SAINT-DOMINGUE, 2S
4)ri3 pied chez nous, où Ton ne se lasse point de la répéter. En dépit des explorations de nos grands naviga-
tcurs,pn dépitde nos efforts au Canada et dans les Indes il reste acquis que la colonisation nous est interdite, et qu'il Tant faire notre deuil des possessions lointaines.
Ce qu'il y a de certain, comme nous avons essayé de le démontrer, dans la première partie de ce récit, c'est que les entraves mises à la colonisation par les institutions monarchiques, furent alors nos pires ennemies, surtout au Canada; car, dans l'Inde, Dupleix n'eut pas à lutter contre les dilapidations des intendants, et n'était pas bomme, du reste, à les souffrir. En outre, le Canadaétait une terre dépeuplée, tandis que l'Inde regorgeait d'une population pressée, qu'il fallait, à tout prix, gagner ou conquérir. Quant à Maurice et à Saint-Domingue, leur perte, si minime jicôtéde pareils désastres, ne pouvait entraîner de conséquences gi-aves ni provoquer d'énormes regrets, au milieu des bouleversements de toute sorte qui remuaient l'Europe, et des complications dont la France était le tliéàtre. Et si nous leur avons donné place, en quelques lignes, à la fin de ce livre, c'est que l'une et l'autre, après avoir prospéré sous notre domination , comptent aujourd'hui parmi nos colonies perdue».