‹ Les colonies françaises [microforme]Chapitre 47 sur 57 · MADAGASCAR · texte numérisé non relu

MADAGASCAR

« Est-il d'une bonne politique de laisser les Français s'établir à Madagascar, l'une des plus grandes îles du monde, qui a plus de neuf cents milles de long et qui produit tout ce qui est nécessaire à l'existence de l’homme ? Elle fournit du bois pour la construction des vaisseaux, des minéraux en abondance, d'immenses richesses agricoles, de grandes quantités de bestiaux si utiles à Maurice, en un mot, tout ce qu'il faut pour former un grand pays!

« Est-il d’une bonne politique que nous permettions aux Français d'avoir une Colonie comme Madagascar à deux jours de traversée de l'île Maurice? Si nous souffrons cela, notre empire de l'Inde sera surpris de voir, qu'à sept ou huit jours de traversée, il a un redoutable et dangereux voisin. La possession de Madagascar sy, les Français maîtres du Mozambique et de la principale route de l'Inde. »

Ainsi s’exprimait, il n'y a pas longtemps encore, un ancien Résident anglais à Madagascar, Notre puissante et bonne amie d'Outre-

route des Indes, de ce pays où nous trouvons un débouché constant et sûr pour les produits de notre industrie et une source inépuisable de richesses minérales ét agricoles. Mieux que nous, sans doute, elle saurait tirer parti de ce beau pays, pour le plus grand bien de l'humanité ! C'est pourquoi depuis soixante-dix ans ses missionnaires méthodistes parcourent la grande île africaine, prêchant, non pas l'amour du prochain tel que l'enseigne l'Evangile, mais la haïne des Français, C'est pourquoi, se cachant derrière les Hovas, notre bonne amie brûle nos comptoirs et massacre nos compatriotes.

Nos droits sur Madagascar, elle les connaît pourtant, et si bien qu'ouvertement elle ne peut les contester. Officiellement, devant l'Europe élle les a même reconnus : c'est qu’en effet nous sommes les premiers occupants du sol, c'est que les traités passés au xvi siècle entre notre Gouvernement et les chefs du pays nous donnent sur Madagascar le titre de propriétaire et de souvérain.

Marco-Polo, qui vivait au xt siècle, nous parle de « Madagascar » dans son Zivre des Merveilles du Monde, puis jusqu'au xvi° siècle, l'île splendide en 2 de ténèbres. C'est en 1506 seulement que l'Europe entendra parler une seconde fois de la Grande Terre, et cela grâce à la tempête qui jeta sur ses rives quelques navires portugais qui revenaient des Indes.

Enivrés qu'ils étaient des richesses de l'Inde, les Portugais n'eurent pas l'idée de s'y établir, pas plus que les Hollandais ni les Anglais qui,

SCAR

litique de laisser les ascar, l'une des plus i a plus de neuf cents oduit tout ce qui est l'homme ? Elle fouruction des vaisseaux, ndance, d'immenses ndes quantités de bes- , en un ré tout ce

nd pays! :

tique que nous pervoir une Colonie comjours de traversée de souffrons cela, notre pris de voir, qu'à sept ,ilaun redoutable et session de Madagascar res du Mozambique et l'Inde. »

n'y a pas longtemps nt anglais à Madagasbonne amie d'Outre- | voir maîtres de cette

af o bo ae : %, . Y nŸ Le LU Z 2 NZ PS 2 © L D b Lé D na : NZ NY M % NN NT Dr »

Page 1