‹ Les colonies françaises [microforme]Chapitre 48 sur 57 · N7 IMAGE EVALUATION Ÿ . TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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cependant, une fois le chemin trouvé, firent de très fréquentes visites aux côtes de

mg he qui, le premier, devina toute l'importance de cette terre si heureusement située, et qui songea à s'en emparer au nom de la France.

En: 1642, un capitaine Dieppois, Rigault, fonda une Compagnie dite de l'Orient, pour exploiter et faire commerce avec « la grande isle de Madagasgar et les isles voisines; » il fut très soutenu et encouragé par sr tn qui !

accorda à la Compagnie le monopole du commerce et de la navigation dans ces pays, et li concession pendant dix ans de Madagascar et des îles adjacentes, à 7 condition qu’elle en

it possession au nom de la France:

Les agents de la Compagnie installèrent plusieurs postes et censtruisirent une’ forteresse

ils nee ln Fort re is prirent x &e Ste-Marie, de la baie d'Antongl, et.

Et voilà la base de nos droits sur ne vaüt-elle pas celle des Anglais qui s "établis-

sent en Australie, des Hollandais qui s'emparent des îles de la Sonde, es ER nee

homme énergique et Ps mais brutal. I guerroya sans cesse, gouverna les indigènes par : l terreur, et n’obtint guère de-résultats.

Enfin, “gl om rade co ration de la concession, les affaires sont en si mauvais état que L Conseil du roi refuse de continuer le prévilége. Le: maréchal de la Meilite , P RS rce avec «la grandé À sion de quinze années ct organise une autre isles voisines; » ilfüt À Compagnie, mais il n'1 pas le temps de mener à gé par Richelieu QM À bien son entreprise ; et son fils rendit au roises le monopole du com À droits sur Madagascar, pour la somme de 20 ion dans ces pays, € À mille livres.

‘ans de Madagasrar | Pendant bien des années on laisse: dormir le

f panne rss in A l'on :1sle wkus de l'ile splendide et de ses. rent une . riche &, d'au jour où Coïvert, cet homme

Re si SOUCIEUX & 4 int-rêts de la France, reprendra

”. ed sur Madagascar ; les grands projets de notre grand Richelieu.

se lais qui s’établis- Colbert organise une troisième C

l'Orientale; À fait grand bruit autour de son

œuvre, fait circuler des : démontrant

lent aüssi être pour quelque chose dans cette entreprise coloniale.

En 1664, un édit de concession donnait à la dite Compagnie « pour en jouir à perpétuité, en toute propriété, sei, neurie et justice, » l’île de Madagascar. 77 était stipulé qu'au cas où la Compagnie renoncerait à la cession, l'île serait réunie au domaine royal. Un édit dé l'année suivante lui donna le nom d'/% Dauphine.

Depuis sa découverte par les Poriugais elle avait porté celui de Saint-Laurent.

Malgré cette bonne volonté royale, malgré les encouragements nombreux et les sages conseils du grand ministre, notre Colonie ne prospéra pas. Les agents de la Compagnie, presque toujours mal choisis, ne se soucièrent que d'une chose, s'enrichir. Piller, gaspiller, pressurer les indigènes, voilà comment ils entendaient leur métier de Gouverneurs. En somme, au bout de six ans, la Compagnie, ruinée, remet au roi ses droits sur l'île Dauphine qui fait | retour à la couronne.

Au mois de décembre 1670, Jacob de la Haye, nommé Gouverneur, prend possession de l'île « au nom du roy ». Dur avec les indigènes, hautain avec les Français, le nouveau gouverneur se fait détester par les uns et par les autres, et en moins de deux ans les choses arrivent à tel pe qu'il prend le parti de rentrer én France.

eu de temps après son départ, dans la nuit de Noël 1672, la petite garnison française de Fort- Dauphin est attaquée à l'improviste, et presque

RANÇAISES

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