‹ Les colonies françaises [microforme]Chapitre 49 sur 57 · MADAGASCAR · texte numérisé non relu

MADAGASCAR

tous les nôtres sont égorgés. Ceux qui échappent vont se réfugier à l'île Bourbon. :

Impossible à ce moment, où toutes les nations de l'Europe se liguent contre nous, d'envoyer. des troupes pour venger nos morts et rétablir nôtre autorité, mais #7 Louis XIV ni ses successeurs ne renoncent à leurs droits pour cela. Plusieurs édits et arrêts, même sous Louis XV, proclament Madagascar possession française.

En 1750, la reine Béty cède à la France la petite île de Sainte-Marie située presqu'à l'entrée de la baie d'Antongil, et à partir de ce moment un commerce actif s'établit entre notre petite Colonie et la côte. De plus, .nos îles Bourbon. et Maurice ne pouvaient se passer de Madagascar, de sorte que nos colons avaient installé tout le long de la côte de petits marchés où se faisait l'échange des denrées et où s'entretenait le souvenir de la France.

En 1774, on fit une nouvelle et sérieuse tenta- . tive d'établissement à Madagascar. La direction de cette expédition fut donnée au Hongrois Benyowsky, homme à larges vues, énergique et . habile. Il ne tarda pas à gagner les sympathies des indigènes. De nouveau il prit possession de la côte au nom de la France, construisit des forts, traça des routes, creusa des canaux, et prit sur les peuplades Malgaches un tel ascendant, que dans une assemblée de chefs on le nomma ampandzaka, ou chef suprême. Il était, en vérité, souverain de Madagascar.

Le premier usage que fit Benyowsky de sa sou-

| veraineté, fut de persuader aux Malgaches de

conclure avec la France un traité d'alliance et d'amitié où on règlerait les affaires de conimercc entre les deux pays. Ses propositions furent acceptées, et, muni de pleins pouvoirs, il s'em- ‘barqua et fit voile pour la France. Mais, là, jalousie, malveillance et calomnies l'attendaient, ‘au lieu de reconnaissance pour les services rendus. Il plaide, lutte, et attend, — ce qui ést. si difficile pourune nature comme la sienne; — mais de parti-pris.on dénature ses idées et son œuvre;.on ne veut pas de cette splendide Colonie qu'il offre à la France.

Découragé à la fin, il va porter ailleurs ses projets et ses promesses. L'A ne l'écoute pas, l'Autriche le renvoie, et 1l passe en Amérique où une maison de Baîtimore lui fournit hommes et matériel. Aussitôt il reprend, la mer, ét, en 1785, il débarque sur la côte occidentale de

ascar, Il est reconnu par le peuple; reçu ‘ avec enthousiasme, et de suite se remet à l'œuvre. Hélas ! il n’est plus au service de 1a France. .

. Son premier souci est de faire entourer de fortifications le village où il s'était établi, mais à peine eut-il le temps de les terminer, À la suite | d'une dispute surrenue entre Benyowsky et un . colon de Meier Pe-mees le. Guarienaus Le dut | - Colonie envoya. à RE NE portant une compagnie régiment de Rondiehter Benyowsky est cantonné et blo- : qué dans son fort, avec 3o indigènes et 2 .… blancs. Pendant qu'il dirige la défense, une balle | française l'atteint en pleine poitrine, Notre triste

Coéherent ‘d'alors sh méconnu ‘un bon de on a Avr |

Dropositions furent

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les organ ee des , de fonder en un mot une véritable

Colonie. Mais on n'eut pas le temps de réaliser ces beaux projets ; à peine furent-ils com aencés

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Il faut dire qu'officiellement le Gouvernement sn brd désavoua son agent, et formellement lui ordonna de remettre aux autorités françaises nos établissements de Madagascar. Mais Farquhar n'était pas homme à abandonner ainsi son idée ; cette fois il refuse d'obéir aux ordres de son Gouvernement, il déclare que Madagascar est terre indépendante et que les Anglais comme les Français ont le droit de s’y établir. Enfin il fallut de longues et pénibles négociations pour que notre drapeau pôt de nouveau flotter sur cette île, Ce ne fut qu'à la fin de 1818 qu'en présence de tous les chefs indigènes les commissaires reprirent s0lennellement possession au nom de la France.

Fort mécontents de leur échec, les Anglais qui n'avaient jamais cessé leurs agissements auprès des indigènes, qui les avaient sondés et travaillés par l'entremise de leurs missionnaires, Æurent l'idée d'exciter contre nous les Hovas, petit peuple énergique, gouverné par un’homme jeune et ambitieux. Alors que les autres chefs indigènes acceptaient la domination française, Radama 1°, chef des Hovas, dirigé et excité par les Anglais, se mit non seulement à nous braver mais déclara encore vouloir nous expulser de l'Île. En 1825, à la tête de 4,000 soldats, il signifia au commandant français de Fort-Dauphin qu'il eût à quitter la place. Sur le refus de celui-ci, on arracha les drapeaux français et on les remplaça par les pavillons hovas.

Au lieu d'agir vigoureusement et de répondre comme il convenait à cette insulte faite à notre

NÇAISES

ht le Gouvernement et formellement lui autorités françai- Madagascar. Mais me à abandonner refuse d'obéir aux ent, il déclare que bendante et que les ais ont le droit de de longues et péninotre drapeau pôt tte île, Ce ne fut présence de tous les ssaires reprirenf 80nom de la France.

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omination française, !

s, dirigé et excité par.

lement à nous braver oir nous expulser de de 4,000 soldats, il rançais de Fort-Daua place. Sur le refus es drapeaux français pavillons hovas.

ement et de répondre e insulte faite à notre

drapeau, le Gouvernement français resta inerte et indifférent. C'est en 1829 seulement qu'on se décide à venger la prise de Fort-Dauphin, et qu'une petite expédition, sous les ordres du commandant Gourbeyre, se met en route, Radama venait de mourir, mais sa veuve, Ranavalo, encouragée par notre mollesse, poursuivait son œuvre de conquête sans se soucier de nous-Au mois de juillet, enfin, nos soldats débarquent à Tamatave; le commandant Gourbeyre pose ses conditions, donne à la reine 20

| jours pour répondre et pendant ce temps se rend

à Tintingue où, avec l'aide d'un graïd nombre d'indigènes qui fuyaient devant les Hovas, il relève le fort et y plante le drapeau français. Ranavalo proteste et demande raison de cet acte. Le commandant répond par la prise de Tamatave et du fort de Larrée. Intimidée, la reine demande à traiter, et notre représentant se rend à Bourbon pour s'entendre avec les autorités à ce sujet. Mais la belliqueuse souveraine ne tarde pas à changer ses projets, et au retour du commandant elle ne veut d'aucun arrangement et refuse de traiter même sur 1 bases qu’elle avait elle-même praposées.

Il s'agissait donc de reprendre les armes, et pour cela il fallait des renforts; mais on était à la veille de la Révolution de Juillet, et la France, toute troublée de luttes intestines, ne pouvait guère s'occuper de Madagascar. L'année 1830 se passa en négociations inutiles avec la reine, qui se montra intraitable et dont l'audace et l'insolence grandissaient à mesure que la France

s'effaçait. Et notre pauvre gouvernement finit par tant s'effacer, qu'au mois de juin 183r fierté vase “br.

car, et que pendant une euinmine -d'naits le CS ST ES En 1845, la reine Ranavalo avertit les étran gers habitant Tomatave que dorénavant ils auraient à travailler comme des esclaves, qu'ils seraient même vendus comme tels, qu'il leur serait interdit de faire le commerce avec l'intérieur de l’île, qu'ils auraient à obéir aux Hovas, 4 seraient tenus A rca — les corvées reine et soumis à l'épreuve du tanguin.

Quinze jours de réflexion étaient accordésaux habitants et commerçants. « Si à ce terme ils n'ont pas accédé, dit la proclamation, leurs clôtures seront brisées, leurs marchandises livrées au vol et au pillage et eux-mêmes seront SR ‘en rade Et Ramsvalo tint parole : au jour dit, les

marchandises et 1 eng ras des E furent impitoyablement brûlées et ‘la nouvelle

de cette conduite inqualioble, à de ces

tions sans précédent, deux navires français et une corvette anglaise s'empressèrent de porter sccours aux victimes.

Tamatave fut bombardé, et les positions ennemies enlevées, mais après une charge à la baïomfette qui nous coûta 18 hommes dont 3 | officiers. D sés. Les Hovas s’emparèrent des péens, tranchèrent les ttes et les fixant an bout

ole ; au jour dit, les

s de Eur

furent ‘la nouvelle

Ep an plaçèrent en vue des côtes, et longues années les navires qui PO TES tristes et horribles.

en France M + nano une tion que devait commander le ns te dde 0 02 PO apeau une question et d'expédition échoua.

malgré la haine de Ranavalo pour

Cependant, les Européens, deux Français entreprenants et D LIRE

vint s Lame à er œuvre, et Log img Se mèrent le projet de faire exploiter: par ingéieurs Français les richesses de cette magnifique

ni contrée. De concert avec le fils de TOR E lui succèdera sous le-nom de Radama Il, il conclu qu'une grande Société serait: créée pour PC CA NE de Madagascar. En même temps; il fut sialé avec Le prince héritier qui serge rame à nde sympathie pour les Français, que le pit déciart de la France sur st er vid

* complot ayant pour but de la détrôner et de la

négocier cette affaire, et Napoléon IX parut très favorable à ces projets commerciaux. Mais, soucieux de ménager les Anglais et de leur complaire, il voulut avoir leur consentement avant de prendre un engagement et dépêcha Luimbert en Angleterre pour proposer que la nouvelle Compagnie fut formée par un nombre égal de Français et d'Anglais.

L'Angleterre refusa mais eut aussitôt le soin de faire embarquer pour Madagascar ses missionnaires, « ces messagers de paix qui sont les avant-coureurs de la guerre, apôtres de la liberté qui sont les pionniers de la servitude. »

HER principal de l'Angleterre, le méthodiste Ellis, fit vite et habilement sa besogne. Il dévoila à la Reine-Mère l'existence d’un noir complot tramé contre elle par les Français,

faire périr, et dont les chefs étaient Lambert, Laborde, et le propre fils de la reine, le prince héritier |

L'effet produit par ces « révélations » fut terrible ; les Européens furent chassés, beaucoup périrent, et les chrétiens indigènes furent massacrés. Voilà l'œuvre chrétienne et civilisatrice du missionnaire Ellis !

En 18671, Ranavalo la pré aps meurt ; son gr “ca order rgf e premier acte du jeune roi fut de rappeler auprès de lui les Français Lambert et Laborde, et de reprendre le projet de pe mr française.

C'est peu de temps après l'avénement de Radama II que fut signé le Traité de 1862, traité

de pe qui sont les , apôtres de la liberté servitude. » .

Angleterre, le méthoment sa Il l'exrienes d'un noir le es als, le Se détrôner et de la Lefs étaient Lambert, de la reine, le prince

idigènes furent massanne et civilisatrice du

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auprès de lui les Frane, et de reprendre le

après l'ayénement de le Traité de 1862, traité

| veuve est À sas reine, à la grande joie des

a accordait de grands priviléges à la Com e Madagascar, il est vrai, mais par lequel la France faisait des ee 2 a peu et im tes, et par leque n IIL reconn t le roi des Hovas une ei de DO gs sous réserve, il faut le dire, des droits de a France. APR a L'influence française, cependant, grandissait dans ce pays, les projets de la nouvelle Compagnie commençaient à prendre corps, on travaillait, : on espérait, et le jeune roi qui s'était pris de sympathie pour nos compatriotes se montra favorable à toutes leurs entreprises, Mais ce rayon de prospérité ne devait durer que ce que durent les roses; — tout d'un coup, une révolution éclate, le roi meurt étranglé et sa

Anglais. D'aucuns disent, et peut-être ont-ils ; raison, que c'est la main d’Ellis qui a organisé et fait éclore cette révolution de is, Quoiqu'il en soit, la nouvelle souveraine s'empressa de déclarer nul le traité de 1862, et Napoléon III, occupé alors au Mexique, au lieu En rger nos soldats pr pese sr nr ne e , en chargea ses diplomates, qui pendant une année cherchèrent à renouer les négociations. Ils échouèrent, d'ailleurs, et finalement on se contenta d'une indemnité d'un million pour les membres de la Compagnie, obligés naturel. lement. de suspendre leurs travaux et de renoncer à leur entreprise, Fe Pendant ce temps, plus habiles que nous, Anglais et Américains passaient des traités de

ss 196 LES COLONIES FRANÇAISES commerce avec là reine: des Hovas, où pluté avec son prernier ministre tout puissant. Celui-c | absolument gagné par les Mét':odistes ne voulu d'aucune convention avec:la France.

| : Mais cinq années plus tard, en 1868, la rein | mourut, et fut remplacée par sa cousine Ran: valo II. A peine montée sur le trône, la nouvell Lo souveraine reprit les négociations avec la Franc | et au mois d'août de la même année, un secox. | traité de paix et de commerce fut signé entr | Napoléon IH et Ranavalo IL Traité regrettable « impolitique; dont le premier article. impruden ment ainsi conçu « Il y aura désormais et à perp. | taité paix, bonne entente et amitié entre S ë Majesté l'Empereur des Français et Sa Majest 1 eine cas 2 » servit de prétexte a

Le gouvernement hova ne tarda. pas d’a leurs. à dégager la France par la viola ouverte des conventions. Et voici dans quell

h cireonstances, Ce iraité de 1868 reconnaît f LS mellement et garantit le droit de propriété ni Français, De plus; x article dit que: + 4s à j dés Français détédés à Madagascar où € fl Malgaches décédés sur territoires français, se be remis ans héritiers ou, à leur défaut, au cons: f * Or, en r878; notre consul, M. Laborde; mei Ki: läïssant à Madagascar des biens considérables :4 lorsque ses héritiers veulent en prendre poss ‘à siôn; les Hovas s'y opposent. Nos agents et 4 beau réclamer, faire valoir les termes: du

di dont dis ossi:

furent inutiles, les Hovas étaient de mauvaise foi. Enfin, en 1881, le gouvernementde Ranavalo transmit aux autorités. françaises un refus absolu de rendre quoi que ce soit. En même temps, les

sa cousine pavillons hovas furent arborés sur . plusieurs ée aux le trône, la nouvelle soumis à notre protectorat. Notre consul, avec la France,

Baudais, fut menacé de mortet dut quitter ’ ; son ur np ‘au ne,

plantation de café, fut assassiné, sa maison pillée -t brûlée. Le Gouvernement hova, cependant, énonit distribuer aux soldats de la garde 250 La ge nar — il était — €t le 15 février 1883, l'énergique et contre-amiral Pierre fut envoyé à Madagascar comme chef d'expédition, avec.

raité de 1868 for- de chasser les Hovas de toute la côte, depuis

tit le droit de propriété Maÿjunga jusqu'à la baie d'Antongil.

nn article dit que: « des sens Dès son arrivée les opérati commencent ;

des à Madagascar O4 de suite il fait évaeuerpar l’ i et oocuper;par

sur territoires français, séroni parchaon, amende pigeon nets #7

ou. à leur défaut, au eonsul. » à notre Protectorat. Il fait ensuite remettre à la

re-consul, M. Labordé; meurt, reine des Hovas son ultimatum, Le gouverne-

ar des biens considérables, et, ment de Ranavalo IL n’en tient pas compte,et

s veuent en è k pme gone as ca a pe rs UE

opposen : Nos agents euren ouane prises, Foulepointe est Vente ins que Mahambo et Fénire c le épicé

qui annoncait ces victoires portait : « Les Hovas sont en fuite, et nous n'avons de blessés, »

L'amiral Pierre avait admirablement exécuté le programme tracé, mais, déjà gravement malade, il ne rentrera en France que pour y mourir.

Il fut remplacé par l'amiral Galiber, qui condnua l’œuvre, sans toutefois arriver à une solution.

Le 27 mars 1884, la Chambre des Députés vota un crédit de 5 millions et pressa notre nouveau chef, l'Amiral- Miot, d'agir vigoureusement. Celui-ci signifia à la Reine des Hovas, que la République Française « éfaif résolue, pour derminer les affaires de Madagascar, de ne reculer devant aucun moyen », et se mit à la besogne.

Sa première opération fut le bombardement et la * prise de Mahanourou, puis Fénérive et Vohémar tombèrent entre nos mains. Au commencement de 1885 nous étions maîtres de la baie de Diego- Suarez et de toute la côte nord de Madagascar.

Nous avions pourtant affaire à des adversaires auxquels on avait su faire mettre à profit le temps perdu par nous. Pendant qué nous avions discuté et délibéré, ils avaient fait venir des armes et des instructeurs, ils avaient appris à $e servir de nos armes de précisign à tir rapide, grâce au dévouement de nos bons amis les Anglais,

Dès la fin de 1884, les dépêches de Madagascar nous montrent assez clairement le véritable ennemi. Au mois de novembre, l'amiral Miot s'exprime ainsi : « L'ennemi s'est signalé “cette fois par une régularité de manœuvres inusitée : il était évidemment dirigé par des Euro-

péens. » Plus tard il dit: « Il n'y a.aucun doute

brtait : « Les Hovas c de blessés. »

b t exécuté le gravement malade, pour ÿ MOUFIE.

Galiber, qui conüiver à une solution.

ambre des Députés ons ét pressa notre d'agir vigoureuse- « Reine des Hovas, > « était résolue, pour dagascar, de ne recuse mit à la besogne.

bombardement et la énérive et Vohémar . Au commencement s de sg de Diegoord de Madagascar.

ararati ettre à tie temps 1é nous ct discuté renir des armes et des ris à se servir de nos

pide, grâce au dévoue-

lais,

épêches de Madagasclairement le véritae novembre,. l'amiral ennemi s'est signalé é de manœuvres Inut dirigé par des Euro « Hn'y aaucun doute

à avoir sur leur direction : ce sont céttainemient te

des officiers européens qui les conseillent. »

Ainsi dirigés, les Hovas devenaient chaque

jour plus gênants, et l'Amiral qui à la fin de

1884 demandait 2,000 hommes de renfort en …

réclamait au mois de mars de l’année suivante de 3 à 4,000. Plus on attendait et plus grand

devenait le sacrifice nécessaire pour soutenir : l'honneur de la France et les intérêts de ses na-

Le 27 juillet, il y eut à la Chambre des Députés un débat des plus passionnés sur cette question de Ma , débat qui se termina .

par un vote de it de 12,190,000 francs.

Là-bas cependant les négociations se poursui- : vaient aussi bien que les opérations militaires, et à la fin de cette année 1885, M. de Freycinet vint annoncer à la tribune qu’elles avaient abouti,

et qu'un traité de paix avec les Hovas venait -

d'être conclu, Nous faisons de grandes concessions, il est : vrai, nQus reconnaissons Ranavalo III comme . reine de * Madagascar, mais en retour nous établissons notre Profectorat sur toute l'ile, et quand nous saurons rendre vraiment effectif notre protectorat, la France fera de des.

choses à ascar — ce pays si mervéilleusement riche et si admirablement situé, avec ses

presque partout, quoiqu’en disent les Anglais. L'abondance d’eau partout, les grandes diffé.

rences d'altitude et la constitution géologique de

l'île rendent Madagascar propre à toutes les

“cultures. On y trouve les produits des pays tempérés, comme ceux des pays tropicaux. ‘Il y a peu de climats où la canne à sucre réussisse comme à Madagascar ; le café qu'on y récoltest excellent ; le riz est onîtivé sur une très grande échelle ; de tabac, le caoutchouc, le mûnier, le coton, l'indigo, la soie-s'y trouvent en abondance à côté des produits de nos pays tels que bk, chanvre, vigne, etc. ; presque tous nos légumes y poussent ; les pommes de terre notamment:sont de qualité excellente et nos arbres fruitiers, cerisiers, pommiers, poiriers, etc., donnent de belles récoltes. Les forêts immenses fournissent des bois de construction et d'ébénisterie, acajou,

volaille y-est si commune qu'elle n'a ‘aucune valeur ; partout le gibier abonde, les cours d'eaux * sont poi les abeïlles fournissent un miel estimé, et le ver à soie s'élève facilement.

Les richesses minérales de Madægascar ne le -cèdent en rien aux productions végétales et animales. Gn rencontre le fer presque partout ;

de l'ile, le cristal de roche -est abondant et d'une grande et dans plusieurs “endroits on -æencontre le bitume.

: Madagascar possède d'excellents moui ne et de très beaux ports. Les pass sont

tave, centre de commerce très actif, Vohémar, Tintingue, Fénérive, Foulepointe et Maha:

noro échelonnés sur la côte est, e l'ile. , A l'ouest, “nous “trouvons baïe de Diégo-Suarez au nord-est où isa t'étbli un admirable port militaire a été cédée à la “France en toute propriété par le traité de 1885.

Nous y :avons -créé ‘une Colonie, qui s'est prodigieusement développée depuis 3 ans et à laquelle est réservé un magnifique avenir.

On vient de rattacher à la Colonie de Diégo- Suarez nos deux anciennes petites Colonies de Nossi-Bé et Saimte-Marie-de-Madagascar, deux îles du littoral de la France Orientale. Goceié : commence à constituer une magnifique e quia son:siège à Antsirane. HE

e qu'elle. n'a ‘aucune onde, les cours les fournissent unmiel

pour -récompenser son ‘esprit d'entreprise ceio-

ILES VOISINES pe MabaGAscaR

SAINTE-MARIE DE MADAGASCAR, NOSSI-BÉ, MAYOTTE, LES COMORES, LES SÉCHELLES, LES GLORIEUSES ET LES ALDABRAH.

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