‹ Les colonies scolaires de vacances en LorraineChapitre 20 sur 61 · MEUSE · texte numérisé non relu

MEUSE

Œuvre Meusienne des Colonies de vacances.

En 1901, sur l'initiative généreuse de M. le Docteur Ficatier, de Bar-le-Duc, fut fondée « La ligue meusienne contre la tuberculose ».

La ligue a pour but de lutter contre le redoutable fléau par tous les moyens possibles.

D'abord des conférences destinées à faire connaître à la grande masse, quel danger ce mal fait au pays. Parmi les conférenciers éminents appelés par la ligue à porter la bonne parole dans la Meuse, nous nous faisons un plaisir de citer les noms de MM. les Professeurs Gross, Bernheim, Weiss, Haushalter, Simon, de la Faculté de médecine de Nancy, MM. les Professeurs Landouzy, Brouardel, Renon, de la Faculté de Paris.

Puis passant de la parole aux actes, grâce aux efforts Ancessants, au zèle constant de son dévoué Président, la ligue a entamé Le bon et salutaire combat.

Ce fut d’abord la création d'un service de désinfection

quia servi de base au service départemental d'hygiène qui fonctionne actuellement, et que le Docteur Ficatier a doté des derniers perfectionnements de la Science et de l’Indus-

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trie, faisant de la Meuse un département modèle à cet égard.

A Saint-Pol-sur-Mer, à Lay-Saint-Christophe, à Hauteville ont été envoyés de petits tuberculeux. Des secours alimentaires ont été donnés à des tuberculeux avérés nécessiteux. La ligue a accordé une large subvention à la Société des habitations à bon marché fondée à Bar-le-Duc, en vue de procurer aux familles ouvrières nombreuses, un logement salubre.

Sous son égide encore, s’est développée à Bar-le-Duc, l’œuvre du bon lait destinée à guiderles mères dans l’alimentation de leurs nourrissons et à procurer à celles qui ne peuvent absolument pas nourrir, un lait stérilisé, pour le plus grand bien des jeunes adeptes de l’œuvre. (*)

Enfin la ligue, estimant que prévenir vaut mieux que d’avoir à soigner, a créé l’œuvre meusienne des colonies de vacances.

Le siège principal de Pœuvre est à Bar-le-Duc. Son président, M. le Docteur Ficatier, qui est à la tète du Comité de Bar-le-Duc, est secondé dans sa tâche, par M. Morelle; pharmacien et M. le Docteur Villars, quidirigentles Comités de Commercy et de Verdun. Ces Messieurs s'occupent spécialement du recrutement des enfants présentés par les écoles des arrondissements où ils résident, mais tout est centralisé à Bar-le-Duc, et la direction générale de l’œuvre incombe spécialement à M. le Docteur Ficatier.

(‘) Les chiffres parlentmieux que les paroles: avant la création de l'œuvre du bon lait, la mortalité des nourrissons à Bar-le-Duc oscillait entre 20 et 21°/. Elle est tombée successivement à 16-12- 10°/0. Pendant le dernier exercice 1910, la statistique municipale donne comme moyenne 6 °/,.

L'OEuvre du Bon Lait de Bar-le-Duc a obtenu la Médaille d’or de l'Académie de Médecine (1908).

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L'œuvre vit par la ligue conire la tuberculose et par des dons faits par des personnes généreuses : nous citerons entr'autres les noms de M. Bailleux, à Maison-du- Val, MM. Paul Varin-Bernier, Bungener (Bar-le-Duc), Madame la marquise Carcano, Madame Arnould-Drouin, M. Grosdidier, député (Commerey), M. Ph. Martin (ancien maire, Void), M. Camille Nicolas (Tréveray).

Sans distinction de religion ni de parti politique, l'œuvre s'adresse aux enfants (garçons et fillettes) des écoles de l'Etat ou des écoles libres indistinctement. Ils doivent être âgés de 8 à 13 ans.

Avec leur demande d'admission à la colonie, les enfants doivent présenter un certificat de bonne conduite, dressé par le Directeur de l'Ecole à laquelle ils appartiennent.

Ils sont tous convoqués, vers la fin du mois de juillet ordinairement, pour passer un examen médical. Le médecin de l’œuvre donne son avis, sur l'opportunité pour l'enfant d’un séjour à la campagne. L'opinion exprimée par le médecin sert de base pour l'admission définitive des enfants.

L'œuvre demande aux parents un droit d'inscription de 0 fr. 50. Elle estime que la dépense relative à chaque enfant lui coûte 60 fr. tout compris: voyage, pension, assurances...) pour un séjour de cinq semaines, ordinairement du {tr août au 5 septembre.

Certains parents plus fortunés, mais qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent pas aller passer un mois. de vacances à la campagne, paient le prix de 60fr. pour faire bénéficier leurs enfants d’un séjour au grand air.

D’autres donnent suivant leur situation pécuniaire 25 fr. ou seulement 10 fr., cinq francs même suivant leurs moyens : le plus grand nombre des enfants est à la charge totale de l’œuvre. Ce n'est pas celle-ci qui taxe d'office

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