COTE D'OR
de à en 1842 seulement que la France, sur da sh demande de À mm maisons françaises qui se faisaient grand commerce avec ce pays, :
de terrine sur la Côte d'Or. Des traités avec Amatifou, roi d’Assinie, et plusieurs chef du Grand-Bassam, nous assurèrent la liberté de … commerce dans ces contrées, et l'ouverture des routes pénétrant dans l'intérieur du pays. De son côté, la France s'engageait à payer une coutume annuelle.
A la suite de ce traité, trois postes français ae furent établis : Assivie, Grand-Bassam, Dabou.
Au point de vue climatérique, la Guinée. se partage en deux ré gions : le littoral ma 2 et insalubre, l'intérieur relativement sain; toutes les deux sont fertiles. Le coton y pousse ainsi que le café, la canne à sucre, l’indigo, le tabac, a de tropiques le littoral seulement est à n
pe, plus de commerce, tout fut
nn EnperR RE eee È dE HAE : H Ÿ:
216 LES COLONIES mançaises
et là le climat défend aux Européens la culture de la terre; aussi, à l'heure actuelle, les seuls objets recherchés par nos commerçants dans ces parages sont la poudre d'or et l'huile de:
Or, Grand-Bassam était en voie de devenir le grand entrepôt d'huile pour toute la Guinée, tandis qu’Assinie devenait un marché important pour la poudre d'or, lorsqu'en 1870, le Gouvernement fit abandonner ces deux comptoirs, ainsi que Dabou. On continua néanmoins à payer la coutume, et la France conserva sur le pays ses droits de protectorat.
Après l'évacuation, une seule maison française > demeura dans notre territoire délaissé, la maison Verdier, de La Rochelle. M. Verdier prit le titre Mn de résident; il sut inspirer confiance aux indi- M gènes, résister au Gouverneur de la Côte-d'Or LR anglaise, et si aujourd'hui Assinie et Grand- ESS Bassam sont des comptoirs français, c'est à la
de. vigueur de cette maison de commerce €t à LÉ l’habileté de ses représentants que nous le Ha. devons.
ss COTE DES ESCLAVES ‘à Plus à l'est, sur la Côte des Esclaves, la France pu encore le petit royaume de Porto-Novo, , en 1864, s'est mis sous notre protectorat.
s indigènes nous sont fort attachés, et en 1868 notre voisin, le roi de Dahomey, pour consolider 1s-cd établissement à ee nous cr taircment et spontané.aent le petit port de pe le seul que possède notre protectorat.
Le principal commerce Fe est
l'huile et les amandes de palmes. On exporte aussi un peu d’arachides et une petite quantité d'ivoire,
En dehors de Porto-Novo, il faut citer quelques factoreries fondées par des négociants marseillais, principalement les maisons Régis et Fabre, Ces établissements sont Porto-Seguro, Petit-Popo, Agoué et nc
Les Anglais qui nous coudoient à l'est seraient fort enchantés de se trouver maîtres de nos ge sur cette Côte des Esclaves.
En 1870 ils firent une tentative pour s'en emparer, mais ussés par les indigènes, ils durent se retirer. En 1875 ils revinrent à la mais sans plus de succès, grâce au Cardonnet, représentant de la maison Régis. Cet diplomate que brave Français, sut ménager nos intérêts et sauvegarder notre honneur. :
Sn es à tir pr |
; tions sur i Kotonou, mais "hui il reconnaît les droits de la France, et nous demeurons tranquilles possesseurs de ce petit port, comme de tous nos
ablis de la Côte. I1 ne faudrait cependant pas oublier que la vigilante Albion est BR qui nous surveille, que ses agents sont à la frontière, mal définie du reste, guettant chaque mouvement comme un chasseur à l'affut, et prêts à envahir si l'occasion se présente.
En vertu d'une convention toute récente, nous avons cédé à l'Allemagne Porto-Seguro et Petit-
Le SÉNÉGAL
Au xiv° siècle, les Dieppois, ces hardis sé gateurs, ces actifs commerçants qui parcouraient monde à la recherche de la fortune, trafiquaient déjà sur la côte africaine, depuis le Cap-Vert u'au golfe de Bénin. Mais c'est en 1626 seulement qu'ils genre en sur les rives A Sénégal et, protégés a puissante main Richelieu, fondent re véritable Colonie fran-
Les débuts de cette Colonle, l'histoire de ses L— années ne sont connus que vaguement:
ous savons que nos compatriotes eurent à lutter contre les Hollandais, qui cherchaient à attirer - vérs Gorée et d’autres établissements qu'ils Le sédaient sur la côte tous les produits de 1 rieur, ruinant ainsi le commerce français. Après Richelieu, Colbert s'intéresse à notre France africaine, dont il fait l'acquisition pour la ce La des Indes Occidentales, qu'il | Mais cette protection ge days ne
lui-même, et sur les lieux, de ce rait #8 | re l'intérieur pour ouvrir de nouveaux à Pier ur HA pro ats de M re E à 1724, la ( ns notre commerce prit une grande que “ influence nee s'étendit dons fes du Soudan Occidental. . :
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A pos
sn 220 LES COLONIES FRANÇAISES
- En effet, de x8r7 à 1854 (une période de 37 ans), Ke on vit passer 31 gouverneurs.
En 1854 une ère nouvelle s'ouvre pour la Colonie. À ce moment, les commerçants de Bordeaux qui faisaient des affaires avec le Sénégal adressèrent au Gouvernement des pétitions pour obtenir certaines réformes urgentes, et en réponse à ces réclamations le istre de la marine dressa tout un plan de réformes énergi-
es dont il confia l'exécution au commandant
aidherbe, selon lc: désirs exprimés par nos colons.
He Relever notre prestige, faire respecter notre FA drapeau, étendre et sffermir notre influence ua” commerciale : voilà le but que se propose le :f commandant Faidherb-:, et que, grâce à sa grande RL vigueur et à son activité intelligente, il atteindra. ‘1 Le premier souci du nouveau Gouverneur fut de débarrasser les environs de Saint-Louis cles Ë Maures pillards qui, avec une audace incroyable, Lust venaient ravager les Vis, Do indigènes, enlevant Re. les troupeaux, attaquant les marchands, semant Qu la terreur sur toute la rive gauche. Il fallait de toute nécessité les en chasser et les confiner sur la rive droite.
don eheus sets DU ise de ses itions ; i sont pourchassés sans trêve ni repos; par Rs cu 4 ur est tou , pr e Pendant plus de trois années on inces- . samment jusqu’à ce qu'épuisés, de lutter
Plusieurs provinces à des à notre Co- EU lonie, on crée des postes fortifiés, les coutumes Pas sont abolies et Er par des droits fixes; cv — les résultats sont en tous points satis- RL
ts.
rt sr même que nos soldats étenet consolidaient notre influence, un marabout toucouleur qui avait rêvé de se tailler un empire musulman dans le Soudan Occidental cherchait à soulever contre nous le Fouta et SR EP Fleuve de Saint-Louis. Ce marabout, El-Hadj "NO Omar, un pélerin revenu de la Mecque avec une ‘1 Fe de réputation de sainteté, était un guerrier ui de, un homme ro et Cap Il se re déclara le successeur du gran our de fi
apôtres se Tele d’abord sur le siché Niger Here Passant ensuite ve la vallée ils a èrent Segou
race é m s'emparer, 1 An où défendirent avec ne rt Le qu'El-Hadij et Pr a vins hasre mi À ego gong
ÿ A UMA Lara EE à * 1477 ù
Médine et aussitôt résolut de s'en rendre maître, + espérant par ce coup d'éclat rehausser encore son prestige. .
Ce fort, création de Faidherbe, était situé sur le Sénégal quelque peu en aval de la cataracte de Félou. La garnison se composait de 48 hommes, dont 6 Français seulement, mais la bravoure, l'intelligence et la fermeté de son chef, Paul Holl, tiendront lieu des ressources qui man-
uent.
: Pendant 97 jours, l'héroïque petite garnison résiste aux 2,000 El-Hadjistes, jusqu'à ce que Faidherbe accouru en toute hâte ait dis et détruit l'armée du pes (1857). Cette superbe résistance établit d'une façon éclatante et solide la puissance française dans le Haut Fleuve.
Après la période de lutte vint celle des conquêtes pacifiques. De nombreuses explorations nous font connaître le Soudan Occidendal, Le sous-lieutenant Pascal explora le Bambouk ; Lambert parcourut tout le Fouta-Djallon et y passa plusieurs Traités. Mais la plus remarquable parmi ces explorations est celle de Mage et Quintin envoyés à Ségou, comme ambassadeurs du Gouverneur du Sénégal auprès de El-Hadj-Omar, ce même marabout qui nous avait suscité tant de difficultés et qui avait fini par se créer dans le Soudan un vaste et puissant empire. LA . La mission donnée par Faidherbe à ces deux envoyés était « d'explorer la ligne qui joint nos établissements du Haut Sénégal avec le Haut pes et spécialement avec Bamako. » :
D'autre part, dans notre Colonie même, on
e s'en rendre maître, rehausser encore
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865 à 1876 tout se passa tranquillemen Que comptoirs furent fondés dans les RE vières du sud, on construisit quelques postes dans Cayor; mais tout projet d' sion vers le fut abandonné. LR CHENE En 1876, le colonel Brière de l'Isle fut nommé Gouverneur du Sénégal, et une e de très grande activité s'ouvre lonie. On re
He
la 3°, plus difficile, mais aussi plus importante, continuait depuis Médine jusqu'à Bamakou sur le Niger, nous mettant ainsi en communication avec le Soudan central, cette riche et admirable contrée. -
Le colonel Brière de l'Isle, alors Gouverneur du Sénégal, fut chargé de l'exécution de ce projet. Immédiatement, il fit partir les reconnaissances et expéditions nécessaires pour étudier le pays, et s’y établir assez solidement pour i
uvoir pus les travaux futurs. Le colonel gen
rdes, prit la direction des opérations € le Haut-Fleuve. Après des difficultés de tous genres, et trois campagnes successives, il parvint le 1°" février 1883 jusqu'à Bemakos, sur le Niger, à 1,600 kilomètres de Saint-Louis, où il construisit un fort. En chemin, il avait créé de nombreux postes et négocié avec des chefs noirs des traités de protectorat ou de concession.
En 188r, on avait pu commencer les travaux de cette section Médine-Bamakou; malheureusement, en 1884, un vote de la Chambre des Députés fit arrêter la construction de la voie. On était à ce moment non loin de Bafoulabé.
« Il est cependant indispensable de créer route assurant d’une façon rapide et économiq les transports de Saint-Louis au Niger. Le tra . est déjà jalonné et protégé par les postes forti établis par le colonel ge og ner 6 et compagnons au prix de fati inouïes et beaucoup d’ t dépensé. Î y a là un capita que nous ne devons pas abandonner. Re
ton l'entreprise ajournée du chemin de
st cette riche et adm
l'Isle, alors Gouverneur de l'exécution de ce
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u commencer les travaux -Bamakou; malneureuvote de la Chambre des construction de la voie. On
façon rapide et économique t-Louis au Niger. Le tracé
1 fortifiés rs are
‘4Qn m'en continua pas mains l'œuvre Gommencéedansile Haut-Fleuve. Ilfallut encoreilutter contre le prophète Samory, un ennemi-d’ancienne 1date quiavait été battu par nos ‘troupes lors de îa ‘première ‘expédition «de Borgnis-:Desbordes, ais qui, ayant:repris courage, était revenu à dx
. Au mois de juin 1885 le «commandan:
ui -imfligea une :séri ite; l'année suivante t iles Français ile trouvèrent æncoresur'leur:chemin, 1r is eette fois-son.armmée entmmiseendés…. 8, s'estonfuie versle
sud. On a construit le pestede \i d'une part nous rapproche ‘du pays aurifère de Bouré ‘avec lequel le :commandant m
pr pen gr va Lt dre D d’eau, et depuis quelque temps deux canonmières démontables naviguent:sur le Niger.
A l'heure actuelle, — sauf deux petites interruptions, la Guinée portugaise et les Possessions
226 Les COLONIES FRANÇAISES anglaises dans la vallée de la Gambie, — le ! drapeau français flotte depuis le Cap Blanc au ! Nord, jusqu'à Sierra Leone au Sud. A l'Ouest, l'Atlantique sert de frontière naturelle; à l'Est,
il n'y a pas de limites fixes, mais notre influencé (àR
‘s'étend depuis la mer jusqu'au Niger. La grande voie commerciale de Saint-Louis. à Bamakou, ! protégée par treize postes, est entre nos mains. : Les villes principales, S4Zouis, Gorée-Dakar et Aufisque ont un conseil municipal. La Colonie possède un Conseil général ; elle est représentée | au Parlement par un dé, nté. RER.
Les principales exportations du Sénégal sont ; les gommes, les arachides qui fournissent une huile excellente, le caoutchouc, le café, le sésame, les bois de teinture et d'ébénisterie, les plumes d'autruche, l’ivoire, les peaux de crocodiles, etc. : Dans toute la vallée du Sénégal, le coton :
pousse; on y trouve l’or, et le fer est abondant. Dans certaines régions, le mercure, l'argent et le cuivre ont été signalés. re En somme, notre riche et belle Colonie du Sénégal, si longtemps décriéé, est pleine d'avenir. À l'heure présente elle est en bonne voie -de progrès; son commerce, qui en 1854 n'atteit pas 20 millions, en dépasse aujourd'hui 50. . il qu'à Ré ea s-NOUS ue l'esprit d'entreprise est l'un grands urs de la fortune et de la virilité d'un:
peuple. 1
e et belle Colonie du criéé, est pleine d'aveelle est en É r0
L'ALGÉRIE er La TUNISIE
L'ALGÉRIE Dès le commencement du xvre siècle, les
enne, pour la pêche du corail. Maintes ces comptoirs, pour lesqueis nous payions :
se possédaient des comptoirs sur la ‘côte
“un tribut annuel au Gouvernement turc, avaient été pillés; “es difficultés survinrent au sujet des
paienen , et le Dey d'Alger ayant à ce propos |
publiquement notre Consul et refusé les .
réparations exigées, la France lui déclara la.
Une flotte sous le gr ot de enr !
sde ce da à
versaire redoutable. Brave guerrier, diplomate habile, éloquent, instruit, ambitieux, il avait sur les Arabes un ascendant immense. Après des. fortunes diverses il fut battu en 1836 par le général Bugeaud, et l'année suivante il signa le traité de la T'afna, conclu imprudemment, car il nenous laissa guère que le littoral de l'Algérie, tandis que l’ir‘érieur dans les provinces d'Oran et d'Alger fut cédé à l'Emir.
Cette même année 1837, nous nous rendîmes maîtres de Constantine.
Abd-ekKader cependant s'organise de nou-
veau: il crée des arsenaux, fortifie des places, |
discipline son armée et, au mois de novembre 1839, lorsqu'il se croit assez fort pour briser le sun og he mrgprahuntgn og:
’improviste, les bat et vient camper aux portes mien à À laee.
use pour lui, met sur pied une armée et
fe rate pri age here 2 FR ..… la bataille de l'Zsly (août 1844), tandis que les ports de Tanger et de Maroc sont bombardés, IL
Celui-ci, séduit par son hôte, prend fait et |
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