LA GUYANE
Ce qui frappait d’abord la vue des visiteurs était la colonne d’or représentant la production totale des placers guyanais pendant ces dix dernières années, et formant un cône tronqué de 2 m. 5o de hauteur sur 1 mètre de diamètre. De nombreux échantillons de minerai d’or fimi-
raient dans les vitrines. Car l’or est le grand produit de la Guyane : il a rapporté près de 180 millions de francs dans ces quarante-trois dernières années, représentant environ 60,000 kilogrammes d’or, soit une production moyenne annuelle de plus de 4 millions de francs. Cette production a atteint i5 millions en 1894 et depuis elle s est maintenue entre 7 et 9 millions. Elle a été de 6,549,000 francs en 1899, représentant à peu près la totalité des exportations de la colonie, qui ont été de
NOS COLONIES
<>,8/1/1,07 (V francs, el donnant un mouvemenl commercial de 18,9 '\ 0,000 fr. , en augmentation de 1,564,1 16 francs sur 1 898.
Une lies riche collection d’échantillons de hois occupait les côtés de la première salle : troncs de maho rouge, d’acajou hlanc, des billes de raoub jaune, de parcouri brun, d’ébène, de balata, (le panacoco, d’acajou satiné, de bois de rose, etc.
Auprès de ces essences figuraient leurs produits : gommes, huiles, résines, matières lanmques ou tinctoriales, écorces textiles, filasses. Une large place était faite à la gomme de balata.
Dans la galerie, des collections d’oiseaux, de mammifères, de reptiles, d’insectes, et des échantillons (le plumes parmi lesquelles celles de l’aigrette blanche, d’un prix si considérable qu’elles se vendent au gramme.
Puis encore du café, du cacao, du manioc, du tabac, de la vanille, du rocou, de l’indigo; des matières féculentes el alimentaires, riz, maïs, ignames, pois, haricots; du rhum, des eaux-de-vie de fruits, du tafia; des objets de chasse et pèche, des peaux et carapaces, des poteries, etc.
Enfin, une collection de travaux de toutes sortes exécutés par les déportés.