hectares.
— - Quantité récoltée 2,311,300 hectolitres.
Seigle
Orge. Superficie cultivée 461,548 hectares.
— Quantité récoltée 4,084,031 hectolitres.
Avoine
Mais. Superficie cultivée 3,077 hectares
— Quantité récoltée 22,900 hectolitres.
Fèves. Superficie cultivée 14,337 hectares.
— Quantité récoltée 122,672 hectolitres.
Sorgho. Superficie cultivée 20,871 hectares.
— Quantité récoltée 147,281 hcs^olitres.
Légumineuses 1,560 heclait.;..
Plantes-racines 279 —
Dans les trois pro'vinces, il s’est produit, en 1864, un mouvement agricole, consistant bien plus dans une tendance à l’extension des cultures que dans l’amélioration des procédés employés. Ces procédés sont, à peu d’exceptions près, les mêmes qu’avant la conquête.
Ce n’est que sur un assez petit nombre de points, principalement dans les tribus voisines de Bône et de Guelma, que des indigènes ont commencé à abandonner les anciens usages, entrepris des cultures nouvelles, telles que celles du coton, du tabac, de la pomme de terre, et fait des plantations d’arbres fruitiers.
Cependant certains progrès ont été réalisés.
D’ailleurs le sénatus- consulte du 22 avril 4863 a ouvert aux Arabes une ère nouvelle. Ils avaient jusqu’ici pu avoir quelque inquiétude sur l’avenir que leur réservaient les mesures de cantonnement, mesures qui, à diverses époques, les ont vive-
ment préoccupés. Menacés de se voir retirer une partie des terres sur lesquelles ils avaient vécu jusqu’à ce jour, ils avaient dû peu s’adonner à des travaux pouvant les rendre plus fertiles et plus riches.
Aujourd’hui, la position est changée. L’exécution du sénatusconsulte assure aux membres des douars qu’elle constitue, et dont elle fera plus tard une véritable commune, des droits inviolables sur le sol. Les biens domaniaux, les terrains communaux, se séparent nettement des parcelles de labour, dont chaque membre du douar est en possession. La propriété mëlk, trop souvent contestée, s’affirme, et c’est là une des premières conditions à satisfaire pour arriver à de réels progrès agricoles.
Une ferme-école pour les indigènes a été installée, en 1864, à Aïn-Ouarât (province de Gonstantine). On en attend de bons résultats.
En pays Kabyle, la fabrication des huiles n’est pas demeurée stationnaire. Des indigènes ont vendu leurs olives à des fabricants européens et d’autres ont monté des moulins d’après les méthodes modernes.