‹ Les colonies perdues [microforme]Chapitre 66 sur 88 · W 11 07777770 GÉNÉRAL LECLERC · texte numérisé non relu

W 11 07777770 GÉNÉRAL LECLERC

teurs,en dépit de nos efforts au Canada et dans les Indes

il reste acquis que la colonisation nous est interdite, et qu'il faut faire notre deuil des possessions lointaines.

Ce qu'il y a de certain, comme nous avons essayé de le démontrer, dans la première partie de ce récit, c'est que les entraves mises à la colonisation par les institutions monarchiques, furent alors nos pires ennemies, surtout au Canada; car, dans l'Inde, Dupleix n'eut pas à lutter contr* les dilapidations des intendants, et n'était pas homme, du reste, à les souffrir. En outre, le Canada était une terre dépeuplée, tandis que l'Inde regorgeait d’une population pressée, qu'il fallai‘, à tout prix, gagner ou conquérir. Quant à Maurice et à Saint-Domingue, leur perte, si minime à côté de pareils désastres, ne pouvait entraîner de conséquences graves ni provoquer d'énormesregrets, au milieu des bouleversements de toute sorte qui remuaient l’Europe, et des complications dont la France était le théâtre. Et si nous leur avons donné place, en quelques lignes, à la fin de ce livre, c'est que l'une et l’autre, après avoir prospéré sous notre domination, comptent aujourd’hui parmi nos colonies perdues.

Page 1