‹ Les colonies perduesChapitre 23 sur 42 · ILE MAURICE. 2S · texte numérisé non relu

ILE MAURICE. 2S

paysages merveilleux, où la poésie semble éclore d'elle-même et qui -ont valu, à notre littérature, d'admirables tableaux, et notamment la page suivante

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due à l'illustre écrivain, au début de Paul tt Vtrgmie : u Sur le cfité oriental de la montagne qui s'élève

derrière le Port-Louis, de rile-de-France,"^ on voit, dans un terrain jadis cultivé^ les ruines de deux petites cabanes. Elles sont situées presque au milieu d'un bassin, formé par de grands rochers, qui n'a qu'une seule ouverture tournée au Nord. On aperçoit, à gauche, la montagne appelée le Morne de la Découverte, d'où l'on signale les vaisseaux qui abordent dans l'île, et, au bas de cette montagne, la ville nommée le Port-Louis ; à droite, le chemin qui mène de Port-Louis au quartier des Pamplemousses ; ensuite, l'église de ce nom, qui s'élève, avec ses avenues de bambous, au milieu d'une grande plaine ; et plus loin, une forêt qui s'étend jusqu'aux extrémités de l'île. On distingue devant soi, sur les bords de la mer, la baie du Tombeau ; un peu sur la droite, le cap Malheureux ; et au delà, la pleine mer, où paraissent, à fleur d'eau, quelques îlots inhabités, entre autres le Coin de Mire, qui ressemble à un bastion au milieu des flots.

« A l'entrée de ce bassin d'où l'on découvre tant d'objets, les échos de la montagne répètent sans cesse lebruitdes ventsquiagitentlesforêtsvoisines,et le fracas des vagues qui se brisentauloinsurlesrécifs;mais, au pied même des cabanes, on n'entend plus aucun bruit, on ne voit autour de soi que de grands rochers escarpés comme des murailles. Des bouquets d'arbres croissent à leurs bases, dans leurs fentes et jusque sur leurs cimes, où s'arrêtent les nuages. Les pluies, que leurs pitons attirent, peignent souvent des couleurs de l'arc-en-ciel sur leurs flancs verts et bruns, et entretiennent, à leur pied, les sources dont se forme la petite rivière des Lataniers. Un grand silence règne dans leur enceinte, où tout est paisible, l'air, les eaux et la lumière. A peine l'écho y répète le murmure des

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