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Gréer sur la lisière du Tell des tribus makhzen

5. Réduire peu à peu l’effectif de l’armée à 50,000 hommes et créer des colonnes mobiles montées de i,800 hommes.

6. Apporter la plus grande attention dans le choix des chefs des divisions militaires et des bureaux arabes. Éviter les mutations fréquentes parmi les chefs de ces bureaux, et les maintenir au poste aussi longtemps que le permet l’intérêt de leur carrière militaire. N’appeler comme chefs de bureau que des capitaines ; admettre dans ce service les officiers des armes spéciales ; les réduire à n’ôtre que les officiers d’état-major des commandants de subdivision. Recommander expressément de ménager en toute circonstance l’amour-propre des chefs arabes, et laisser à ces derniers les commandements lorsqu’on réunit les go U ms.

7. Organiser la milice européenne en exemptant les jeunes gens tombés au sort, du service en France, et les placer dans la réserve en Algérie, suivant les règles établies pour la constitution de la réserve dans la métropole.

8. Augmenter l’effectif et le nombre des bataillons de turcos, et retrancher, en France, une compagnie par régiment d’infanterie. Chaque rengagement de turcos compenserait une exonération en France.

9. Améliorer les smalas de spahis, créer un régiment de marche et former un corps spécial pour les bureaux arabes.

10. Simplifier le système des fortifications et des servitudes.

Enfin, le quatrième chapitre, qui a pour titre ; Résumé, est ainsi conçu :

D’après ce qui précède, j’aime mieux, vous le voyez, utiliser la bravoure des Arabes que de pressurer leur pauvreté, — rendre les colons riches et prospères, que d’importer à grands frais des émigrants étrangers, — maintenir nos soldais dans des positions salubres, que de les exposer au climat dévorant du désert. En réalisant ce programme, nous obtiendrons, je l’espère, l’apaisement des passions et la satisfaction des intérêts. L’Algérie ne sera plus pour nous, comme je l’ai dit en commençant, un fardeau, mais un nouvel élément de force. Les Arabes, contenus et réconciliés, nous donneront ce qu’ils peuvent nous donner de mieux, des soldats; et la colonie, devenue florissante par le développement de ses richesses territoriales, créera un mouvement commercial éminemment favorable à la métropole.

Votre expérience et vos lumières, monsieur le maréchal, me sont un sûr garant du zèle que vous mettrez à réaliser tout ce qui peut concourir au bien de l’Algérie.

ALGERIE

Sur ce, je prie Dieu, monsieur le maréchal, qu’il vous ait en sa sainte garde.

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