‹ Les colonies scolaires de vacances en LorraineChapitre 19 sur 61 · NT RO · texte numérisé non relu

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etn’ont toujours eu qu'à se louer de la docilité des enfants. La Journée se passe en promenades, quand il fait beau, en travaux de couture, jeux et de temps en temps quelques leçons d'instruction morale et religieuse.

Chaque soir, la troupe joyeuse reprend, enchantée, le chemin de la maison familiale.

La dépense pour le fonctionnement de l’œuvre est en moyenne de { fr. par enfant et par jour.

Colonies scolaires de vacances de Sion.

En 1907, s'inspirant des résultats obtenus par les œuvres déjà existantes à Nancy et estimant que dans une grande ville, comme Nancy, des œuvres de ce genre ne sont jamais en trop grand nombre, Messieurs Benoit Gény et Roger Bertin sollicitèrent le public en faveur de l’œuvre qu'ils fondaient.

Une somme de 7500 fr. fut recueillie en peu de temps, par des souscriptions spontanées ou des collectes faites à domicile.

Le système adopté fut celui de la colonie-internat, et après entente avec M. le Supérieur du Petit Séminaire du diocèse de Nancy, le comité décida d'envoyer ses colons dans cet établissement, libre pendant la période des vacances, et très bien situé sur la belle montagne de Sion, qui s'élève à peu près au centre de notre ancienne Lorraine entre Nancy et Mirecourt. C’est aussi un lieu de pélerinage très honoré: car, en haut de la montagne se dresse le Sanctuaire de la Vierge de Sion. Le Petit Séminaire est à côté : on jouit là d'une vue très agréable et d’une salubrité parfaite.

La première année, le nombre des colons atteint le chiffre de 54. La moyenne d'âge est de 9 à 13 ans.

Les enfants étaient pris parmi les élèves des Ecoles communales et de préférence parmi les protégés des conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Le Docteur Etienne voulut bien se charger de la partie médicale de l’œuvre. I fit passer aux jeunes colons la visite médicale destinée à permettre de faire un choix parmi les enfants proposés.

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Il va visiter régulièrement tous les dimanches la colonie pour s'assurer de l’état sanitaire.

A noter au sujet de la constatation des résultats médicaux obtenus, une excellente façon de procéder : les enfants non seulement sont pesés avant le départ, mais encore à la fin de chaque semaine de leur séjour à la colonie. De cette manière, il est très facile de se rendre un compte exact des progrès accomplis par les colons et d'apprécier les avantages retirés.

L'œuvre demanda au début un versement de cinq francs aux familles envoyant un enfant à la colonie, et huit francs aux familles y envoyant deux enfants.

Les années suivantes, estimant que la cotisation était peut-être un peu élevée, la cotisation des familles fut réduite à deux et trois francs.

L'œuvre demandait également aux parents de fournir un trousseau, composé d'effets indispensables, ils doivent être apportés en bon état, ce qui n’est malheureusement pas souvent le cas, et l’œuvre est obligée de remplacer une grande partie du trousseau, au grand contentement d’ailleurs des parents et des enfants.

La durée du séjour primitivement d'un mois fut abaissée ensuite à trois semaines. — Le prix de dépense par enfant et par jour est de 2 fr. 10 en moyenne (voyage, pension, assurance...)

Trois élèves du grand séminaire et un professeur de l’Institution Saint-Joseph sont chargés de surveiller les enfants.

Le nombre des enfants faisant partie de la colonie était de 52 en 1907, il alla ensuite en augmentant, et en 1910, c'étaient 64 jeunes garçons qui profitèrent du séjour à la campagne. |

Les organisateurs de l’œuvre espèrent arriver à pou-

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voir faire mieux encore, par l'installation plus complète du petit séminaire : au lieu de 64 enfants, ils comptent pouvoir y envoyer, si le budget le leur permet, de 80 à 100 jeunes garçons.

Que ce rêve puisse se réaliser, car plus ces colonies scolaires de vacances prennent d'extension, plus elles constituent à améliorer l’état sanitaire physique et moral de l’enfance ouvrière de nos grandes villes.

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