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abandonnés sur le champ de bataille les morts et -les blessés ct une grande partie du matériel,
ainsi que l'étendard du Prince: d'Orange. Parmi !
es morts était le comte dé.Sürum, nommé par |
avance gouverneur de la colonie conquise.
En 1693, trois milie Anglais, avec léur ténacité |
nationale, débarquent de nouveau à la Martini-
que. Cette fois le débarquement s'effectue par- |
faitement, mais le départ est aussi précipité que celui des Hollandais. Ils s'en. vont laissant bagages, munitions, 300 prisonniers et de 5 à 600 morts.
Quatre ans plus tard, un intrépide corsaire !
anglais attaqua deux fois notre Colonie, faisant
ses débarquements la nuit. Mais les nôtres, con- : /
duits par un moine, lé Père Lebat, le repoussé- !
rent vigoureusement.
À partir de ce moment et pendant une longue !
période, la Martinique jouit d'une tranquillité relative, comme aussi d’une grande prospérité.
L'agriculture dont on s'occupa spécialement prit !
cun très grand développement, et le commerce devint considérable. La position géographique excellente, et ses ports nombreux et sûrs firent de l'île le grand marché des Antilles.
En 1762 la guerre de Sept Ans fit tomber |
nôtre vaillante Colonie au pouvoir de l’Angle- !
terré, mais elle ne demeura anglaise que pen-
dant 17 mois. Le Traité de Paris, 1763, nous la !
rendit et aussitôt les affaires reprirent avec une grande vigueur, À ce moment on- fit des tra-
vaux de défense considérables, à Fort-de-France
sa capitale actuelle notamment.
bataille les morts et artie du matériel,
nie conquise.
vont laissant baga-
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aussi précipité que |
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Lebat, le repousse-
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: d'une tranquillité grande prospérité.
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