‹ Les colonies perdues [microforme]Chapitre 35 sur 88 · VUE DE LA RIVIÈRE DE SAINTE-CLAIRE · texte numérisé non relu

VUE DE LA RIVIÈRE DE SAINTE-CLAIRE

française est beaucoup plus propre à l'amélioration et à la moralisation des races indigènes que la colonisation anglo-saxonne ou germanique.

Ces métis franco-indiens dont nous venons de parler sont dans le Nord-Ouest, après l'avoir été dans le Manitoba, les plus robustes et les plus intelligents pionniers de la civilisation canadienne. Le champ ouvert à leur activité est, pour ainsi dire, sans limites. Dans le Nord-Ouest, le colon, au lieu de trouver un sol couvert de bois, comme dans le Canada proprement dit, est généralement en pleine prairie. Il y a cependant dans les vallées de riches massifs forestiers. Les gisements de houille sont abondants. Même en faisant la part fort large aux terres glaciales ou seulement très froides, où l’agriculture est impossible, il reste encore au Nord-Ouest au moins cent millions d'hectares éminemment propres à la production des céréales et à l'élevage en grand du bétail; cent millions d'hectares de forêts ; trois cents millions d'hectares de territoires de chasse; un domaine, en un mot, dix fois grand comme la France et pouvant nourrir une population deux ow trois fois aussi nombreuse.

L'accès de cette magnifique région va être facilitée par la construction du Transcontinental canadien, qui Ya être achevé dans dix ans. Le Transcontinental canadien reliera le Pacifique à l'Atlantique. La première section construite sera celle qui relie le lac Nipissing, sur les frontières des provinces de Québec et d’Ontario, au lac Supérieur.

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