‹ Les colonies françaises; (volume 3)Chapitre 9 sur 29 · Chapitre I. — Enregistrement et Domaines · texte numérisé non relu

Chapitre I. — Enregistrement et Domaines

— II. — Contributions directes. 677,600 »

— III. — Douanes, Contributions

indirectes 2,217,414 »

— IV. — Produits du lyc(5e 103,000 »

— V. — Produits divers 50,000 »

Total général 3,748,434 »

On ne sera pas sans remarquer que le budget local s'alimente principalement par les recettes provenant des douanes et des contributions indirectes. C'est que l'impôt foncier n'existant pas à la Réunion s'y trouve remplacé par un droit de sortie de 2 1/Zi 0/0 de la valeur sur les sucre, café, vanille, etc., ce qui explique l'importance que prend ce chapitre des recettes au budget local.

Quant au budget récapitulatif des communes, il présente, en son ensemble, les totaux ci-après :

Dépenses obligatoires 1,921,465,80

— facultatives 922,978,98

— extraordinaires 23 i, 052 »

Total général 2,978,496,78

Recettes ordinaires 2,744,444,78

— extraordinaires 234,052 »

Total général 2,978,496,78

Les dépenses qui grèvent le plus les budgets communaux sont premièrement l'acquittement des dettes exigibles qui impose un prélèvement annuel de 717,007 fr. 03, et ensuite, avec les frais de police, figurant pour un chiffre de 33/i,Zi6/i fr. 50, les allocations pour le personnel et le matériel de l'instruction publique, portées pour la somme de /i51, 865 francs.

LA RÉUNION

La recette la plus considérable des communes provient de l'octroi de mer ; de ce chef, elles ont dû encaisser, en 1888, la somme de 1,068,700 francs. Un tiers du droit de consommation des spiritueux leur étant attribué, cette recette s'est chiffrée, à la seconde ligne du budget, par un total de 675,263 francs.

En dehors de Saint-Pierre, qui possède un important

Saint-Denis. — La Cathédrale.

domaine communal (163,9Zi8 francs de revenu annuel), les autres communes ignorent cette sorte de ressources ; il est vrai que d'autre part Saint-Pierre doit payer, pour amortir les dépenses de construction de son port, une annuité de 231,052 francs, charge qui n'incombe à aucune autre ville dans la colonie.

Les chiffres de ces budgets, comparés à ceux des budgets des communes de la Martinique et de la Guadeloupe, sont

très sensiblement supérieurs, bien que ces deux colonies comprennent une population plus nombreuse. C'est donc qu'il régnerait à la Réunion une acti^té agricole et industrielle plus grande, ce dont nous allons pouvoir nous rendre compte.

Climatologie. — On sait déjà que l'année à la Réunion se divise en deux saisons : Vhivernage^ de novembre à avril, caractérisé par la chaleur, les cyclones et les grandes pluies ; la belle saison^ ou saison sèche, de mai à octobre, plus fiaiche, plus sèche; pendant celle-ci souffle l'alisé du sud-est qui n'apporte que rarement la pluie.

Le maximum de 30 centigrades a été observé à Saint- Denis dans le mois de février; la moyenne de cette ville est de 25^^. Saint-Paul est un peu plus chaud, Saint-Pierre un peu moins. Nous en avons indiqué les raisons plus haut. Le thermomètre oscille entre 19 et 2[f dans la plaine des Cafres. Cependant, pendant que la neige vient à tomber parfois, ainsi que nous l'avons dit, sur les hauts sommets, à cette même plaine, le givre recouvre le sol presque tous les matins.

Le phénomène de la grêle a été constaté quatre ou cinq fois depuis le commencement du siècle.

A l'époque où la colonie justifiait si pleinement sa réputation de salubrité, les orages étaient fréquents pendant l'hivernage. Aujourd'hui le bruit du tonnerre ne se fait plus entendre que rarement ; il a manqué presque absolument et tout à coup dans les sept premières années de la période, si féconde en désastres de tout genre, qui s'est ouverte pour la colonie en 1863.

La pression moyenne barométrique est de 762,31.

Les mouvements brusques et ascendants du baromètre coïncident avec un chiffre très élevé de l'ozonomètre.

Le vent de terre, qui se lève au coucher du soleil, donne à l'atmosphère une limpidité remarquable, aux clairs de lune un éclat sans pareil. Ces belles nuits si fréquentes

LA RÉUNION

feraient de la Réunion une station privilégiée pour les observations astronomiques.

On a observé, à Tîle de la Réunion, malgré le chiffre peu élevé de sa latitude, trois aurores australes depuis le commencement du siècle. Dans la nuit du ^ février 1872, où le phénomène se produisit pour la dernière fois, les faisceaux de lumière atteignirent le zénith.

L'état hygrométrique varie suivant les localités : la partie sous le vent est généralement sèche; la zone de Saint- Philippe à Saint-Benoît est, au contraire, presque continuellement pluvieuse.

Saint-Denis reçoit en moyenne l,2Zi6 millimètres d'eau chaque année, Saint-Paul 700 millimètres, Saint-Pierre 88/i millimètres, Saint-Joseph 2,138, Saint-Benoit Zi,12/i; sur ce dernier point il est tombé en une seule année 5,686 millimètres d'eau.

A Saint-Denis, les vents régnants sont le vent d'est, et plus fréquemment le vent du sud-est; à Saint-Paul, de nord-est et sud-ouest ; à Saint-Pierre c'est le vent du sudest qui prédomine.

Et maintenant il nous reste à parler des terribles ouragans, des cyclones ou tempêtes tournantes, qui sont le fléau des Mascareignes. Depuis le commencement du siècle, la Réunion a subi ce fléau plus de quarante fois. Il n'est donc pas inutile d'en parler avec quelque détail.

L'explication qui est fournie de l'origine des cyclones est la suivante. Les ouragans, dit-on, qui d'ordinaire se forment dans le voisinage de l'équateur, entre le 5^ et le 10" degré de latitude méridionale, traversent ensuite obliquement la mer des Indes en se dirigeant vers le sudouest.

C'est dans les parages des Mascareignes ou plus à l'ouest, vers Madagascar, que les météores tournoyants dévient vers le sud, pour se porter ensuite dans la direction du sud-est, en sens inverse des vents alisés. Dans ce long trajet parabolique, le tournoiement de l'air se fait autour

LES GOLOr^IES FRANÇAISES.

d'un centre relativement calme qui se déplace incessamment, et la spirale se meut toujours en tournant de Touest à Test par le nord et de Test à Touest par le sud.

Telle est la théorie qui établit la marche régulière des ouragans et que Joseph Hubert, dès 1788, avait indiquée.

En toutes saisons se sont produits des cyclones, mais la période la plus redoutable est entre les mois de décembre et d'avril, particulièrement au mois de février. La violence des ouragans n'est pas non plus uniforme. Tantôt c'est un coup de vent qui aura agité la mer pendant quelques heures, tantôt une furieuse rafale qui bouleversera les flots durant plusieurs jours et sur une largeur de plus d'un millier de kilomètres. Le cyclone principal peut être accompagné d'un cyclone secondaire et le navire qui a fui devant la tempête est saisi dans une autre. L'effet du tournoiement du vent est d'entre-croiser les vagues de sorte qu'on a comparé l'aspect de l'océan à celui d'une chaudière bouillante.

L'ouragan du 26 février 1860 est resté célèbre. Trois navires disparurent, trois se brisèrent sur les côtes de Madagascar; six, échappés à grand'peine, durent être démolis; vingt-quatre furent gravement avariés; des marchandises pour une valeur de plus de trois millions de francs se perdirent dans les flots. Le cyclone de 1868, peut-être plus terrible encore, démolit, dans les Mascareignes, 2,893 cases et 20,188 cabanes.

« Il est arrivé fréquemment que Maurice fut dévastée sans que le cyclone atteignît l'île sœur. D'autres fois le côté des terres tourné au vent reçut tout le heurt de l'ouragan, tandis que le côté situé sous le vent était complément épargné. Tel village était renversé de fond en comble et le village voisin seulement eflleuré. La force du cyclone diffère aussi suivant la hauteur ; parfois l'atmosphère reste parfaitement calme au sommet des montagnes de la Réunion, alors que les bois du littoral sont brisés par la rafale et que les toits des maisons s'envolent dans le vent.

« En même temps que la tempête des airs, les riverains ont à redouter les colères de l'océan.

« Des raz de marée précèdent et accompagnent toujours les cyclones, non seulement ceux qui ont labouré les mers voisines des Mascareignes, mais encore ceux qui se sont produits au loin ; on redoute surtout les lames de fond propagées du banc des Aiguilles. Des blocs énormes de corail, qui se trouvent maintenant à quelque distance du littoral, ont été arrachés des récifs et poussés sur la terre par des vagues profondes; à la vue de ces rochers projetés loin de la rive, on pourrait croire qu'ils ont été lancés par une explosion sous-marine.

« Menacées comme elles le sont par les violences de Pair et de l'eau, les deux îles ont le plus grand intérêt à s'avertir mutuellement de tous les changements de temps qui s'annoncent. Quoique de l'une des îles on ne puisse apercevoir que très rarement l'autre, située à 2/i5 kilomètres de distance, cependant la courbure de la terre n'empêche pas que les montagnes de la Réunion puissent être frappées par un rayon de lumière lancé du haut d'un pic de Maurice. Des communications optiques entre les deux îles ont été établies ; on sait désormais que l'île du nord-est, attaquée une douzaine d'heures avant la Réunion, pourrait lui signaler l'imminence du danger : néanmoins on n'a pas donné suite à ce système international de signaux. » ( Géographie universelle de M. Elisée Reclus.)

Quant aux dangers offerts à la navigation, l'importance des désastres doit diminuer, les lois qui président aux mouvements des cyclones étant de plus en plus connues.

Il n'y a point d'ouragan sans raz de marée. Mais souvent un raz de marée se produit sans qu'un ouragan frappe la colonie ; c'est qu'alors le météore passe à une distance considérable^ même par 30 ou 35*' sud, dans le voisinage du cap de Bonne-Éspérance. Des lames monstrueuses peuvent battre le rivage, sans que l'atmosphère soit troublée, alors que le baromètre descend à peine d'un milli-

LA RÉUNION

mètre. Saint-Pierre a d'affreux raz de marée dans la belle saison ; ils lui viennent du Cap.

Le maximum de la marée ne dépasse pas i^, iO au dessus des plus basses mers, en moyenne 55 centimètres audessus du niveau moyen.

La Réunion a été longtemps citée pour sa salubrité. Fiacourt raconte qu'il suffisait d'y débarquer des . malades pour les guérir, et ce n'était pas là une assertion exagérée :

« L'air de ces îles est le meilleur qu'il y ait sous le ciel », disait le voyageur Dubuat.

Depuis vingt ans ce bon renom s'est perdu.

Au sujet des causes qui ont troublé ce paradis teiTestre, deux opinions sont en présence.

Suivant les uns, le paludisme, qui sévit si cruellement depuis 1869, a été importé dans la colonie soit par des immigrants, soit par les engrais dont il s'est fait pendant quelques années une si grosse consommation.

Cette opinion a d'autant plus de défenseurs parmi les habitants de la Réunion que, pour certaines épidémies comme la fièvre à rechute et, on peut le dire, pour toutes les grandes épidémies qui ont sévi à la Réunion, l'importation n'est contestée par personne.

Les partisans de la transformation lente, mais continue, de la constitution médicale des deux îles sœurs font à cette théorie les objections suivantes.

Sonnerat, en parlant de l'île de France, écrivait déjà en 1782 : « Cette île était autrefois très saine; mais depuis qu'on y a remué les terres, on y est sujet à la fièvre. » De 1850 à 1852, Leroy de Méricourt constatait à Saint-Paul de nombreux cas de fièvre et des accès pernicieux. En 1865, Collas signalait la fréquence à l'hôpital de Saint-Denis des entrées pour fièvres intermittentes. Enfin le relevé de la quantité de quinine consommée dans les hôpitaux de Maurice accuse depuis cinquante ans une augmentation progressive.

On a discuté et on discute encore avec passion à la Réunion et à Maurice ces deux opinions.

M. K. Raoul, compétent pour se prononcer, paraît accorder une part de vérité à l'une et l'autre manière d'envisager la question. Les transformations, dit-il, accomplies dans la constitution médicale et notamment l'apparition du paludisme sur le littoral ne seraient-elles pas dues à l'accroissement continu, dans la région du littoral, des terres alluvionnaires, dont les pluies torrentielles, depuis le déboisement, agrandissent chaque jour le dépôt ? Les sécheresses, autres conséquences du déboisement, ne donneraient-elles pas à l'eau stagnante, au marécage, ses meilleures conditions de nocuité, c'est-à-dire la variation du niveau?

D'autre part, n'est-il pas possible d'admettre, par analogie avec ce qui se passe en pays chinois, que l'agglomération actuelle de la population dans un pays longtemps à peine habité ait pu souiller profondément un terrain que, selon l'expression du docteur Colholendy, « l'immigration indienne est en train de façonner à l'image de la mère patrie? »

Quant à la pathologie générale de l'île, elle est, en dehors du paludisme, dominée de toute sa hauteur par deux sortes de maladies : les maladies du système lymphatique et l'hématurie sous ses diverses formes.

L'observation des règles d'hygiène générale et des règles

LA RÉUNION

spéciales qui sont recommandées par la nature et le climat du pays est, à la Réunion comme en tout pays, la garantie d'un bon état de* santé.

La mortalité générale, qui atteignit jusqu'à 23 0/0 en 1867, tomba à 9 0/0 en 1872 et ne dépasse guère actuellement 3,20 0/0.

Les monnaies. — Avant 1879, la circulation monétaire à la Réunion était assurée par des monnaies étrangères de toutes sortes dont le cours avait été officiellement fixé. Les principales de ces monnaies étaient le quadruple espagnol et le quadruple mexicain, le mohur ou roupie d'or, la piastre espagnole, la roupie de l'Inde, le kreutzer. Quant à la monnaie nationale, elle était fort rare et, véritable marchandise, elle se vendait à des taux plus ou moins élevés, suivant le cours du change sur l'Europe.

En 1879, le gouvernement métropolitain prit le parti de démonétiser toutes les pièces étrangères en circulation et d'appliquer dans la colonie le régime monétaire français. Mais pour parer aux difficultés qui allaient naître d'une telle modification, il autorisa également la création de bons de caisse du Trésor qui permirent de défendre l'encaisse métallique de la Banque de la Réunion, surtout en l'année 188Zi. A cette époque, le change s'étant élevé subitement de 3 1/2 à 17 0/0, la monnaie française, redevenue plus que jamais un objet de commerce, fut activement recherchée pour servir de remise ; elle obtenait une prime de 10 à 12 0/0 et chaque courrier en emportait des sommes importantes.

Un arrêté du gouverneur, visant le décret du 2 mai 1879, décida l'émission de 500,000 francs de bons de caisse en coupures de 1, 3, 50 et 100 francs, auxquelles il a été ajouté depuis des bons de 50 centimes et de 2 francs.

On ne trouve plus aujourd'hui d'autres monnaies en circulation dans toute l'île que ces bons du Trésor, des monnaies en bronze de 5 et 10 centimes et des billets de la Banque de la Réunion.

La colonie possède deux établissements de crédit fondés tous deux au moyen des ressources du pays lui-même.

La Banque de la Réunion, qui a son siège à Saint-Denis, est une société anonyme fondée en 1851 au capital initial de 3 millions de francs, élevé depuis à U millions. La Banque émet, à l'exclusion de tous autres établissements, des billets payables à vue, au porteur, de 500, 100, 25 et 5 francs, qui sont reçus comme monnaie légale dans l'étendue de la colonie par les caisses publiques ainsi que par les particuliers. Son privilège, renouvelé une fois, expire le 10 septembre 189/i.

Les prêts sur cession de récolte sont légalement pratiqués par la Banque ; ces prêts ne peuvent dépasser le tiers de la valeur du gage.

Le Crédit agricole et commercial, fondé en 186Zi sous forme de société à responsabilité limitée, au capital de 1,600,000 francs, a été transformé en 1876 en une société anonyme libre, au capital de 3 millions de francs, divisé en actions de 500 francs sur lesquelles il n'a été appelé que le quart.

Le Crédit agricole, dans le but de faciliter l'utilisation des plus faibles économies, a fondé sous le titre de Caisse de prévoyance une sorte de caisse d'épargne qui compte de nombreux déposants, tant créoles qu'immigrants.

Enfin signalons la création plus récente du Crédit foncier colonial.

On peut indiquer comme moyenne du taux de l'intérêt dans la colonie, au civil le chiffre de 7 0/0, au commercial de 11 et 12 Ô/O.

Moyens de communication. — Depuis vingt-cinq ans la colonie de la Réunion est desservie par les paquebots-poste de la compagnie des Messageries maritimes. Les départs ont lieu de Marseille et s'effectuent deux fois par mois, le i^' et le 12.

Le premier service, le plus rapide, répond à une traversée de vingt et un jours avec escales à Port-Saïd, Suez,

LA RÉUMON.

Aden, Mahé (îles Seychelles); de ce point, d'où la grande ligne se poursuit vers TAustralie, part un bateau annexe pour la Réunion et l'île Maurice.

Le second service emprunte, après la station de Suez, la voie d'Obock, Aden, Zanzibar, Mayotte, Nossi-Bé, Diego- Suarez, Sainte-Marie, Tamatave, la Réunion, et a également

Plateau de Helbur^.

Plie Maurice pour point terminus. La durée du trajet est de trente jours.

Les prix de passage sont de 1,500 francs en l""^ classe, de 950 francs en 2^ classe, de Mb francs en 3^ classe. La compagnie des Messageries maritimes délivre des billets d'aller et retour à prix réduits, valables pour 3, 6, 9 et 12 mois.

[1 a été créé un service de transport des petits colis et échantillons pour toutes les destinations desservies par les paquebots de la compagnie.

Il n'existe pas de lignes de bateaux à vapeur entre la Réunion et le Cap. Les communications avec ce dernier point se font par la voie de Maurice.

Les îles de la Réunion et Maurice disposent des services réguliers des Messageries, et ont en outre entre elles d'incessantes communications par des bâtiments de commerce tant à voiles qu'à vapeur.

L'établissement d'un câble entre Zanzibar, Maurice et la Réunion est à l'étude, mais jusqu'à ce jour la colonie se trouve privée de ce mode de communications rapides. Le Conseil général, en votant une subvention annuelle de 75,000 francs au profit de VEastern Extension Telegraph Company, a montré l'importance qu'il attachait à cette création.

Le service des correspondances échangées à l'intérieur de la colonie s'opère de Saint-Denis à Saint-Pierre et à Saint-Benoît, par la voie ferrée;* de Saint-Benoît à Saint- Pierre (par le Grand-Brûlé) et de Saint-André à Salazie par diligences. Toutes les autres localités sont desservies par estafettes.

Le tarif ordinaire de la taxe des lettres pour l'intérieur est de 0 fr. 15, et pour les pays composant l'union postale de 0 fr. 25.

Le réseau télégraphique s'étend aujourd'hui de Sainte- Rose à Saint-PhilippCj en passant par Saint-Denis. Le nombre de dépêches échangées est en moyenne de 35,000 par an.

La presse à bon marché est de fondation nouvelle à la Réunion ; elle date de la création relativement récente du journal le Créole,

La colonie compte en outre un certain nombre de journaux et publications périodiques :

Le Journal officiel (mercredi et samedi) ;

Le Nouveau Salazien el Moniteur de la Réunion (mardi, jeudi, dimanche) ;

Le Bulletin commercial, courrier mensuel du Créole pour l'Europe ;

La Revue commerciale, paraissant au départ de chaque courrier pour l'Europe.

LA RÉUNION

VEnfant /em6/6, journal charivarique, paraissant irrégulièrement ; La Vérité, journal quotidien;

V Indépendance coloniale, paraissant les mercredis, vendredis et dimanches ; Le Réveil, quotidien ; La Revue bourbonnaise (lundis).

Ces différentes feuilles sont imprimées à Saint-Denis, la capitale.

Enfin la colonie est encore dotée d'un moniteur des courses, le Sport colonial.

Une Société des courses a été fondée à la Réunion et s'occupe activement de son objet.

Un Marchand indien.

Océan indien.

Renseignements statistiques.

Comparaison entre les années 1867 et 1887. Population.

1867.... 103,407 dont 865 Français ^ . . /nr

1887.... 163;88i dont 936 Français ( Augmentation 60,474

Instruction.

1887 64,736 1 ^^^n^^^ution 986

Importation.

Diminution 8,497,231

Exportation.

Diminution 5,426,677

Animaux de labour.

1887 12^89 1 I^in^inution 2,978

Lignes ferrées.

S::::::::::.;;:.;;*;. \t m. \ Augmentation h ku.

Lignes télégraphiques.

IS:: : : : : : : : : : : : : kil: I Augmentation 246.kii.

Recettes et dépenses. Recettes.

Dépenses.

5 237^39 ( ^i"ii»^^tion 160,902 Augmentation 142,131

LA RÉUNION

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Valsy Tocard. — Du patois créole à Bourbon,

Annuaires de Vile de la Réunion, Imprimerie du gouvernement, à Saint-Denis.

Notices coloniales, publiées à Toccasion de l'Exposition universelle d'Anvers, 1885. Imprimerie nationale.

Statistiques coloniales. Imprimerie nationale.

Collections photographiques de l'Exposition permanente des Colonies.

Une Cafrine.

A.CHALLAMEL Editeui' 5 ru, Jatob.Fa^.s

Océan Indien.

Une usine dans les plaines de Combani.

MAYOTTE

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