ALGERIE
Productions végétales et animales.
Alcool. — L'Algérie commence à distiller ses vins. Elle a exporté, durant 1900, à destination de la France 1 178 000 francs d'eaux-de-vie.
Alla. — Cette graminée abonde en Algérie et particulièrement dans la province d'Oran (region des Hauts- Plateaux). E^e est utilisée dans la fabrication du papier, principalement par les Anglais, qui, en 1900, en ont acheté 81 566 858 kilogrammes représentant une vaJeur de 6 181 032 francs, tandis que la colonie n'en vendait à la France que 2 187 500 kilogrammes.
Autruche. — L'Algérie, dans la région des oasis en particulier, offre des conditions favorables à l'élevage de l'autruche.
Céréales. — Une superficie de 2 millions 800 000 hectares, dont 400 000 appartenant à des Européens, est cultivée en céréales. Elles constituent l'une des principales richesses de l'Algc^rie qui, en 1899, aproduit 6187 943 quintaux métriques de blé, 7 150 750 quintaux métriques d'orge et 704 867 ouintaux métriques d'avoine. En 1900, tes quantités exportées en France ont été pour le blé de 824 331 quintaux métriques, pour lorgo de 74» 451 quintaux métriques, pour l'avoine do 552 711 quintaux métriques, le tout d'une valeur do 36 972 400 francs; il a été envoyé aux pays étrangers pour
1 764 570 francs de céréales; la colonie produit, en outre, le seigle, le maïs, le sorgho oubechoa.
Corail. — La pêche du corail est en décadence. La valeur des produits n'est plus que de 4 millions de francs.
Coton. — La culture du cotonnier, a été faite en Algérie durant la guerre de Sécession américaine ; la production avait alors atteint 9 000 quintaux. Cette culture ne semble pas devoir être reprise avec succès.
Crin végétal. — Eu 1900, l'Algérie en a exporté en France 88 305 quintaux métriques, valant 884 000 francs, et à l'étranger pour une valeur de 2 mil- 360 992 francs.
Élevage (Produits de 1'). — La colonie a un climat trop sec pour être très favorable à l'élevage des notes à cornes, dont le nombre est de 1200 000 tètes.
Par contre, l'élevage des chevaux (210 000 tôtes) est susceptible de donner d'excellents résultats. Mais l'élevage du mouton (U millions de tètes) promet un grand avenir à, l'Algérie. Cependant il a été jusqu'ici abandonné aux indigènes, dont tes animaux, privés d'eau et de soins, ne fournissent par suite qu'une viande et une laine médiocres; la race, sélectionnée par les méthodes européennes, serait très perfectible. Dès maintenant le trafic du bétail constitue l'une des principales branches du commerce algérien. £u 1900, la colonie a
Colonies II.
PRINCIPALES PRODUCTIONS
exporté en Franco 992 537 moutons, béliers et brebis représentant une valeur do 19 194 300 fr; et 12 038 bœufs valant 1 877 900 francs. Il a été enfin expédié à la métropole 7 215 chevaux d'une valeur de 2 283 600 francs. Durant le même exercice, les envois d'animaux vivants aux divers pays étrangers se sont chiffrés à 1 475 250 francs. Quant à l'exportation des laines en masse, presque entièrement dirigée sur la France, elle s'est élevée en 1900 à 5 234 000 kilogr. valant 11776 600 fr. ; celle des peaux brutes à 8 923 200 francs pour la France et à 3 793 229 francs pour l'étranger. Les porcs ont donné lieu à une exportation de plus do 1 million de francs à destination de la métropole.
Forêts (Produits des). — Les forêts de l'Algérie, trop souvent ravagées par des incendies ou par le bétail indigène et qui, d'ailleurs, ne couvrent qu'une superficie de 3 045 692 hectares, renferment principalement des chênes-lièges, couvrant une surface de 470 000 hectares et dont l'exportation a été, à destination de la France, en 1900, de 2 547 000 francs; des chênes verts, des cèdres couvrant 35 000 hectares, des pins d'Alep ; des pins maritimes, des chênes zéens, des thuyas, etc.
Fruit (Production des arbres à). — En 1900, l'Algérie a expédié en France pour 4 002 200 francs de fruits de table et, à l'étranger, pour 463 446 francs, dont 323109 francs à destination de l'Angleterre ; parmi ces fruits, très variés, sont les oranges, les bananes, les figues, les amandes et enfin les dattes. (Pour les olives, voir plus loin.)
Légumes. — La culture des léc-umes, surtout des « primeurs », est une grande source de richesse pour l'Algérie, qui, en 1900, en a exporté en France pour 1705 300 francs. Il a été acheté par la métropole pour 781000 francs de pommes de terre en 1900.
Olive (Huile d'). — La culture de l'olivier est une des principales cultures de la colonie. L'exportation de l'huile d'olive à destination de la France a été en 1900 de 66 212 quintaux métriques valant 3 289 000 francs ; l'étranger a acheté pour 139 336 francs.
Pêche (Produits de la). — Les côtes sont très poissonneuses. La pêche y est malheureusement presque monopolisée par des pêcheurs italiens, qui, contraints, ont demandé la naturalisation.
En 1900, l'exportation des produits de la pêche en France a été de 1 216 000 fr. et à l'étranger de 425 383 francs.
Ramie. — La fibre de la ramie semble revenir en faveur auprès des industriels
français. L'.4.1gérie pourrait certainement cultiver avec succès cette plante.
Tabac. — Couvre dans la colonie une surface d'environ 8 000 hectares, dont une forte partie se trouve dans la province d'Alger ; les planteurs, au nombre de plus de 6 000, sont surtout des indigènes. La production est annuellement de 5 à 6 millions de kilogrammes. II en est exporté à destination de la France (achats de la régie française) 23 788 quintaux métriques ( 1900 ) d'une valeur de 1404 000 francs de tabac en feuilles ou en côtes et pour 5 665 000 francs de tabacs fabriqués. L'exportation à destination de l'étranger des tabacs bruts est faible ; par contre, il y a un certain courant d'expédition de tabacs algériens manufacturés vers la Belgique, la Suisse, l'Allemagne et l'Angleterre et surtout vers les colonies françaises. La culture du tabac pourrait être encore très développée.
Vin. — Les ravages du phylloxéra en France ont fait la fortune de l'Algérie ; son vignoble, qui, en 1890, produisait déjà 2 669 923 hectolitres a donné, en 1899, 4 648 700 hectolitres, et couvrait 125 000 hectares. Cependant la colonie n'a pas échappé aux attaques du terrible fiéau, mais la lutte y est énergiquement conduite. C'est en France que 1 Algérie exporte la plus grosse partie de ses vins; en 1900, 2 443 190 hectolitres, valant 50 493 495 francs contre 4 757 747 hectolitres, valant 141 millions 260 252 francs, en 1899. Elle a vendu à l'étranger, en 1900, pour 407 905 francs contre 1218 545 francs en 1899, principalement à destination de la Belgique, de la Hollande et de l'Allemagne.
Productions minérales.
Antimoine. — L'Algérie en fournit quelque peu.
Cuivre. — Se présente sous forme de cuivre gris en Kabylie et dans le département d'Alger, et sous forme de cuivre pyriteux dans le département de Constantine.. En 1899, il a été exporté en France pour 69 967 francs de minorai et en Angleterre pour 61 941 francs.
Fer. — Les gisements en sont très nombreux dans la colonie. Sept mines sont en exploitation. Les deux plus importantes sont : la célèbre mine de Aïn-Mokra (Constantine), dont le minerai est renommé et qui produit environ 130 000 tonnes annuellement et possède pour le transport de son minerai une ligne ferrée de 33 kilomètres ; puis la mine de Rhar-el-Baroud (Oran), dont le minerai est moins réputé, mais dont la
TUNISIE
production est plus forte. La métropole n'achète qu'une faible partie du minerai algérien : 531 559 quintaux métriques en 1900 contre 5 531 814 quintaux métrii|ues exportés à l'étranger, dont 1 638 470 en Angleterre.
Houille. — En même temps que des nappes de pétrole étaient signalées, on annonce la découverte de fossiles appartenant à des terrains carbonifères oans la région de l'oasis d'Igli. On est donc en droit d'espérer qu'il y sera trouvé des gisements de houille.
Manganèse. — N'existe pas isolé, mais est très fréquemment mêlé aux minerais de fer.
Matériaux de constmction. — Plusieurs exploitations de marbres d'ornement. Un peu partout, des carrières de pierre à bâtir, de chaux et de plâtre.
Mercure. — Des traces ont été signalées dans la région de CoUo.
Pétrole, -r L'existence du pétrole dans le département d'Oran est certaine.
Phosphates. — Des couches très riches sont en pleine exploitation, prin-
cipalement dans le département de Coastantine. L'extraction, qui, en 1895, était de 156 000 tonnes, est passée à 324 983 tonnes en 1899. L'exportation à destination de la France, en 1900, s'est élevée à 722 460 quintaux métriques valant 3 251000 francs; à destination de l'étranger à 1 901 972 quintauxmétriques valant 8 558 874 francs, dont 743 680 quintaux métriques en Angleterre et le reste en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas.
Plomb. — Se rencontre pritïcipalement dans le département de Constantine. L'exportation, qui se fait surtout à destination de l'Angleterre, est d'environ 6 millions de kilogrammes.
Sel. — Est répandu un peu partout dans la colonie : sel marin ou sel gemme. Il a été expédié à la métropole en 1900 66 953 quintaux métriques de sel marin.
Zinc. — Se trouve dans les départements d'Alger et de Constantine. Le minerai estcnvoyé surtoutà l'étranger:
29 764 848 kilogrammes, en 1900, vjilant 4167 076 francs. Les envois en Franco ont été, la même année, de 1 840 000 kil.
TUNISIE
Productions végétales et animales.
Alcool. — La Tunisie commence à distiller ses vins. En 1900, elle a exporté pour 2 300 francs d'eaux-de-vie.
AUa. — Couvre de larges surfaces. Il en a été exporté, en 1900, pour 2 millions 216 990 francs, dont 2 065 980 francs à destination de l'Angleterre.
Céréales. — Toutes les céréales prospèrenten Tunisie etcouvrent800 000 hectares. Leur culture est rémunératrice dans ce pays où le sol ne vaut que 100 à 200 francs l'hectare et la journée du laboureur 1 fr. 50; toutefois, par suite des mauvaises méthodes de culture , les rendements sont encore faibles. En 1900, il a été exporté :
8571693 francs de froment; 171318 fr.
de maïs; 793 356 francs d'avoine, presque en totalité à destination de la France. Par contre, en ce qui concerne l'orge, dont les envois se sont chiffrés à 1 679 787 francs, il n'en a été expédié que 875 150 francs à la métropole; les brasseurs de Belgique et d'Angleterre appréciant les orges tunisiennes.
Corail. — Cette pêche reprend de l'activité entre Tabarca et Bizerte.
Elevage (Produits de V). — En 1899, la Tunisie possédait 800 000 animaux de l'espèce ovine et 190000 bêtes à cornes. La race ovine tunisienne à grosse queue est très dépréciée sur le marché
français ; aussi les colons cherchent-ils à introduire dans la Régence le mouton algérien à queue fine ; le bœuf tunisien fournit peu de viande et la vache donne peu de lait, mais ces animaux pourront être améliorés très notablement. En 1900, il a été exporté pour 818 410 francs d'animaux de la race bovine (en 1898 la même exportation s'était élevée à 1 135 902 francs), principalement à destination de Malte (346 820 francs) et de l'Algérie (316 230 fr.) : pour 353 820 francs d'animaux de la race ovine presque entièrement dirigés sur l'Algérie ; pour 46 231 francs d animaux de la race caprine, également à destination de cette dernière colonie. L'Algérie a acheté encore presque entièrement l'exportation des porcs tunisiens qui s'est totalisée à 42 250 francs.
Les envois de laine en suint de la Tunisie se sont chiffrés en 1900 à 109 573 francs, achetés surtout par l'Italie (93 355 francs); les expéditions de peaux brutes ont été de 1619 891 francs vendues dans une proportion de 961 142 francs à la France. La Régence ayant du tan fourni parles forêts de la Khroumirie (l'exportation s'est chiffrée à 1208 355 en 1900) et important des peaux tannées et mégissées, il y aurait intérêt à manufacturer les peaux dans la colonie.
La Tunisie possède ane race de che-
PRINCIPALES PRODUCTIONS
vaux barbes (35 000 à 40 OOOj d'une remarquable endurance et que l'on s'efforced'améliorer; elle a enfin 110 000 ânes ou mulets et 150000 chameaux.
Eponges. — La pêche en est pratiquée sur les côtes de la Tunisie par des marins siciliens et grecs, et les éponges, dont l'exportation a été de 1 million 742 785 francs en 1900, sont achetées surtout par la France (848 820 francs), par l'Italie (293 316 francs) et par la Belgique (200 592 francs).
Forêts (Produits des). — La Régence possède 500 000 hectares de forêts, situées principalement en pays khroumir. Elles renferment de nombreuses essences et surtout des chênes zéens (9 000 mètres cubes de bois d'œuvre annuellement); des chênes-lièges (82 000 hectares) qui, en 1900, ont produit 10 000 quintaux, vendus 278 000 francs.
Fruit (Production des arbres à). — La Tunisie a de nombreux arbres fruitiers. La culture des orangers, quoique assez aléatoire, peut fournir un revenu net considérable:L'exportation des oranges totalisée avec celle des citrons n'est encore que de 16 752 francs. Les amandiers, au bout de dix ans, donnent un revenu brut estimé à 400 ou 500 francs par hectare et par an (exportation des amandes : 55 930 fr.). Enfin la Régence possède 1 500 000 palmiers- dattiers, dont les produits, grâce au chemin de fer de Sfax à Gafsa, commencent à trouver un écoulement facile ; exportation de 1900: 1069171 francs, dont une forte part en France. (Voir olive [huile d"]).
Henné. — Est cultivé sur une assez grande échelle.
Légumes. — La Régence, notamment dans les environs de Tunis, offre de nombreux terrains irrigables (500 à 1 000 francs l'hectare) et desquels un colon possédant un capital de 4 000 à 5 000 francs peut retirer, en cultivant les légumes et particulièrement les primeurs, un revenu rémunérateur.
Lin. — Réussit bien. Le rendement y est de 5 à 12 quintaux à l'hectare et la graine se vend 22 à 28 francs le quintal.
Olive (Huile d'). — Constitue l'une des principales richesses de la Tunisie, qui possède plus de 11 millions d'oliviers.
Mais la production est très variable : 45 millions de litres en 1898-1899 contre 9 millions en 1899-1900. L'exportation totale en 1900 s'est chiffrée, tant pour l'huile pure d'olive que pour celle de grignon, à 5 879 001 francs, dont 3 925 631 francs à destination de la France. En 1899, l'exportation totale avait été de 13 786 579 francs. C'est dans les environs de Sfax que la culture de l'olivier réussit
particulièrement bien. L'Etat y vend des terres à raison de lO francs l'hectare, mais les plantations d'oliviers constituent une opération à long terme, car ce n'est qu'au bout de la quinzième année que l'on commence à récolter, le rapport est alors de 25 à 30 pour lOO du capital engagé. Des Français ont organisé dans la Régence des moulins à vapeur pour la trituration de l'olive ; à Sousse, une société marseillaise a même organisé une usine d'extraction d'huile de grignon au sulfure de carbone.
Pavot à opium. — Est cultivé par les indigènes dans la région de Bizerte.
Pêche (Produits de la). — La valeur de ces produits a été en 1900 d'environ 5 millions de francs. Les côtes de la Régence sont très poissonneuses, la pêche n'y est pas cependant aussi développée qu'elle pourrait l'être. L'exportation de poissons frais ou salés a été, en 1900, de 1 140 556 francs, principalement à destination de l'Italie.
A noter, toutefois, des expéditions de poisson frais en France se chiffrant à 340 665 francs. L'abondance du poisson sur les côtes tunisiennes, combinée avec la richesse en huile du pays, devrait faire naître une importante industrie de conserves.
Ricin. — Sa culture pourrait réussir dans la région de Sfax-Gafsa.
Soies.— Le mûrier réussit très bien et le peu de soie produite jusqu'ici est d'excellente qualité; on recommande l'élevage du ver à soie, surtout aux petits colons.
Tabac. — Réussit très bien, mais sa culture n'a été jusqu'à présent autorisée que dans certaines régions du nord et dans les limites des besoins de l'administration des monopoles: on se préoccupe de permettre l'extension de cette culture en vue de la production de tabac d'exportation.
Vin. — La Tunisie possède U 374 hectares de vignobles, dont 9 708 appartiennent à des Européens. L'étendue plantée en vigne s'est accrue, durant 1900, de 2 105 hectares, soit la plus forte augmentation enregistrée jusqu'à présent. En 1900, la récolte a été de 225 000 hectolitres, contre 171 000 en 1899, et 210 000 en 1898 ; le cours du vin a oscillé entre 14 et 16 francs l'hectolitre. C'est en France que la Tunisie envoie la presque totalité de ses vins qui, sous le bénéfice de la loi du 19 juillet 1890, ne payent à leur entrée qu'un droit de 0 fr. 60 par hectolitre. En 1900, l'exportation à destination de laFrance a été de 746 384 francs pour les vins ordinaires et de 70 740 francs pour les vins de
SENEGAL
liqueurs. L'exportation totale a été pour les premiers de 757 962 francs et pour les seconds de 75 960 francs. La Belgique a acheté pour 6 966 francs de vins ordinaires. Les vins blancs, notamment le muscat, sont particulièrement bons.
Produetioru minérales.
Cuivre. — Quelques gisements commencent à être exploités ; l'exportation s'est chiffrée, en 1900, à 16 670 francs.
Fer. — La Régence possède, surtout entre Tabarca et Bizerte, d'assez importants gisements de fer.
Matériaux de construction — La chaux hydraulique est fabriquée dans deux très importantes usines; le plâtre est abondant (exportation en 1900 :
13981 francs); le marbre n'est pas rare f exportation en 1900 : 6 398 francs); la fabrication des tuiles et briques a donné, jusqu'ici, peu de satisfaction.
Phosphates. — Le sous- sol contient d'énormes quantités de pliosphates; le gisement oui s'étend entre Gafsa et Tamerza renfermerait 30 millions de tonnes; la compagnie concessionnaire a
construit pour son exploitation une ligne ferrée de 250 kilomètres entre Gafsa et Sfax. On espère arriver à une production annuelle de 500 000 tonnes.
L'exportation de phosphates tunisiens s'est chiffrée, en 1900, à 4 181 902 francs, dont 1 191 577 francs à destination de la France; 1501525 francs à destination de l'Angleterre ; 906 000 francs à destination de l'Italie.
Plomb. — Plusieurs exploitations sont en activité dans la région de Beja. Les envois à l'étranger ont été, au cours de 1900, de 581864 fr., dont 191 328 fr. pour l'Algérie, 150 980 francs pour l'Italie et 82 432 francs pour la France.
Sel. — Deux salines, l'une à la Soukra, près Tunis, et l'autre à Zazis, dans le sud. ont été concédées ; l'exportation a été de 3 307 francs en 1900.
Zinc. — L'exportation des produits des mines de Beja, de Teboursouk et du Kef s'est élevée en 1900 à 2 303 530 francs, dont 854 000 francs à destination de l'Angleterre, 310 490 francs Four la France, 382 030 francs pour Algérie et 488 010 francs pour la Belgique.
SENEGAL
Production* végétale* et animales.
Alcools. — Le Sénégal envoie de notables quantités de mil à Bordeaux, où l'on obtient, par la distillation, un rendement de 40 pour 100 d'alcool à 95«.
Arachides. — Constituent la production la plus importante du Sénégal, qui en a exporté en 1900 pour une valeur de 19 371707 francs à destination de la métropole (surtout Bordeaux) et pour 4 868 604 francs à destination de l'étranger. L'arachide, dont la graine fournit une huile incolore, est cultivée
ftar les indigènes, principalement dans es terres légères et sablonneuses du Cayor, et vendue sur les marchés de Rufisque, de Cayor, de Foundiougne et de la Casamance ; cette dernière région en a exporté pour plus de 200 ooo francs en 1900. Les rives du Niger se prêtent, elles aussi, très bien à la culture de l'arachide, mais, faute de moyens de communications économiques avec la côte, ne pourront, de longtemps, rivaliser avec le Sénégal.
Autruches. — Le Sénégal exporte des quantités notables de plumes d'autruches sauvages.
Calé. — La culture du caféier réussirait, croit-on, dans la région située entre Rufisque et le Saloum où l'on trouve
un succédané du café, le benta-maré, qui y pousse à l'état sauvage.
Caoutchouc. — Les caoutchoucs du Saloum et de la Casamance alimentent un important commerce. Ils proviennent d'une liane, le toi (landolphia) et d'un arbre, le dob. Des essais sérieux do culture de céara ont été tentés. Le Soudan parait être appelé à fournir des quantités considérables de caoutchouc ; la liane gohine se rencontre dans la • plus grande partie du pays. Les premiers envois faits sur le marché anglais ont été vendus 7 fr. 50 à 9 francs le kilogramme. L'exportation des caoutchoucs de la Casamance s'effectuait surtout à destination de Liverpool, mais, grâce aux efforts des commerçants de Bordeaux et du Havre, la situation est modifiée En 1900, le Sénégal a exporté 364 383 kilogrammes à destination de la France et seulement 54 208 kilogrammes à destination de l'étranger.
Céréales. — Le mil, le maïs et autres céréales réussissent très bien au Sénégal et sur les rives du Niger. \vl Sénégal, la culture du maïs pourrait être considérablement accrue, de manière à venir remplacer sur le marché métro-
Solitain les millions de kilogrammes e maïs que la Franco achète chaque année à l'étranger.
PRINCIPALES PRODUCTIONS
Cire. — Les ruches d'abeilles sauvages abondent dans la Casamance; la cire atteint en France une valeur moyenne de 320 francs les 100 kilogrammes.
Coprah. — Cette amande de la noix de coco, dont on retire de l'huile, nous a été longtemps exclusivement fournie par les îles Philippines et l'Inde anglaise. Plusieurs do nos colonies, parmi lesquelles le Sénégal, pourraient nous en envoyer.
Coton. — La culture du coton est susceptible d'être développée au Sénégal. Le coton du Soudan donne beaucoup d'espérance ; la culture, encore entièrement abandonnée aux indigènes, est faite sans soin et, cependant, en octobre 1899, 2 500 kilogrammes envoyés sur le marché du Havre ont été reconnus comme de qualité très marchande et vendus 43 francs les 50 kilogrammes.
Elevage (Produits de 1'). — Au Sénégal, les indigènes, particulièrement les Peuhl , possèdent un assez grand nombre de bœufs, de race chétive, des chevaux, petits mais ardents, et des moutons, bons animaux de boucherie. Sur les bords du Niger, les moutons et les bœufs à bosse paissent en nombreux troupeaux.
Epices. — Le Soudan pourrait exporter une sorte de poivre dit du kassi qui a les mêmes propriétés que le poivre ordinaire avec un peu plus d'arôme et qui a l'avantage de se vendre sur place 0 fr. 25 le kilogramme.
Forêts. — La région de la Casamance renferme de nombreuses essences utilisables pour la menuiserie, l'ébénisterie et les constructions navales.
Gomme. — Après les arachides, la gomme dite arabique constitue le principal article d'exportation du Sénégal qui, en 1900, en a exporté au dehors, principalement à Bordeaux, pour une valeur de 2 336 002 fr. dont 18 950 fr. seulement destinés à l'étranger. L'exportation est souvent plus élevée ; elle avait été du double en 1897. Les forêts de gommiers se rencontrent pour la plupart sur la rive droite du fleuve Sénégal chez les tribus maures et aussi sur la rive gauche dans le Ferlo et le Djolof.
Indigo. — Les Sarrakolés cultivent l'indigotier pour les usages indigènes.
Mais cette culture a à redouter la concurrence de l'indigo dit synthétique.
Kola. — A la lisière nord-occidentale du Fouta-Djalon apparaît le kolatier dont le fruit, très employé par la médecine i ndigène, fait l'objet d'un commerce considérable à travers le Soudan.
Manioc. — La fécule du manioc forme le fond de la nourriture indigène au Sénégal et au Soudan. Ces colonies pourront donc, quand on voudra, donner à la farine du manioc la préparation qui la transforme en tapioca.
Palme (Huile et amandes de). — La Casamance fait d'assez notables exportations de ces produits.
Pêche (Produits de la). — Le banc d'Arguin abonde en poissons de toute sorte ; des pêcheries qui s'installeraient à Portendick et emploieraient le sel du pays pour la salaison obtiendraient de bons résultats.
Plumes de parure. — La Casamance en fait une exportation assez notable.
Ricin. — Cette culture avait été tentée avec succès au Sénégal, mais abandonnée.
Riz. — Le riz pousse à l'état sauvage dans le Oualo et le Saloum ; il est aussi cultivé dans la Casamance; il viendrait certainement bien sur les bords du fleuve Sénégal et pourrait, croit-on, rivaliser avec celui de la Cochinchine. Mais c'est surtout sur les rives du Niger que cette culture paraît avoir beaucoup d'avenir; la vallée de ce fleuve, plus large que celle du Sénégal, porto déjà de grandes rizières où l'on fait, comme en Cochinchine, deux récoltes par an, l'une de grain, l'autre de poisson ; cesalluvions fertiles se prêtent, d'ailleurs, à toutes les expériences agricoles.
Tabac. — Le tabac viendrait très bien sur les rives du fleuve Sénégal; on croit que les indigènes prendraient goût à ce labac de la colonie et qu'une manufacture pourrait être installée sans nuire aux fabriques de la métropole, car les indigènes n'aiment pas le tabac français. On importe chaque année au Sénégal pour environ 1 million et demi de tabac américain.
Productions minérales.
Fer. — Sur les plateaux du Soudan occidental, couches de latérite ferrugineuse dont les indigènes extrayent un minerai grossier.
Ocre. — On en trouve dans diverses parties du Soudan.
Or. — On parle beaucoup des mines de Bambouk ; les résultats ne paraissent pas cependant très rémunérateurs.
L'exportation d'or du Sénégal s'est chiffrée en 1900 à 166 251 francs.
Sel. — On pourrait sans doute établir avec profit des salines sur le littoral; l'administration retire déjà un bon revenu de la saline de Gandiole.
DAHOMEY
GUINEE FRANÇAISE
Arachides. — Il en a été exporté poar 118 520 francs en 1900.
Caoutchouc. — Constitue la principale proiiuction de la colonie et son premier article d'exportation : 7 321 703 fr. en 1900, dont seulement 788 081 francs à destination de la France.
Cire. — Les abeilles qui vivent à l'état sauvage dans les forêts fournissent une cire d excellente qualité. L'exportation se chiffre à environ 40 000 fr. par an.
Kola. — Donne lieu à une exportation, surtout vers les colonies françaises voisines (150 717 francs en 1900).
Élevage (Produits de 1'). — Les bœufs donnent lieu à un important élevage
pratiqué par les indigènes du Fouta.
Aussi la Guinée alimente-t-elle en bœufs les colonies étrangères voisines : l'exportation pour cette destination a été de 1 000 525 francs en 1900, et do 57 600 francs à destination des colonies françaises. Les envois des peaux brutes de bœuf commencent à prendre un© certaine importance. Il en a été expédié pour 220 553 francs en 1900.
Gonune copal. — L'exportation de ce produit a été en 1900 de 233 800 francs.
Palme (Huile et amandes de). — Les envois ont été, en 1900, de 476 909 fr. pour les amandes et d'environ 50 000 fr. pour l'huile de palme.
COTE D'IVOIBE
Productions végétales et animales.
Café. — Il existe plusieurs plantations à Grand -Bassam. L'exportation a été de 61 805 francs en 1900.
Cacao. — Réussit bien.
Caoutchouc. — L'exportation de ce produit se développe rapidement et a été, en 1900, de 4 734 014 francs expédié en presque totalité à l'étranger et malheureusement pas à la métropole.
Forêts (Produits des). — Les immenses forêts qui couvrent la colonie renferment les essences les plus variées, mais ne pourront être aisément exploitées que lorsque les moyens de transport auront été créés. Dès"^ maintenant, cependant, l'exploitation de l'acajou a déjà ime réelle importance : l 208 062 fr. en 1900.
Ivoire. — L'exportation est devenue très faible : 11999 francs en 1900.
Palme (Huile et amandes de). — Sont, après le caoutchouc, les principaux éléments du commerce de la colonie. Exportation en 1900: 1475 601 fr. pour l'huile de palme et 528 335 fr. pour les amandes.
Productions minérales.
Or. — A la Côte d'Ivoire, particulièrement à Assinie, les rivières roulent de la poudre d'or, mais pas assez pour donner lieu à une exploitation méthodique. Les envois de la colonie, qui en 1896 s'étaient élevés à 9i8 356 francs, ont été en 1900 de 25 042 francs. (Certaines régions posséderaient des qnaru aurifères d'une forte teneur.
DAHOMEY
Cacao. — Des essais de culture ont donné des résultats satisfaisants.
Calé. — Réussit bien.
Caoutchouc. — I.«s progrès de l'exploitation sont rapides. L'exportation a été de 99 375 francs en 1900. Un grand effort est tenté pour développer la culture du ceara du Brésil ; on espère que, dans trois ans, 200 000 arbres auront pu être plantes et que, dans quatre ou cinq ans, les premiers produits des plantations pourront être exportés.
Kola (Noix de). — L exportation vers la colonie de Lagos s'accroît ; elle a été de 80 544 francs en 1900.
Coprah. — Commence & fournir ce
produit à la métropole, qui en a acheté presque toute l'exportation en 1900 :
43 716 francs.
Coton. — Cultivé partout.
Manioc. — Le Dahomey fournira quand on voudra de grandes quantités ae farine de manioc, avec laquelle od fabrique le tapioca et qui nous est surtout vendu par les colonies anglaises.
Palme (Huile et amandes de*. — Sont les principaux articles de l'exportation de la colonie: 6 595 812 francs d amandes de palme en 1900 et 5 352 215 francs d'huile.
Vanille. — On croit que la vanille pourrait être cultivée avec succès.
PRINCIPALES PRODUCTIONS
CONGO FRANÇAIS
Productions végétales et animales.
Alcools. — L'ananas, la banane, la mangue, la papaye, sont susceptibles de fournir des alcools de bonne qualité.
Ananas. — La culture pourrait en être largement développée.
Cacao. — En 1901, l'exportation de cacao s'est chiffrée à 29 031 fr. alors que la France en achète 30 000 tonnes par an.
Café. — En 1899, exportation de 54 209 francs.
Caoutchouc. — Le Congo est au premier rang parmi celles de nos colonies qui fournissent ce précieux produit. Le landolphia ou liane à caoutchouc s'y rencontre dans la plus grande partie du territoire et donne un latex de première qualité ; il existe aussi des ficus à latex, mais la gomme qui en provient est chargée de matières résineuses et manque d'élasticité. La quantité exportée en 1900 a été de 655 tonnes d'une valeur de 3 018 580 francs. Le caoutchouc du Congo français se vend principalement sur les marchés de Liverpool, d'Anvers et de Hambourg. La production est susceptible de s'accroître considérablement, car on évalue
qu'un dixième seulement des régions renfermant des lianes à caoutchouc est en exploitation. Les indigènes détruisent les lianes au lieu de les saigner. Des essais sont faits pour la culture d'arbres ou de lianes à latex.
Forêts (Produits des). — Le Congo possède des forêts immenses renfermant les essences les plus variées et les plus précieuses. Seules jusqu'ici celles qui avoisinent la côte ont pu être mises en exploitation. En 1900, il a été exporté pour 1061838 francs de bois d'ébénisterie et pour 87 662 francs de bois de teinture.
Ivoire. — Le Congo est la seule de nos colonies dont l'exportation d'ivoire présente une certaine importance. Elle s'est chiffrée, en 1900, à 151731 kilogrammes.
Vanille. — Cette culture pourrait être entreprise avec succès au Congo.
Productions minérales.
Cuivre. — Dans le bassin du Kouilou, grandes quantités de minerai de cuivre.
Fer. — Dans plusieurs régions, nombreux gisements de minerai de fer.
MADAGASCAR ET SES SATELLITES
Productions végétales et animales.
Alcool (Rhum). — Quelques distilleries d'alcool de canne à sucre ; le rhum est consommé sur place.
Cacao. — Sur la côte orientale, il en existe 150 000 pieds.
Calé. — La côto orientale offre des terrains très favorables au caféier, qui y est cultivé depuis longtemps par les mdigènes pour leur consommation.
Canaigre. — Cette plante à tanin vient d'être introduite à Madagascar.
Caoutchouc. — Constitue l'un des principaux articles d'exportation de Madagascar, mais les lianes, saccagées par les indigènes, ont déjà disparu au nord de l'île. L'exportation s'élève à plus de 1 million par an ; le caoutchouc de Madagascar se vend en Europe de 4 à 7 fr. le kilogramme. Des essais de plantation de caoutchouc ceara sont tentés.
Céréales. — Le maïs réussit très bien.
Cire. — Les forêts renferment de nombreuses ruches, la cire est exportée pour une valeur annuelle d'environ 500 000 fr.
Coton. — Ce textile pousse un peu partout dans l'île.
Elevage (Produits de 1'). — Madagascar est avant tout un pays d'élevage, q^ui fournit d'ailleurs des bœufs à Maurice, à la Réunion, au Natal, au Mozambique portugais ; rien que pour ces deux dernières destinations l'exportation est de 8 000 à 9 000 bœufs par an qui, achetés à raison de 125 francs par tête, valent 225 francs à leur arrivée à la côte d'Afrique. L'exportation totale des bœufs de Madagascar est de 700 000 à 800 000 francs. Les envois au dehors de peaux brutes s'élèvent annuellement à environ 600 000 francs. Madagascar possède approximativement 1 147 758 animaux de l'espèce bovine ; 94 058 moutons et 230 055 porcs. Les chevaux, ânes et mulets sont encore rares, mais s'acclimatent bien.
Epices. — Le giroflier vient très bien à Sainte-Marie qui, année moyenne, expédie en France 30 000 kilogrammes de clous de girofle. La production do cette épice devrait être développée, la consommation annuelle de la métropole étant de 75 000 kilogrammes.
Forêts. — Sur le versant oriental s'étend une bande de belles forêts dont
la largeur varie de 40 à 100 kilomètres ; rerploitation est paralj'sée par le manque de voies cle communication ; cependant une importante scierie mécanique existe dans l'Emyrne et une compagnie a commencé à exploiter les forêts voisines de la baie dAntongil. De l'acajou a été expédié en notables quantités aux Etats-Unis.
Jute. — On parait bien augurer de la culture du jute.
Légumes. — Tous les légumes, principalement les haricots, viennent abondamment et sont cultivés parles Hovas.
Manioc. — Sa fécule forme le fond de l'alimentation des indigènes. La farine de manioc fournit le tapioca dont l'Europe fait une si grande consommation et dont la France importe, chaque année (des colonies britanniques) 3 millions de kilogrammes. Les féculeries pour le traitement industriel du manioc sont signalées parmi les entreprises susceptibles de donner des résultats rémunérateurs à Madagascar, qui est
1>eat-être appelée à fournir en grand a métropole de tapioca.
Raphia. — Cette fibre, si employée maintenant par les viticulteurs et les jardiniers comme liens, est abondante à Madagascar, où on la retire des feuilles du palmier raphia : l'exportation en est d'environ 600 000 francs ; les indigènes l'utilisent pour la fabrication de toiles d'emballage employées par les producteurs de café de la Réunion.
Riz. — Forme à Madagascar la base de la nourriture des indigènes dans la région des plateaux, mais fournit encore peu à l'exportation.
Soie. — Il existe dans la colonie plusieurs variétés de vers à soie indigènes, mais dont la soie manque de finesse.
La sériciculture paraît appelée à un succès certain. On se préoccupe d'introduire des vers d'origine étrangère.
Sacre. — La canne à sucre vient très bien sur la côte orientale.
Thé. — La culture de l'arbre à thé est susceptible de réussir à Madagascar.
Tabac. — Est cultivé par les indigènes. On se préoccupe d'améliorer les espèces.
Tortue (Ecailles de). — Les tortues sont nombreuses sur les côtes de l'ile,
mais leurs écailles ne sont pas de qualité très supérieure.
Vanille. — Sa culture s'est particulièrement développée depuis quelques années dans le groupe des iles Uomores et de Ma^'otte ; cette dernière produit plus de S millions de kilogrammes do vanille. Les résultats sont spécialement encourageants à l'ile Mohéli oui, malheureusement, n'est pas très salubre ; un colon disposant d'un capital de 10 000 à. 20 000 francs pourrait l'employer utilement aux Comores à la culture de la vanille. Madagascar offrirait aussi, à cet égard, de grandes chances de succès ; on estime que le coût d'une plantation jusqu'à la première récolte peut être de 1 250 francs l'arpent ; mais, dès cette première récolte (3* année) la production serait de 100 kilogrammes par arpen t, or la valeur moyenne du kilogramme de vanille est de iO à 50 francs à Madagascar et de 60 francs en France.
Vignes. — La vigne américaine parait devoir réussir mieux que les plants français.
Productions minérales.
Cuivre. — La présence do minerai de cuivre a été signalée.
Fer. — Surtout dans la région centrale de l'ile, abondants gisements quelque peu exploités par les indigènes.
Houille. — Son existence est certaine, mais la question de la main-d'œuvre a arrêté tout projet d'exploitation.
Nickel. — Gisements dans la province d'Ambositre.
Or. — Les terrains aurifères sont nombreux à Madagascar, surtout entre MajuDga et le plateau central où se trouve l'exploitation de Suberbieville, mais les rendements sont faibles. Toutefois la 'production de l'anuée 1900 a été de 1 114 kilogrammes et le général Gallieni estime qu' « il est possible d'envisager comme prochaine 1 époque où Madagascar sera rangée en bon rang parmi les pays aurifères ».
Plomb. — Des traces de minerai ont été relevées.
Sel. — La fabrication en est faite avec succès à Diégo-Suarez.
Productions végétales et animales.
Alcools (Rhums et tafias).— La production des rhums et tafias prend de l'importance depuis l'application du tarif
général à Madagascar, la concurrence de Maurice se trouvant écartée.
Calé. — La surproduction du café dans le monde a découragé cette culture à la Rétmion, qui ne produit que
PRINCIPALES PRODUCTIONS
des quantités faibles d'un café de qualité tout à fait supérieure. Cette culture couvre 5 000 hectares, et la production est d'environ 500 000 kilogrammes.
Céréales. — Le blé est surtout importé, les créoles préférant s'adonner aux cultures coloniales.
Elevage. — Peu développé ; les bœufs sont surtout importés de Madagascar.
Epices. — Viennent parfaitement bien, en particulier le giroflier, mais la culture des diverses épices n'a pas l'importance qu'elle pourrait avoir.
Forêts (Produits des). — Les magnifiques forêts qui existaient autrefois ont en partie disparu. On s'occupe, toutefois, de les reconstituer principalement avec le filao, qui fournit surtout du bois de chauffage.
Manioc. — Sa culture, n'était la question de la main-d'œuvre, pourrait y être très étendue.
Sucre. — A été la grande richesse de
la colonie et est encore sa principale production ; mais la crise que subissent tous les sucres coloniaux a apporté une grande perturbation dans la culture de la canne. L'exportation n'est plus que d'environ 30 ooo à 40 000 tonnes, valant à peu près 8 millions de francs, alors qu'en 1862 elle se chitfrait à 73 000 tonnes. Le sucre est presque entièrement expédié en France.
Thé. — Est d'une qualité supérieure, mais encore peu cultivé.
Tabac. — Suffît à la consommation locale.
Vanille. — Après le sucre est la plus importante production de la colonie, qui en exporte à peu près 3 millions de francs par an.
Productions minérales.
Fer. — Le minerai de fer se trouve en assez grande quantité et est d'une forte teneur.
Productions végétales et animales.
Céréales. — Sur les rares points où l'on trouve un peu d'eau, la culture de l'orge, du maïs et du dourah réussit.
Coton. — Un essai de plantation de cotonnier a donné des résultats satisfaisants, mais le manque d'eau est le grand obstacle.
Elevage. — Des bœufs et moutons de races peu vigoureuses se rencontrent
en assez gros troupeaux dans la colonie. Légumes. — Dans le voisinage dos sources qui fournissent l'eau à Djibouti, les cultures maraîchères ont réussi.
Productions minérales.
Fer. — Il existe un gisement de fer oligiste.
Sel. — Le lac Assal en renferme d'importants dépôts.