PREMIÈRE PARTIE [ML IR
use dJ'une évolution de nos desseins. En 1821 le secré- Etat Lainé, répondant aux partisans d'une réduction de: la marine, en vient à une apolozie très caractérisée de la
colonisation: on peut juzer. par quelques extraits de son dis-
cours, quels progrès avait faits la cause coloniale en France (1) :
e Sans doute la France à perdu braucnip d'établissements qui lui
ient à la fris chers et utiles: mais c'est précisément “ parce qu'il lui en reste peu qu'elle doit tenir davantage à «ceux qu'elle posséde encore, et si, pour les conserver, des
sacrifices sont nécessaires, quel est le Français qui ne soit à les faire ?... Je crois que la France doit chercher «tous les movens d'avoir d'autres colonies, dût-elle les “ blir sur des bases différentes et dans un but autre que celui & nos colonisations, dût-elle. en suivant des exemir: er la possession des territoires qu'on acquiert est plus sûre et plus stable que la possession « conquise. » JT affirme une conviction profonde la solie industrielle et agricole de la mére-patrie ainsi que par l'assis- « lance mutuelle des colonies et de la marine, notre commerce
“ dispos
“ quia di
e ples récents, les acqu
darité de la riche
avec le développement colonial : « C
ir pourra s'étendre, dans l'intérêt même de notre
dustrie et de notre agriculture. Toutes ces choses se lient «dans un grand Etat, ct ce n’est pas en caleulant isolément
‘les produits d'une pos
ion lointaine qu'on peut apprécie
vantages. Renoncer aux colonies, c'est vouloir abjurer,
« dans la suite, le commerce maritime, ce serait exiler Les Frane la navigation, et en faire, pour
inois de l'Europe. »
is de:
s mers, leur interd nsi dire, 1
On peut dire qu'en 1825, après l'application du plan de réforme maritime du ministre Portal, l'opinion publique et mèn
aues nombreux de ee remarquable discours dans
» à la fin de ce chapitre.
[LL 'REMIFRE PARTIE LME LNH)
I. — HEPRISES DE PHSsESSION: TENTATIVES D'EXPANSION. DEBUTS DE L'AFFAIRE D'ALGER
Ie avait melme merire à ne point desespérer. à envisager be chances l'une rerenstitntion de notre domaine colanial. pour des hommes qui avaient connu les sbstacles mis par l'ad-
sersaire implacable a la plus légitime des reprises de possession. Notre spoliation etait vonsommeée depuis INT: Pt pourtant que L'éprenves humiliantes nous firent imposées par sureroit
quand l'heure sonna de nous rendre les Aébris de notre bien.
Lorcque nosofficiers réclameérent sur place l° al du 20 novembre 1X
spé ils <e trouvérent en présence Lune serie de procedés dilatoires dont l'inspiration n'avait
rien de commun avec le droit des zens. Au Sénégal. c'est le
colonel Sehmalrz qui. aprés le tragique nanfrage de la «+ Méduss +. se voit en batte à nue persécution odieuse que mas queut des apparences de philanthropie si fant qu'à la fin de l'année 116, lord Bathurst. honteux de la conduite de ses subordonnés, lenr adresse, avec nn blâme formel, l'ordre de
réder la plars aux Francais et d'évaener le Sénégal « pour
oir fait naître sur
“éviter les soupcons que leur refus peut à 6 la bonne foi du zonvernement britannique ». Et c'est le 25 janvier 1817 que le trop célébre Brereton retirait la gar-
nison se établie Ki depuis ER09, [ne fallait pas plus de deux ans de labeur de notre nouveau
gouverneur, le colonel Schmaltz. pour rendre jaloux de nos pro-
en valeur nos maîtres de la veille.
grés d'expansion et de
Son œnvre fat continuée par des hommes qui méritent la gratitude des amis de la colonisation française, le capitaine de
pré CIK20-1H422), le baron Roger (1822), le com-
saissenn Les
116 PREMIÈRE PARTIE INOD-1834)
titude de notre organisme militaire à ces guerres nouvelles, sous un climat dur à supporter. Enfin et surtout l'opinion fran-
caise s’élait ressaisie après quelques années d'hésitations ; la France aurait, devrait avoir désormais une politique coloniale.
L'occupation d’Alger était complétée par la conclusion de traités d'amitié et de commerce avec le Maroc et la Tunisie, traités qui, en rappelant les termes des « capitulations », montraient notre dessein de ne point laisser effacer les traditions si vieilles et honorables de notre politique avec les pays musulmans. Notre influence renaissait, à mesure que renaissaient nos forces, en Egypte comme dans le Maghreb, et si Méhémet- Ali fut assurément plus porté à se servir des Européens qu'à les servir, du moins sa prédilection pour nos nationaux, officiers, ingénieurs, médecins, artistes, prépara chez les Egyptiens un réveil marqué d'opinion en notre faveur. Jadis chassés d'Égypte, nous ÿ avions laissé meilleur souvenir que no$ vainqueurs ; et il appartenait à nos diplomates de ne point négliger ces précieux germes d'influence. On a pu croire longtemps qu'ils n’y manqueraient pas.
Dès cette époque de la Restauration, le renouvellement des privilèges de nos nationaux, à Moka, n’était pas un gage insignifiant pour notre politique dans les pays que baigne la mer Rouge,
sait, par l'organe de Roy. la réduction à #4 millions du budget de la marine et des colonies qui s'élevait à 66 millions en 178 48.800.000 fr. en 1790. à 52.258.000 fr. en 1813, à 46.000.000 en 1816 et pour lequel le ministre de la marine, comte Dubouch. demandait 54) millions et demi. La discussion des crédits révéla l'opinion de la Chambresur l'expansion de la France au début de lu Restauration.
Le rapport de Roy invoquait principalement la situation générale des finances pour justifier la réduction proposée. En voici le principal passage :
I serait sans doute facile de justifier l'utilité d'un budget de 50 et même 70 millions pour la marine. Mais il faut toujoursexaminer, avant tout si cette utilité balance le grave inconvénient d'augmenter la charge successive des impôts: ur, il n'est pas douteux que la possibilité d'une rilime ne se présente heureusement que dans un avenir que tous les sacrifices qu'on pourrait faire aujourd’hui
vaut mieux ne pas avoir un corps nombreux d'officiers ; laisser aux colonies qui, quoique peupléesde Français, sont affranchies du poids énorme de l'arriéré et des impôts de guerre, le soin de pourvoir, au moins jusqu'à des temps plus heureux, à une partic des dépenses de leur adm tration et de leurs garnisons, que de frapper encore dav tage la propriété ou l'industrie.
'est-à-dire l'agriculture. Dès ce moment apparaît at l'hostilité apparente entre les intérêts de l'agriet l'expansion outre-mer que les adversaires de la colonisaont d'entretenir. Elle fut vivement relevée par les partisans de ln colonisation,
e du # février 1817, Garnier-Dufougeray combat en on du budget :
La propri dans le Parles cultur
tion ne ee
Au séan ces termes la réduction proposée par la comm
s moyens : car si elles ont donné des noins vrai que par leur nature celles dance; et si la métropole devenait indifférente à elles auraient un puissant motif pour chercher un nouveau si elles ne pouvaient se suffire à elles-mêmes; calculez alors icn résulterait pour le commerce, obligé de s'approvisionarchés étrangers où il subirait des conditions d'autant que nos besoins sont multipl