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mot, tandis que lui, Dupleix, est là tout équipé
pour la lutte, et dans un pays déjà soumis et
obéissant.
Voilà le rêve de Dupleix, son grand projet de conquête et de protectorat français. Rêve qui n'a rien de chimérique, étant donné l'homme qui devait l'exécurer.
Mais il n'est pas encore l'heure d'en parler; avant d'en arriver là, il y a tout un travail de préparation long et difficile, et Dupleix travaille ! sans bruit,
Il n’a de confident que sa femme, intelligente et charmante, capable de le comprendre, et heureuse de l'aider dans son grand œuvre, Née d'un père français mais sur le sol indien, et élevée au pays natal, M" Dupleix connaissait parfaitement les différents dialectes ainsi que les mœurs et les préjugés du pays, et put ainsi rendre à son mari d'immenses services dans ses rapports avec les princes indiens.
Avec sa finesse d'esprit, son tact et sa grâce très séduisante, elle se montra diplomate remarquable et pendant longtemps joua pour son mari le rôle de ministre des affaires étrangères, conduisant les négociations avec une sûreté de
jugement et une habileté rares.
- Dupleix commence par mettre de l’ordre dans les finances ; les dépenses sont réduites, les fonctionnaires surveillés; avec lui il faui rendre compte de tout, car le premier point de son programme est d'éteindre les dettes de la Compagnie.
veut aussi créer une armée, la discipliner, lui
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donner des cadres. solides, relever son niveau intellectuel et moral, et puis fortifier Pondichéry, qui un jour peut devenir le point de mire de l'ennemi, et qui hélas n’est pas en état de soutenir un siège. Mais il n'a pas d'ingénieur, et la Compagnie n'a pas d’ CA Pres n'abandonne pas son idée pour si peu ; il se fait ingé: nieur lui-même, trace les plans et dirige travaux en personne. Quant à |’ , ilavance à la Compagnie 500,000 livres qu'il prend dans sa poche. : .
Sous sa main énergique, tout prospère, les dettes de la Com e s'éteigne prises commerciales et défensives réussissent | au delà même des ces; Dupleix a comme une fièvre d'espoir; infatigable, il travaille avec passion, créant et dirigeant tout. FT Mais un jour, au milieu de ses travaux, il lui arrive de Paris une dépêche, un ordre des directeurs de la Compagnie qui, pendant un instant, le paralyse, — ordre qui se résumait en ceci : « Réduire absolument toutes les dépenses de moitié. a y toutes les dépenses des bâti- :
timents et fortifications. »
Réduire les dépenses, c'est dans l'ordre des:
choses possibles, mais suspendre les travaux de fortifications, se désarmer en face de l’Angleterre, c'est une folie, c’est l'anéantissement de ses projets les plus chers, lè renoncement ätoute idée de conquête. Au lieu d'obéir, il se remet aux fortifications avec un redoublement de zèle, car, avéc la clair ce du génie, il voit ledanger qui menace et approche. En même ESS
nt, les entre