‹ Les colonies françaisesChapitre 42 sur 106 · LA GUADELOUPE · texte numérisé non relu

LA GUADELOUPE

Dans la galerie extérieure, 011 voyait des nasses à jiorssons, (les filets, des avirons, une pirogue, des agrès, des engins de pèche, une carapace de tortue gigantesque pesant 35o kilogrammes, des cordes de carala, des uslen-

siles industriels et agricoles, des moulins à coca, à manioc, et des spécimens des bois du pays, si variés et si riches.

Mais c’est à l’intérieur du pavillon que l’on trouve l’expression de la richesse de la colonie. Son mouvement commercial, en effet, s’est chiffré en 1899 par 37,863,309 francs, en augmentation de 1 ,597,6a8francs sur l’année précédente. Dans quatre grandes vitrines occupant les angles, se voyaient des coffrets, des cadres, des pantoufles, des bouquets de fleurs confectionnés avec la moelle de sureau; puis des éponges, reptiles, oiseaux du pays, et la multitude d’objets que l’on fabrique avec leurs plumes multicolores; puis une collection d’insectes des plus curieuses.

Autour de la salle d’exposition, sur des étagères, du cacao, de la vanille, du rhum, du café, du sucre, des fruits frais ou confits, des pailles tressées, du ricin, du manioc, de la coca, des muscades. Les cacaos étaient particulièrement remarquables.

Parmi ces produits, ceux qui forment l’objet du commerce le plus considérable sont : le sucre, dont 4o,ooo tonnes, valant 12,600,000 francs, ont été exportées en 1899; le rhum, qui a atteint la même année i,535,ooo francs; le café pour 1 ,6o3,ooo francs, et le cacao pour 8 3 0,000 francs.

Au centre, un mât photographique était garni de nombreuses vues.

Extérieurement, on avait installé, dans un petit pavillon, un bar de dégustation.

NOS COLONIES

Page 1