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INDES FRANÇAISES

A côté du Sénégal-Soudan, à l’Ouest et toujours en bordure du quai Debilly, s’élevaient les diverses constructions des Indes françaises, édifiées par M. Bertone, architecte.

Ces bâtiments furent également construits en bois de charpente avec remplissages intermédiaires en plâtras cl plâtre et enduit extérieur en plâtre.

Le zinc fut employé pour la couverture.

Le Palais officiel, intéressante reconstitution d ’une pagode hindoue, était recouvert de nombreux staffs et moulages indigènes.

2 2° TUNISIE

A l’angle du boulevard Delessert et de l’allée centrale ouest du jardin et jusqu’au quai Debilly s’élevait la série de palais dont se composait l’exposition de la Tunisie. — M. Saladin, architecte.

Le terrain, très mauvais à cet endroit, nécessita des fondations spéciales : elles furent constituées au moyen de traverses en bois de om. 8o de longueur noyées dans une maçonnerie de moellons et réunies par un chaînage en fer.

Les parties en élévation furent édifiées en bois de charpente hourdis en plâtras et plâtre.

Les bâtiments furent couverts en zinc, en terrasse système Haeusler — en tuiles émaillées pour une coupole en plâtre sur roseaux système Fabre pour les autres cou-

NOS COLONIES

L’ensemble de la décoration des bâtiments donnait une image gaie et exacte de l’art tunisien. Elle fut obtenue au moyen de moulages exécutés à Tunis et envoyés spécialement pour l’Exposition.

Les boiseries sculptées de deux boutiques furent également laites dans le pays par des artistes indigènes.

Cette partie de mon rapport ne vise que les différents procédés de construction et les matériaux employés.

La description intérieure des palais et pavillons fera l’objet du chapitre suivant.

J’ai eu l’occasion de mentionner les noms des architectes qui ont collaboré à l’édification des palais et pavillons de l’Exposition coloniale et y ont tous apporté autant d’intelligence que de zèle. Ainsi qu’on l’a lu déjà, l’entrepreneur général fut M. F. Despagnat, dont la compétence en ces matières lui permit de mener à bien la lourde tâche qu’il avait assumée.

M. Despagnat employa en moyenne de 760 à 85o ouvriers. Ce chiffre s’éleva, au moment de la plus grande activité, c’est-à-dire vers la fin de mars 1900, au chiffre de 1,1 00 ouvriers.

Un certain nombre d’ouvriers, 3 00 environ, furent en outre employés sur les chantiers du Trocadéro pour diverses constructions qui n’étaient pas du ressort de M. Despagnat, et qui faisaient partie cependant de notre exposition.

Pour un nombre d’ouvriers aussi considérable, les accidents ont été heureusement fort peu importants.

Aucun d’entre eux n’entraîna une incapacité de travail

supérieure à six jours de chômage, aucun n entraîna la moindre infirmité.

Pendant la période des travaux, l’augmentation des salaires varia de 12 à i 5 et 20 p. 1 00. Kn voici un tableau par spécialités d’ouvriers et par époques,

paix de E’HEURE,

(Journées de »o, 1 i, ta et >3 heures.)

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