‹ Les colonies françaises [microforme]Chapitre 29 sur 57 · TT. L 98 LES COLONIES FRANÇAISES · texte numérisé non relu

TT. L 98 LES COLONIES FRANÇAISES

renvoie aux directeurs des lettres d'explications,

exposant la situation, rendant compte de sa | conduite, et réclamant ardemment des secours | en hommes et en munitions. |

On n'avait pas alors de bateaux à vapeur, et | bien longtemps il fallut attendre cette réponse de laquelle dépensait peut-être notre avenir colonialdans l’Inde.Et, lorsqu'enfin cette réponse

es

SSI

arriva, quelle cruelle tion ! La Compagnie

fe refusait les secours dem , les jugeant inutiles. | Au lieu de s'armer, lui dit-on, il faut traiter avec ki les Anglais, arranger vos affaires à l’amiable, ]

signer de part et d'autre un engagement de neutralité, poursuivre tranquillement vos commerces respectifs : c'est l'intérêt évident des deux Compagnies.

A côté de ces conseils pacifiques, on l’informe que sur le continent européen la guerre a déjà - éclaté entre la France et l'Angleterre, au sujet ct de la succession d'Autriche.

en Er TS

E Et on lui dit, traitez, restez neutre.

. . La fin de la dépêche, cependant, lui donne ! LE une lueur d'espoir : Comme il faut tout prévoir, 6 He ajoutait-on, nous avons donné ordre à Labour- l Le donnais de se porter avec son escadre dans les

eaux de. Pondic . C'était quelque chose.

de Pondi C'était quelque ch

l Mais quand arriverait-il ? où était-il? oom-

| ment s'entendre avec lui ? Dupleix ne savait LES rien de tout cela, et on lui annonce que les Anke Lo pe sn 2 St navires de guerre - … Dupleix n'a d'autre alternative que de désobéir

| aux ordres des directeurs ou de traiter avec les :

PP Ag NAS SRE

NÇAISES

tres d'explications,

nt compte de sa nment des secours

iteaux à vapeur, et ndre cette réponse -être notre avenir l'enfin cette réponse m |! La Compagnie les jugeant inutiles.

, il faut traiter avec ffaires à l'amiable, un engagement de rillement vos com-

rêt évident des deux |

ifiques, on l'informe en la guerre a déjà Angleterre, au sujet

z neutre.

pendant, lui donne ‘il faut tout prévoir, mé ordre à Labourson escadre dans les ait quelque chose.

où était-il? oom- > Dupleix ne savait annonce que les Ansurs navires de guerre

ative que de désobéir

pu de traiter avec les .

Anglais. Désappointé, la rage au cœur, il se met

en communication avec le Gouverneur de Ma- :

dras et lui ve valoir pm ne les avantages qu'il y aurait et d'autre

der la neutralité, Mais le 0 it britaini.

que lui fait répondre qu'il lui est impossible de négocier, ayant reçu ordre de la Couronne de traiter en ennemie la Compagnie française.

Avec cette réponse arrive la nouvelle que Labourdonnais ne viendra pas, qu'à la suite de contre-ordre, il a dû rentrer avec son escadre à l'Ile de France.

Dupleix restera donc seul, avec 400 hommes de garnison, et peu de vivres, dans une ville à demi fortifiée pour faire face à l'Angleterre. Ce n'est pas le moment de perdre courage, il s'agit de mettre en œuvre son merveilleux talent diplomate, et d'opposer l'habileté à la force.

Pour arriver à ses fins il emploiera le spectre de la puissance hindoue, encore éblouissante pour les Anglais qui n’ont pas regardé derrière les vriles et ne savent pas comme lui que cet échafaudage impérial, en dépit de sa force apparente chancelle, que les piliers sont creux, et tombent vermoulus.

Dupleix réfléchit que Pondichéry et. Madras se trouvent tous deux dans les possessions d’Anakverdikan, Nabab du mené l'un LÀ plus puissants parmi les princes indigènes. Homme de valeur d’ailleurs et ami des Français qui avaient rendu de grands services à sa famill

C'est donc derrière Anakverdikan que Dupleix

s’abritera dans cette difficulté,

vu

Page 1