‹ Les colonies françaises. Un siècle d'expansion colonialeChapitre 19 sur 23 · QUATRIÈME PARTIE — CHAPITRE IN · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE — CHAPITRE IN

Bruxelles, Le 23 avril Lt,

Monsieur le Ministre, l'Association Internationale du Congo, an nom des stations et territoires libres qu'elle a fondés au Congo el Marais vallée du Niudi-Quillou, déclare formellement qu'elle ne les céder 2 aucune Puissance sous réserve des conventions partieuliéres qui pou raient intervenir eutre la France et l'Asso ", pour Bxer les Himitenss et les conditi de leur action respective, Toutefois, lAssoctalinæs, désirant donner une nouvelle preuve de ses sentiments amicaux poeær la France, s'engage à lui donner le droit de préférence, si, parent circonstances imprévues, l'Association était amenée un jour à rétlison ses possessions.

M Jules Ferry répondit par la lettre suivante :

Paris, Le 2 avril 1843,

Monsieur, j'ai l'honneur de vous accuser réception de la lettre "mn duté du 23 courant, par laquelle, en voire qualité de Président "Re l'Association Internationale du Congo, vous me transmettex Mes 1m rances et des garanties destinées à consolider nos rapports dr conne EME et de bon voisinnge dans la région du Congo:

Je prends acte avec grande satisfaction de ées déclarations et "m2 retour, honneur de vous Faire savoir que le Gourérnementfnn ei prend l'engagement de respecter les stations ét territoires libres lt ou et de ne pas mettre obstnele à l'exercice de ses droites

Assoc

duss Fennr,

La souveraineté de l'Association fut sauvegardée par linieetees tion puissante du prince de Bismarck qui, soit par sympaltie poms la dynastio de Cobourg, soit pour faire pièes h In Franc ee À l'Angleterre, soit pour méonger & l'expansion coloninlemil des chances heureuses dans l'avenir (4), se déclara le chanpron de l'œuvre du roi des Belges. 11 protésta contre le traité anglo portugais qui fut dénoncé, invita fn France à se joindre pour régler un accord général de In question Africaine, officiellement le 3 novembre 1884 l'Association, totem ine et invita les roprésontants des pais a dans le but de rechercher etdltiblion une entente internationale sur les prineipestde a libertés morce duns le bassin et les embouchures du Congo, dela

comme puissance SOUVI

sauces à se réunir à Ber

(1) dar Conquéte de l'Afrique, par M, Jean Darcye Perrin, 1e

É NIGN ET EXPANSION DE L'APIIQUE FRANÇAISE 663

du Maghreb vendent le plus aujourd'hui, ce sont les céréales, les fruits et primeurs,.le bétail et les vins : or. les contrées soudanaises voisines du Sahara, que les récentes explorations nous ont Fait connaître, sont ou seront fort riches en céréales, regorgent de bétail, et sont peuplées de Musulmans qui ne consomment point de vin. Les explorateurs des laes et espaces noyés des environs de Tombouctou nous parlent d'une nouvelle Egypte; l'Egyple n'a pas besoin des blés de l'Algérie, Les voyageurs qui ont le mieux étudié le Mossi, le Macina, le Yatenga, comparent sans cesse à la Normandie ces merveilleuses régions d'élevage; la Normandie n'a pas besoin du bétail algérien. La réciproque est vraie : l'Algérie n'a rien à gagner aux importations d'objets similaires du Soudan des savanes et des steppes, et rien ne le prouve mieux que celle exelamation d'un observateur distingué, en présence des as ristiques des contrées do Nord de la boucle du Niger : « Nous né suromes pas ici au Soudan, mais dans le Sud algérien. »

I en faut revenir loujours à la même remarque, fondamentale et inexorable dans ses conséquences les plus simples : les régions vraiment riches et contrastantes de l'AIgérie-Tunisie et de l'Afrique occidentale française sont, de part et d'autre, les régions maritimes donc celles qui ont le plus grand intérêt à se servir des voies de mer, le moindre intérêt à emprunter les voies de terre. L'Algérie-Tunisie vaut, parson Tell'et son Sahel, l'Afrique occidentale française par ses ternitoirés de Guinée; dans la condition actuelle qui, assurément, n'est point définitive, mais reflète des faits naturels dé climat d'une inéluctable permanence, les deux zones de

richesse majeure dé ce que la France possède entre le golfe dé Guinée el ln Méditerranée sont aussi les plus distantes l'une dé Vautre et Les plus maritimes d'inclin Autant que de climat. Ajoutons une dernière in

marchés de vente des produits de la Guinée et du Tell sont et

on commerciale

ion : les

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