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la fabrication des pâtes à papier; 3" Vurtica œsluans, reclierchée pour la confection des filets de pôche; 4° Vhibiscus terrestris; ^° le jute, qui a envahi depuis quelques années tous les chemins de l'Ile.
Il existe deux arbres dans l'archipei dont la prodigieuse multiplication a vivement frappé nos économistes : ce sont le goyavier et Voranger. Le goyavier n'a été introduit qu'en 1813, mais il pousse avec une étonnante vigueur, et il constitue déjà (des bois touffus. Il couvre les montagnes jusqu'à la hauteur de 600 mètres. Dans les vallées, il atteint presque la taille d'un arbre. Sa rapide croissance et sa propagation par les animaux qui se nourrissent de ses fruits commencent à en faire un véritable fléau. L'oranger, introduit par Gook en 1774, a rencontré un terrain si propice et un climat si heureiix qu'il pousse aujourd'hui partout et sans culture. Les oranges taïtieinies sont fort estimées. On les expédie jusqu'en Californie ; à Taiti, on les achète vingt-cinq francs le mille, et on les revend deux cent cinquante francs à San Francisco. Les Taïtiens préparent avec leurs oranges une boisson fermentée, le vin d'orange, dont la préparation est sévèrement interdite par l'autorité française, à cause des scènes de débauche et de violence dont elle est l'occasion ou le prétexte.
Parmi les produits végétaux des îles, nous citerons encore le tau7ianu et le miro ou bois de rose, l'un et l'autre de première qualité, le tiairi ou bancoulier, Varbre à pain, le cocotier, le bois de fer et le sandal. En résumé, bien que riche et puissante, la végétation est peu variée, mais les essences utiles et les fruits savoureux s'acclimatent facilement.
Ces diverses productions sufhsent largement aux besoins de la population et alimentent un commerce d'échanges qui ne peut que grandir avec le temps, au fur et à mesure qu'augmenteront les débouchés.
Après Taiti, étudions les Taïtiens. Ils font partie de la grande famille océanienne, qui se dislingue par une teinte cuivrée, par la beauté des formes, par une taille au-dessus de la moyenne, et une expression de visage assez douce, à moins qu'ils ne se donnent par le tatouage une laideur factice. Ils se disent issus de la famille Mahori ou Mahoi, et, en effet, se reconnaissent entre eux à la première vue et aux premières paroles. Quelle
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est leur patrie originaire? On a cru longtemps que les vents ali/.és, qui soufflent de l'est, les avaient jetés d'Amérique sur l'urchipoi, mais les traditions indigènes s'accordent à représenter l'ouest comme le berceau de leur race, et il est bien plus probable qu'ils ont obéi aux vents d'ouest, qui régnent dans ces mers par séries de trois à quinze jours.
La population taïlienne a été estimée très diversement par les navigateurs qui ont visité cet archipel. Cook la portait en 1774 à 240,000 âmes; le missionnaire Wilson en 1797 ne comptait plus que 16,000 individus; en 1829, un nouveau recensement donna 9,909 habitants, ei le plus récent, celui de 1876, qui paraît opéré dans des conditions toutes spéciales d'exactitude, a produit le cliiffi e de 16,142. Où donc est la vérité? Le Chili re de Gook est évidemment exagéré. A l'arrivée des bâtiments anglais, les Taïtiens se transportaient à leur suite sur tous les rivages, afin de Jouir plus longtemps d'un spectacle si nouveau [>our eux, et l'amiral a pris pour la population d'un simple district les habitants de l'île presque tout entière. On a prétendu que la fréquence des infanticides, des guerres et des épidémies avait diminué la population dans des proportions considérables; mais les infanticides n'ont jamais été qu'une exception; les guerres n'ont pas dû être tort meurtrières, puisqu'on ne se battait que de loin, et que le parti vaincu trouvait son salut dans une prompte luite. Restaient, il est vrai, les épidémies, et il est certain que la dyssenterie et les maladies de poitrine ont fait de nombreuses victimes. A Taïti, comme partout oîi la race européenne s'est trouvée en contact avec des races indigènes plus faibles, l'apparition des blancs leur a été mortelle. Néanmoins l'équilibre commence à se rétablir : les guerres ont cessé; à l'infanticide et aux désordres de tout genre a s!]ccédé l'influence moralisatrice du christianisme. Les épidémies sont plus étudiées ou mieux soignées. Malgré ces pi'ogrcs, le recensement de 1896 ne donnait pourtant que le chiffre de 11,191.
Ces Polynésiens ont de tout temps frappé les navigateurs par leur grâce et leur amaljililé. Au temps de Cook (U de Bougainville, cette amabilité descendait jusqu'aux dernières complaisances, et l'île ne méritait que trop le nom de Nouvelle-Cytlière. Les mœurs se sont de nos jours en partie réformées, mais ce
TAÏTI 515 nid de verdure et de parfum cache toujours de séduisantes sirènes, au langage cadencé', aux manières enclianteresse;'», ne vivant que pour le plaisir. Elles portent des robes montantes aux vives couleurs, semblables à des peignoirs, qui flottent librement autour d'elles. Leurs noires tresses sont ornées de fleurs, ou de gracieux panaches dont elles aiment à s'ombrager. Les hommes se ceignent les flancs et les jambes d'une pièce de cotonnade nommée le pareu, et portent sur leur torse une chemise de conl'ecliori européenne dont les pans flottent à l'air. Ce sont ces vigoureux et beaux athlètes dont Gook, Lesson ou Diimont d'Urvilie ont si bien tracé le portrait.
Le paganisme a presque entièrement disparu des îles ïuïti et Tiibuai, et sans violence ni persécution. Protestants et catholiques se partagent les consciences. Les catholiques ont pour eux les faveurs administratives et les protestants l'autorité du fait accompli et le droit de premier occupaui; mais une égale lolérance règne entre les ministres des deux communions, qui, depuis que la question politique est tranchée, n'ont plus entre eux d'autre rivalité que celle du bien. Voici comme, avant l'annexion de 1880, était administré rarchi[iel :
Le gouvernement était partagé entre la royauté indigène et le Protectorat français, qui résidaient tousdeux à Papeiti. Le Protectorat français s'était réservé les relations extérieureset partageait avec la royauté les relations intérieures; mais, par la force des choses, la France exerçait la réalité du pouvoir, dont le souverain indigène ne conservait que les apparences. Les diverses îles formaient une assemblée constituée par les trois éléments suivants : 1° députés élus pour trois ans par le suffrage universel; 2° chefs de district; 3° juges. L'assemblée était convoquée par une ordonnance de la reine et du commissaire français. Le territoire était partagé en districts, et la population groupée en villages. Chaque insulaire était tenu de posséder une case propre et salubre. Aujourd'hui les Taïtiens sont devenus purement et simplement nos compatriotes.
Les conséquences de ces institutions politiques et sociales sont manifestes sur l'état intellectuel de cette société. A vrai dire, les Taïtiens sont plus civilisés que beaucoup d'Européens, et on ne continue à les appeler sauvages qu'en vertu d une convention. Ils ont adopté nos usages et nos coutumes : ils
adorent notre Dieu, ils balbutient notre langue; ce sont les Français de la Polynésie. N'est-ce pas notre droit et notre devoir de pousser la ressemblance jusqu'à ses dernières limites, et de créer dans ces lointains parages une véritable France océanienne?
S* Les Tuamoiu et Gambier.
Les lies Tuamotu et Gambier sont situées à l'est de Taïli. Oa les divise en deux groupes, les Tuamotu au nord-ouest et les Gambier au sud-est. Les Tuamotu otil lotigteu)ps porté le nom de Pomotu, ce qui veut dire en polynésien les îles soumises; mais les insulaires, quand ils ont accepté le orotectorat de la France, ont protesté contre celle dénomination, qui leur rappelait d'odieux souvenirs de sei vitude, et demandé à donner à leur archipel le nom de Tuamotu, qui veut dire îles lointaines. Le gouvernement s'est empressé d'accéder à cette demande, et désormais la dénomination de Pomotu n'a plus de raison d'être. Parfois encore, on appelle ces îles Basses ou Dangereuses. Cette qualification leur conviendrait nneux, car elles s'élèvent très peu au-dessus du niveau de la mer, et de plus sont protégées par une muraille de dangereux récils. Quant aux îles Gambier, elles furent ainsi nommées par le capitaine anglais Wilson, qui les visita en 1197 et leur donna le nom de Gambier, en l'honneur de l'amiral, fervent protecteur des missions de Londres, qui avait organisé l'expédition. On les appelle encore îles Mangarewa, du nom de la principale du groupe.
Les Tuamotu sont au nombre de "79. Voici leurs noms : Matahiva, Makalea. Tikahnu, Rairoa, Aruluf, Kaukura, Niau, Oahe, Apotaki, Manihi, Toau, Fakarava, Anaa, Aralik", Faaile, Kauehi, Takapoto , IJereheretue, Takaroa , Raraka . Tahanen, Taiaro, Tikei, Molutunga, Katiu, Tepoto, Ttianake, UiU, Makemo, Uaratki^ Anuanuraro, Marutea, Taenga, Reitoru, Nukutipipi, Nifiiru, Ih/iiieni, Tekokolo, Raroia, Marukau, Rav/here, Takume, Nengonengo, Rekareka, Tauere, Tecopolo, Manuhangi, Napuka, ângatau, Ilao, Aamann, Paroa, Tematangi, Pinuki, Fakahina, Pukararo, Pukarunga, Akiaki, Vanavana, Vairaatea, Pukapuka, VaHlaï, Nukutavake. Akunui, Vahitai, Tatatoroa, Tureia, Te-
LES TUAMOTU ET GAMBIER nlT tafi'otepoto, Anaaili, Morane, Puliarnha, Tenararo, Maturevavao, Nomia, Nalupe, Tenarunga, Maria, Merulea et Timoe. La plus importante est Anaa. Viennent ensuite Rairoo, Fakarava, Raroia, Hao cl Vairaalea. Les autres ne sont que des îlots sans importance; plusieurs d'entre elles sont même inhabitées. Elles s'étendent sur une longueur de 2000 kilomètres et une largeur de 1,200. Les Gambier sont au nombre de six. Cinq d'entre elles : Mnngarewa, Aukena, Okamaru, Akakawitai et Tarawaï, forment comme un cercle qui circonscrit un lagon intérieur de 18,000 hectares. La sixième, l'île Crescent, est en deliors du groupe.
Ces deux archipels appartenaient jadis à un continent que les (eux souterrains submergèrent en partie sous les eaux. Les îles, qu'épargna le cataclysme, étaient sans doute les sommets des montagnes de cette terre disparue. Aucune d'elles n'est importante comme supeificie. On dirait des cratères dont la crête émerge seule au-dessus des eaux, mais qui sont battus des deux côtés par les flots de la mer : en effet, elles présentent d'ordinaire une forme circulaire et entourent un lagon intérieur. Escarpées et inabordables du côté de la mer, elles n'offrent aucun mouillage, tandis qu'elles s'abaissent en pente douce du côté du lagon, ce qui semblerait indiquer un affaissement dans celte direction. De temps à autre se dresse encore une haute cime, comme par exemple le monlDuff'à. Mangarewa; mais ces derniers vestiges de l'ancien continent s'eiïondrent peu à peu et disparaîtront un jour ou l'autre. Presque toutes ces îles sont protégées au large par un récif madréporique qui forme comme une digue continue. De temps à autre, ces murailles de corail offrent des passes praticables pour les navires de toute grandeur. D'autres donnent accès seulement à de petits navires. Plusieurs îles n'ont pas de passes même pour les embarcations, qu'on est alors obligé de porter sur le récit' afin d£ les faire pénétrer dans le lagon intérieur, opération touiours diflicile à cause de la violence des vagues. Ces récifs extérieurs se reconnaissent de loin à la blanche nappe d'écume qui bouillonne dans les brisants. La nuit, le roulement sinistre de la vague les annonce. D'impétueux courants y précipitent les navires. Dans ces parages difficiles, on ne peut avancer qu'avec la plus grande précaution et la sonde à la main.
Los Tuamotu et les Gambier sont infertiles. Les seuls arbres qui s'y développent en toute liberté sont ies cocotiers et les pandanns, qui, par leur végétation active et touffue, constituent d'impénétrables fourrés. Les cocotiers ont un redoutable ennemi, un crabe terrestre, muni de fortes pinces, et très friand de noix. Ces noix servent de base à la nourriture des insulaires. Ils en extraient de l'huile, mais par des procédés très primitifs, en râpant les noix avec des lames de fer dentelées, puis en pressant avec la main les pulpes, qui ont, au préalable, fermenté deux ou trois semaines dans des réservoirs spéciaux. Les tourteaux sont utilisés pour la nourriture du bétail ou de petits chiens comestibles : on les convertit encore en engrais.
Avec l'huile de coco et la pèche, la seule industrie de l'archipel est celle de la nncre et des perles. Sur les rochers qui entourent l'archipel vivent et se développent de nombreuses liuîtres perlières; on les nomme des piniadines; leurs coquilles produisent une belle nacre fort estimée. Les insulaires vont les chercher en plongeant jusqu'à vingt et trente mètres sous l'eau. Comme elles adhèrent fortement au roc ou sont enfoncées dans le sable, plusieurs plongeons sont nécessaires pour les détacher. On les pêche de janvier à avril. On a soin d'exploiter lus bancs les uns après les autres, pour laisser aux coquilles le temps de grossir. Sept années sont nécessaires pour atteindre leur entier développement. Les perles obtenues se divisent en quatre caiégories : la première comprend les perles régulières €t sans lâche, la seconde les perks rouges et blanches, la troisième les perles baroques, avec taches, et la quatrième les chicots de perles.
Les Tuamotu et les Gambier n'ont, à vrai dire, pas d'histoire. Les Tuamotu dépetidaient autrefois de Taiti, et ont reconnu notre protectorat, quand nous l'avons imposé à la reine Pomaré. En 1836, des missionnaires de Picpus avaient débai que dans l'archipel, alors peuplé d'anthropophages. Après bien des difficultés, ils réussirent à convertir les insulaires au catholicisme, malgré les efforts des Mormons, accourus pour les rendre à la barbarie. Ces néophytes ont la foi du centenier. Parfois ils traversent à la nage les détroits qui séparent les îles pour venir entendre la messe. Les Gambier, découvertes en 1797 par Wilson et visitées en 1826 par Beechey, passaient pour nourrir une
LES TUAMOTU ET GAMBIER population t'th-oce et iiiliospitiilière, toujours disposée ;i attaquer et à piller les navires. Ce lut un capitaine chilien, Mauruc, <]ui les initia à la civilisation. Il les constitua en royaume indépendant. 11 leur donna même un drapeau national, que trouva Dumont d'Urville en 1838, quand il visita l'archipel; niais cette tenlalive avorta. En 1834 débarquaient à Mangarcwa les iuturs maîtres de l'île, les Pères de Picpus, Garret, Murphy et Laval. Bien accueillis par les insulaires, qui poussèrent les devoirs de riiospitalilé jusqu'à leur offrir des compagnes, que ces Révérends eurent de la peine à refuser, ils réussirent à se rendre indispensables, d'abord en soignant et en {guérissant quelques malades, puis en prouvant aux insulaires, par leur enseignement, la supériorité du catholicisme sur les coutumes sanguinaires et les superstitions, qui avaient jusqu'alors formé comme le fond de leur culte national. Le roi des îles se convertit le premier. Ses sujets imitèrent l'exemple de cet autre Clovis. Dès lors, les Pères de Picpus exercèrent une autorité qui peu à peu se convertit en tyrannie politique et surtout en exploitation commerciale. Ils eurent la prudence de conseiller aux insulaires de demander le protectorat de la France. L'amiral Dupetit-Thouars envoya en effet en 1843 la frégate la Charte, commandée par le capitaine Penaud, prendre possession de l'archipel. Le 12 décembre 1844, son successeur, l'amiral Buat, déléguait le Père Lianon comme son repré- «entant dans l'archipel, et, dès ce moment, les Pères de Picpus ajoutèrent à l'autorité morale dont ils jouissaient déjà le liue de délégué ofUciel de la Fi ance.
Il paraîtrait que leur domination n'a pas été exempte d'arbitraire. A diverses reprises, des plaintes se sont élevées, non pas de la part des insulaires, qui obéissent aveuglément, mais de la part des résidents européens, qui s'indignaient de les voir traités en esclaves et exploités à outrance. La question fut même portée à la tribune. S'ils ont rencontré des'détracteurs, les maîtres ecclésiastiques de l'archipel ont également trouvé des partisans. Rien encore n'a été résolu. Un fait seulement se dégage, et il est lamentable, la rapide disparition des insulaires. Faut-il l'attribuer à la phtiiisie, qui les décime, aux travaux excessifs qu'on leur impose, ou bien encore à l'abus des vœux de célibat imposés par les Pci es? Il est bien diflicile.
à pareille distance, et avec si peu de renseignements, do démêler le vrai dn faux : toujours est-il qu'on ne compte plus aujourd'hui dans les îles Gambicr que 2,000 à 2,500 âmes. La population des Tuamotu paraît plus considérable : ou l'évaluait en 1889 à 4,77S âmes.
8° Les lies Marquises.
L'archipel des 3farquises est situé à 250 lieues au nord-est de Taïti. 11 se compose de onze îles distribuées eu. deux groupes éloignés l'un de l'autre de vingt-cinq lieues. Le groupe sud-est ou du vent est plus spécialement désigné sous le nom de Marquises de Mendoza, ou simplement de Marquises; ce fut l'Espagnol Mendana qui leur donna ce nom, en l'honneur de la vicereine du Pérou, quand il les découvrit en 1595. 11 comprend les cinq îles de Tanata, Bivaoa, Fatuhuku, Fatuhiva et Molane. Le groupe nord-ouest, ou de la Révolution, ou de Washington, comprend les six îles de Nukuhiva, Hapu, Hanka, Hatutu, Eiao, Moiuiti. Gomme ces îles ont été visitées par tous les navigateurs de différentes nations envoyés en voyages d'exploration depuis un siècle, Cook, Ingraham, Marchand, Porter, Krusenstei ii, Dumont d'Urville, etc., elles ont souvent changé de nom, chacun de ces explorateurs se croyant le droit et le devoir de leur imposer une dénomination nouvelle. La France en a pris déhnitivement possession en juin 1842, presque au moment où elle s'établissait à Taïti, et dès lors les appellations géographiques se sont fixées. Les insulaires, qui tenaient à leur indépendance, nous ont d'abord résisté, mais ils reconnurent hientôt leur impuissance et s'habituèrent à notre domination. Quelques hommes de police et cinq ou six résidents français sufhsent aujourd'hui à maintenir celte population, dont on avait exagéré la sauvagerie.
Vues du large, les Marquises ressemblent à des cônes abrupts, tombant à pic dans la mer, d'une hauteur moyenne de 3 à 400 mètres. Au-dessus de cette première ligne de falaises, firesque droites, s'élèvent, dans un confus entassement, des pics mamelonnés, séparés par de profondes vallées. Le plus élevé de ces pics, celui de Nukuhiva, atteint 1,178 mètres de hauteur. Tout le pays fut jadis bouleversé par des volcans; on dirait que