I. — L'ile de Madagascar
Madagascar a été entrevue par les anciens. Les Portugais la retrouvèrent au commencement du xvi" siècle, mais ne s'y établirent pas. Les trésors de Tlnde excitaient alors leurs convoitises, et rarabition de leurs princes et de leurs marcliaiids se portait uniquement vers les rivages enchantés de rA.sie méridionale. Les Français, au contraire, qui eurent comme le pressentiment des ressources et de l'avenir de Madagascar, en prirent ofliciellement possession vers le milieu du xvu" siècle, y tirent des postes fortifiés et y ébauchèrent quelques cultures. Il est vrai que ces premiers germes ne furent jamais fécondés, et que notre occupation de Madagascar fut plus souvent nominative que réelle; mais aucun des gouvernements qui se sont succédé dans notre pays n'a négligé d'afliriner ces droits. Aucune puissance européenne ne les a jamais contestés. Il importe donc d'esquisser à grands traits l'histoire de nos établissements.
On ne connaît ijuc par tradition les voyages isolés que tirent à Madagascar, dos la lin du xvi^ siècle, plusieurs capitaines
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français. C'est seulement en 4Gi2 qu'un certain Rigault ou Ricault obtint de Richelieu le privilège exclusif, pour lui et ses associés, d'expédier des navires à Madagascar et aux îles adjacentes. Pronis fut expédié par Rigault avec douze Français, qui devaient former le noyau de la nouvelle colonie. Après quelques hésitations, il s'établit dans la presqu'île de Tbolongav, où il bâtit le fort Dauphin. Ce nom resta h la presqu'île, et Fort- Daupliin devint comme la capitale de nos établissements dans la grande île africaine. Les fautes de Pronis, son union impolitique avec la fdle d'un chef indigène, sa déloyauté auprès de ces mêmes indigènes, qu'il vendait comme esclaves, tout, jusqu'à sa qualité de huguenot, empêcha les progrès de la petite colonie.
Son successeur, Flacourt, ne fut pas plus heureux; mais on connaît mictix son administration, car il nous a laissé la relation de son séjour à Madagascar. Grâce à lui nous savons que les Français créèrent de nouveaux postes à Sainte-Luce, à Antongil, à Sainte-Marie, à Fénérifîc, à la baie de Saint-Augustin, et même sur l'île Mascarênhas, qui reçut alors le nom de Bourbon. Pour marquer de leur vrai nom ces comptoirs, Flacourt appela Madagascar la France orientale. Pendant sept années, il présida à son développement et crut à son avenir. Il s'était pris d'amour pour ce ciel limpide et clément, et croyait à la perpétuité de l'occupation française.
Sous les successeurs de Flacourt, ritilluence irauçaise ne cessa de grandir à Madagascar. Peu à peu, nos relations avec les indigènes devinrent plus sûres. Chacun de nos postes était comme un refuge, d'oîi rayonnait au loin notre influence. Fouquet et surtout Golbert, qui voulait faire de la grande île africaine le centre de nos possessions orientales, ne cessait d'encourager les colons et les fonctionnaires qu'il y envoyait. Il accordait même aux gouverneurs le titre de vice -roi; mais ses choix ne furent pas toujours heureux. En 1670, un certain Delahaye, qui ne connaissait ni le pays ni ses habitants, commit tant de maladresses à Madagascar, que les insulaires exaspérés se soulevèrent contre sa tyrannie, se ruèrent sur nos établissements et massacrèrent nos malheureux compatriotes. Delahaye abandonna traîtreusement le tort Dauphin et passa à Surate avec ses troupes. C'était un véritable désastre, et, par malheur, la France était alors engagée dans une série de guerres impoliti-
ques qui lui ôlèrent toute liberté d'action au delà des mers. En effet, pendant tout le reste du règne de Louis XIV, aucune expédition nouvelle ne fut envoyée à Madagascar : il est vrai que nulle puissance européenne ne chercha à infirmer ou à menacer nos droits sur la grande île africaine.
Sous le règne de Louis XV, et malgré l'abandon dans lequel tombèrent les alTaires coloniales, les droits de la France furent soigneusement réservés et même revendiqués par une série d'actes et de décrets. On reprit même les projets de colonisation. En 17G8, sous le ministère du duc de Praslin, un officier distingué, M. de Maudave, prit, au nom du roi, le commandement de Fort-Dauphin. Ses instructions lui prescrivaient de renouer et d'entretenir constamment des relations amicales avec les insulaires. Ce plan échoua par l'insuffisance des ressources allouées à son exécution. Il échoua surtout parce que le gouvernement, au lieu de concentrer ses ressources a Fort-Dauphin, eut le tort d'en distraire la majeure partie pour tenter un nouvel établissement à la baie d'Antongil, et d'en confier la direction à un homme qui fut sans doute un héros dans la lutte de la liberté polonaise contre la Russie, mais qui n'était qu'un vub gaire aventurier. Il se nommait Beniowsky. A peine débarqué, il fit une guerre atroce à ces peuplades demi- barbares et ne réussit à conquérir que de nouvelles haines au nom français.
Malgré l'insuccès de cette double tentative, nos droits étaient encore intacts, et, lorsque commença la Révolution française, aucune prescription , aucune contestation ne les avait compromis. En vertu des principes généralement admis du droit des gens, Madagascar était si bien possession française qu'aucun éi.îlilissement européen n'avait été fondé près des nôtres pour diviser les sympathies des indigènes. Jamais cette île n'avait été le prétexte d'une difficulté diplomatique. Les droits de la France étaient tellement reconnus qu'en 1815, lors des traités de Paris et de Vienne, un des articles des traités ayant cédé à l'Angleterre l'île de France et ses dépendances, sir Robert Faniuhar, gouverneur de l'île de France devenue anglaise, expliqua le mot dépendances en prétendant que nos comptoirs inadécasses se trouvaient implicitement compris dans la cession. Après une laborieuse négociation, le gouvernement anglais reconnut ses torts et nous restitua Madagascar.
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Aussitôt noire drapeau reparut à Forl-Daupliin, à Sainte- Luce, à Tamatave, dans la baie d'Antongil et le pays de Fcnériffo. Un grand nombre de chefs recontuirent notre autorité; mais il s'^n rencontra un qui la repoussa obsùnénient, secondé qu'il fut par sir Farquliar, qui n'avait pu oublier sa déconvenue de 1815 et voulait à tout prix remplacer à Madagascar l'inflnence française par l'influence anglaise. Ce fut le chef des Howas, Radama, qui prétendit assujettir à ses lois tous les insulaires et expulser les Français. Entre lui et nos commandants s'engagèrent des conflits et des luttes qui se prolongèrent quelques années, mais sans infliger aucun désaveu à notre souveraineté. La plus connue des expéditions tentées par la France à celte époque est celle de Foulpointe, en 1829. Radama venait de mourir. Sa veuve, Raiiavalo, toujours conseillée par les Anglais, continuait son œuvre et achevait la conquête de l'ile. Le roi Charles X, excité par son ministre de la marine, Hyde de Neuville, résolut d'arrêter les progrès menaçants de Ranavalo et confia au capitaine Gourheyre la mission de reprendre sur les Howas nos établissements, de les agrandir et de les conserver. Les débuts de l'expédition fur-ent heureux. En juillet 1829, nos soldats débarquèrent dans la presqu'île de Tinlingue et la fortifièrent, grâce au concours d'un grand nombre de Madécasses, qui fuyaient la tyrannie des Howas. De toutes parts arrivaient de nombreuses familles d'émigrants, qui recouraient à la protection de notre drapeau. Les uns s'installèrent dans les deux villages improvisés à Tintingue; les autres se répandirent dans les bois voisins ou sur le littoral de la baie. Aux protestations de Ranavalo, le commandant Gourbeyre répondit par la prise de Tamatave et du fort Larrée. Tont donc s'annonçait parfaitement; mais l'imprévoyance des chefs de l'expédition, le gaspillage des ressources, la prompte démoralisation des esprits et des courages ne permirent pas de neutraliser les désastreux effets d'une insalubrité inévitable. La famine éclata, et elle fut terrible : non-seulement les Français en soulirirent, mais plus encore les indigènes, qui avaient embrassé notre cause, car ils n'osaient s'écarter de nos établissements pour quêter leur nourriture. « On ne rencontrait plus sur les chemins, écrit un témoin oculaire, dans les villages et à l'intérieur même du fort, que des spectres ambulants. Beau-
coup de cadavres, trouvés dans les bois et dans les cases, obligèrent de prendre des mesures contre l'infection. Les mallieureux chefs uialgaclies cherchèrent à vendre, ou plutôt à donner leurs esclaves, pour avoir de quoi satisfaire l'impérieux besoin de la faim qui les minait. Ils cédaient des hommes et des femmes dans la force de l'âge pour un sac ou deux de riz. Ou avait la douleur de voir des enfants arracher aux chiens et se disputer entre eux les os que l'on jetait. Les casernes étaient encombrées de ces malheureux, avec qui nos soldats voulaient bien partager leurs aliuients. » On reconnut enfin la nécessité de céder aux circonstances, et l'évacuation fut décidée. Tous nos forts furent minés, les magasins et les chantiers brûlés, et les débris de l'expédition s'embarquèrent sans avoir été inquiétés par les Howas; mais tous les insulaires qui s'étaient compromis par leurs sympathies françaises furent abandonnés et payèrent de la vie le crime d'avoir été nos partisans. La dernière expédition que la France ait tentée sur le sol dévorant de Madagascar se terminait dans la honte et le sang!
Malgré nos insuccès répétés, malgré les tentatives avortées de Pronis, Placourt, Delahaye, Maudave, Beniowsky et Gourbeyre, nos droits sur la grande île africaine n'ont jamais été constestés. Le gouvernement de Juillet, quoique forcé d'ordonner l'évacuation de Tiatingue, réserva notre possession légitime ; les établissements de la France à Madagascar, bien qu'inoccupés, ne cessèrent pas de ligurer dans la liste officielle de nos colonies. A divei ses reprises, nos ministres ont renouvelé les antiques déclarations, et d'aucun pays d'Earope n'est jamais survenue la moindre protestation. Ce n'est pas devant une réclamation diplomatique, mais, hélas! devant l'hésitation des Chambres et l'indifférence du pays qu'échoua, en 1847, le projet d'une expédition que devait commander le général Duvivier. La république de 1848 transmit au second Empire cet héritage colonial. L'empereur Napoléon III, lié par des promesses antérieures, ou plutôt mal renseigné sur l'historique de celte affaire, ou bien encore cédant à des vues philanthropiques, commit l'insigne maladresse de renoncer aux droits séculaires delà France sur Madagascar. Il reconnut au roi des Howas le titre de roi de Madagascar, contre lequel avaient protesté tous les gouvernements antérieurs. Il signa même avec lui un traité de
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paix cl de commerce. Peu à peu, silencieusement et sans cxplicalion, la dénomination oflicielle d'établissements français à Madagascar disparut des documents, des cartes et des rapports et lit place à celle de « Mayotte et dépendances », Ce fut un malheur et une faute, mais non pas une faute ii réparable!
D'aulres temps sont venus. L'empereur des Français et le roi de Madagascar ont disparu. Une poiiliiiue nouvelle s'est introduite. Nous avons repris, avec notre liberté d'action, la plénitude de nos droits. En vertu des nombreux postes par nous construits et longtemps occupés, en vertu des traités solennels contractés à diverses reprises avec les princes indigènes, et surtout en vertu de la paisible jouissance des droits que nous assurent depuis plus de deux cents ans nos entreprises, nos négociations et le consentement universel des puissances européennes, Madagascar est à nous et doit rester à nous. C'est la France orientale, gardons-lui ce beau nom.
En 1884 de graves difficultés furent soulevées par le gouvernement bova. Excité par des conseillers dont il n'est que trop facile de deviner la nationalité, le souverain madécasse rendit un décret aux termes duquel aucun Français n'avait le droit de posséder des terres dans l'île : spoliation déguisée qui cachait mal une arrière-pensée d'expulsion prochaine. Nos protestations ne furent pas écoulées. Il fallut recourir au canon. L'amiral Pierre bombarda les ports d'Auroron, Sangana et Passandava sur la côte nord-ouest, et de Majunga à l'entrée de la baie de Bombetock. Il s'empara ensuite de Tamatave, et détruisit Foulpointc, Mobamba et Fénériffe (1883). L'amiral Galibcr détruisit ou occupa Wohemar, Fort-Dauphin, et Mouroundavo (1884) et l'amiral Miot força enfin le gouvernement madécasse à signer le traité du 15 décembre 1885, par lequel les Hovas s'engageaient à payer une indemnité de guerre de dix millions, cédaient à la France en toute propriété le baie de Diego-Suarez, et acceptaient notre protectorat.
Ce traité ne fut jamais qu'une lettre morte. Les Hovas, soutenus par les Anglais, poussèrent si loin leurs prétentions insolentes qu'il fallut leur adresser un ultimatum en règle. Il ne fut pas accepté. Aussitôt les Chambres votèrent les crédits nécessaires et, pendant que nos vaisseaux, conduits par l'amiral Bienaimé, bombardaient Farafate, une petite armée de 16,000
liommes, commandée par le général Duclicsuo, ai i ivailàMajunga (mai 1895). Il s'agissait de remonter la vallée du Betsiboka et de marcher sur la capitale Tananarive. La colonne expéditionnaire prenait d'assaut Marovoay (^7 mars 181)o), Mévatanana (9 juin) et remportait une première victoire à Tsarasoatra : mais elle fut obligée de suspendre sa marche, et d'attendre les mois de juillet et d'août, sur les premiers plateaux de l'Iniérina, les munitions et les subsistances qui lui manquaient. Le 22 août, les Français se mettaient de nouveau en mouvement. Andriba était pris, et, après le combat de Tsinaïnondry, Tananarive, la capitale inviolée, tombait entre nos mains (30 septembre).
La reine Ranavalo avait reconnu le protectorat français, mais notre résident, Laroche, ne sut pas le faire respecter. Les Hovas, excités par les missionnaires anglais, ne cachaient pas leur mécontentement, et les autres tribus madécasses, qui s'indignaient de l'appui que nous donnions aux Hovas, leurs dominateurs abhorrés, se révoltaient de toutes pai'ls. Il fallut de nouveau recourir à la force. Le général Galliéni, nouveau l'ésident général, déclara Madagascar colonie française (8 août 1890), constitua les provinces en territoires militaires, et refoula les bandes révoltées. Il accorda aux tribus vassales des Hovas une autonomie complète et rétablit l'ordre : mais il lui fallut frapper de grands coups, condamner à mort d'anciens ministres de la reine Ranavalo, et exiler cette dernière à la Réunion, puis en Algérie. Peu à peu le pays tout entier fut occupé et pacilié. Les Sakalaves, les Baras, les Antanossis tirent leur soumission. Il ne reste plus aujourd'hui en armes que quelques peuplades de lextrême sud-ouest. On peut considérer comme achevée la prise de possession de l'île tout entière.
La France a donc réussi à faire valoir ses droits séculaires, Madagascar est dans une admii'able situation. Elle surveille les côtes orientales d'Afrique et commande l'océan Indien. 380 lieues du nord au sud, 100 à 120 de l'est à l'ouest, c'est-à-dire une superficie supérieure à celle de la France (590,000 kil. carrés), une population de cinq millions d'âmes, qui pourrait être sextuplée, un sol fertile, des productions variées, des côtes sûres et bien dessinées, ce sont autant d'avantages qui assurent à cette île de magniliques destinées.
Au nord, Madagascar s'allonge en pointe et se termine par le
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cap d'Amlire. On remarque sur la côte orientale les baies de Dicgo-Siiarez (longueur 18 kil., largeur 7 kil., profondeur 2S à SOmèIrcs), Ambavaranon, Louqucz, Levcn, Volicmar, Anlongil. Sur la côte occidentale, qui commence au cap Sainte-Marie, s'ouvrent les baies d'Ambavanibé, Passandava, Amrotsangana, Majimba, Narindina, Bambctock, Baly et Saint-Augustin. De nombreuses îles bordent la côte, mais elles ne présentent aucune importance.
Madagascar comprend deux parties distinctes : la région orientale, couverte de montagnes, et la région occidentale, qui est plate. De Port-Lcvcn jusqu'à Fort-Daupliin, sur une longueur de 300 lieues, court parallèlement à la mer une première cbaîne peu élevée. Une seconde chaîne, le Bémaraha, forme un vaste plateau avec la chaîne précédente. Une troisième va du cap Sainte-Marie au cap d'Ambre sous le nom de plateaux d'Ankara et des Betsilcos. Trois bourrelets de formation secondaire rident la grande plaine occidentale. Le point culminant de l'île est le massif d'Ankarali'a, dont les pics principaux sont l'Ambohimirandrana (2,350 mètres), l'Ankavitra (2,530 mètres), le Teiafakafo (2,540 mètres), et le Tsiafajavona (2,590 mètres).
De ces montagnes sortent une multitude de ruisseaux et de rivières qui se jettent soit dans l'océan Indien, soit dans le canal de Mozambique, A l'exception duManingory, du Mangoro et du Mananara, ce ne sont que des torrents qu'on signale dans le versant oriental. Dans le versant occidental ce sont au contraire de vrais fleuves, mais obstrués par des rapides, la Belsiboka, le Manambolo, le Tsijobonina, le Mongoka et l'Oinlahy. Quelquesuns de ces fleuves ont leurs embouchures ensablées, et envoient parallèlement .à la mer un grand nombre de bras qu'on utilise pour la navigation côtièrc, et qui parfois sont assez larges pour former de véritables lacs (Nosy-bé, Rasoamaray, Rasoabe, Fénoarivo, Rangazara, Itampolo).
Ce qui fait l'importance de Madagascar, c'est sa merveilleuse fécondité. L'île peut être considérée comme un centre de production pouvant fournir toutes les matières premières dont nous avons besoin. La production minérale est remarquable par sa variété, et la production industrielle encore très peu développée. Quant au commerce, à cause des entraves de tout genre jadis apportées par les Hovas, et aussi de l'absence des voies de com-
miinication, il est encore à l'état embryonnaire. Tous les transports se faisaient à dos d'homme ou en palanquin. Mais de bonnes routes commencent à sillonner l'île, et des voies ferrées y seront bientôt construites. A vrai dire, depuis l'occupation française, une ère nouvelle s'ouvre pour Madagascar, et la France Orientale nous réserve sans doute, à nous et à nos descendants, plus d'une surprise.