PALAIS PL MINISTÈRE 1)ES COLONIES
Salle du Service géographique et des Missions. - Le Service géographique et des missions a exposé des cartes, des documents ethnographiques et des publications.
Les cartes étaient dressées d’après les derniers renseignements fournis par les explorateurs. Je citerai la carte du Niger, établie par le lieutenant Spicq, ayant pour hase les travaux de M. le gouverneur Binger et du commandant Marchand; une curieuse esquisse de la carte de Madagascar en sept couleurs; une carte de l’Indo-Ghine avec les résultats acquis par la mission Pavie et, en général, ceux qu’on peut attribuer aux multiples explorations qui se sont portées sur ces régions, depuis Doudard de Lagrée et Francis Garnier jusqu’à nos jours; une carte de la mission Marchand en 1895, portant le projet du transnigérien, soit 106 kilomètres de voie ferrée, devant rejoindre le Niger et Bami à la Côte d’ivoire ; une carte de la mission du lieutenant Blondiaux sur la Sassandra et le Haut-Cavally ; une carte de Madagascar par les capitaines Capet et Firguihnon de Mal gl ave.
De nombreux documents concernaient la France d’Extrême-Orient : un plan cadastral de Saigon ; une carte de la Cochinchine française, Chine méridionale et Tonkin ; une carte spéciale de la mission Pavie avec esquisses et photographies, rapides du Mékong; une carte de l’arrondissement de Tay-Ninh (Cochinchine); un plan de Saigon cl Cholon avec les environs; les voies ferrées du Tonkin avec dessins et gravures; une carte de 1 arrondissement de Bac-Lm, etc.
Le Dahomey, la Côte d’ivoire, Djibouti avaient aussi leur carte spéciale. Je dois de plus mentionner les cartes du Service géographique exposées à la Guinée, au Congo, à la Nouvelle-Calédonie et la carte de la mission de Bonchamps, dressée par M. Michel, dans la salle des Conférences du pavillon de l’Administration.
Les missions Blondiaux, Pié, Binger, Hostains et d’Ollone avaient exposé des séries de photographies intéressantes.
Parmi les publications, se trouvaient des cartes extraites de l’atlas de M. Paul Pelet, en cours de publication; l’atlas des cartes marines du Haut-Mékong, du capitaine de vaisseau Simon; l’atlas du lieutenant de vaisseau Mazeran, etc.
Dans la même salle se trouvait un grand plan en relief d’un établissement minier de la Société française « Le Nickel», en Nouvelle-Calédonie. Ce plan n’avait pu trouver sa place dans le pavillon de la colonie, et nous l’avions installé dans la salle du service géographique.
(Voir Le Ministère des colonies à F Exposition universelle de 1900, p. 2o3.)
Salles de l’Office colonial. — Cette exposition était une des premières manifestations importantes de l’Office colonial et occupait trois salles communiquant ensemble. Elle comprenait des diagrammes du développement colonial, des tableaux des conditions de passage gratuit et à prix réduits, la bibliographie complète des colonies, le relevé des concessions données et le régime de ces concessions, la carte des colonies françaises de î 870 à 1 yoo,
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le tableau des relations maritimes avec les diverses colonies, et des séries de photographies montrant la vie même dans ces diverses colonies. Les journaux coloniaux et les revues étaient à la disposition du public, sur des tables, ainsi que les almanachs et annuaires coloniaux. Dans des vitrines se trouvaient des spécimens des musées coloniaux dans les colonies, des échantillons de produits, des albums d’échantillons de tissus préférés par certains peuples, etc.
Cette exposition donnait une idée très complète des documents de toutes sortes mis par l’Office à la disposition du public désireux de se renseigner et des services ([ue peut rendre à la colonisation ce rouage administratif de création récente.
Salle du Service des postes, télégraphes et câbles. — Ce service exposait deux grandes cartes, l’une pour nos relations postales et l’autre pour nos relations télégraphiques avec nos colonies, ainsi que les modèles des timbres-poste des colonies françaises. Un bureau de vente de timbres-poste avait été aménagé, et les philatélistes sont en si grand nombre que le produit de cette vente a atteint le chiffre de 77,350 fr. i4; la préposée à ce bureau de vente reçut un salaire et une remise de 2 p. o/o, qui représentèrent 4,028 fr. 80 de frais; il resta donc 72,32 1 fr. 24 de bénéfice net b).
Salle de l’Ecole coloniale. — Cette salle renfermait les plans de l’école, des .cahiers d’élèves, des ouvrages
(l) Voir Le Palais du Ministère des colonù s à l’Exposition universelle de 1900, p. 090 , et l' Introduction générale de M. J. -Charles-Roux, p. 178.
d’instruction coloniale, des graphiques concernant les mouvements d’élèves et divers procédés de colonisation.
Serres coloniales. — La grande serre à coupole, plantée de palmiers, de cocotiers, de bananiers, de la plus grande partie, en un mot, des grandes plantes coloniales, était un lieu de repos pour les visiteurs. Mais la véritable exposition se trouvait dans les deux petites serres situées au bas de l’escalier. Dans l’une, le jardin colonial de Nogent exposait des jeunes plants de cacao, de calé, de quinquina, de thé et de caoutchouc de diverses variétés. Dans l’autre, d’autres essences coloniales étaienL exposées par MM. V ilmorin et Godefroy-Lebœuf.
Salle de l’Institut et du Musée colonial de Marseille. — Une salle avait été réservée à l’Institut et au Musée colonial de Marseille, qui ont rendu de si grands services à la colonisation : le musée où s’approvisionnaient les laboratoires de recherches, la bibliothèque, le jardin botanique et son laboratoire annexe avaient là leur exposition de produits et objets venant des colonies (d.
Salle dl Service de santé des colonies. — L’inspection générale du Service de santé des colonies exposait un matériel médical destiné aux troupes faisant campagne dans les pays tropicaux. Dans la composition de ce matériel on s’élail préoccupé surtout du traitement des malades, dont l’évacuation, au cours des expéditions où ils
(1) Voir Le Ministère des colonies, l’Institut et le Musee colonial de Marseille, par le docteur Heckei, , p. 565.
RAPPORT GÉNÉRAL. ÎO
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sont toujours nombreux, est longue et parfois impossible. Les principaux médicaments qu’on utilise couramment dans la thérapeutique des maladies tropicales figuraient dans cet approvisionnement en quantités importantes (sels de quinine, sulfate de soude, ipéca, opium, calomel).
A côté de ce matériel réglementaire, où l’approvisionnement est réparti en unités permettant l’échelonnement des secours au moment du combat, figuraient un lit démontable en tube d’acier pour le transport et le couchage des malades et des blessés; le brancard-palanquin Franck- Fontaine, actuellement en service aux colonies; le brancard Hébrard.
Une série de photographies et un atlas de plans fournissaient aux visiteurs des renseignements précis sur l’état des formations sanitaires de nos principales colonies. Des graphiques en couleurs montraient le mouvement de la morbidité et de la mortalité des troupes stationnées dans les principales de nos possessions d’outre-mer W.