‹ Les colonies scolaires de vacances en LorraineChapitre 42 sur 61 · QUELLE SORTE DE PLACEMENT ADOPTER · texte numérisé non relu

QUELLE SORTE DE PLACEMENT ADOPTER

Du chapitre précédent, nous voulons tirer la conclusion très nette, que, chez nous, pour nos œuvres lorraines, la question du système de placement importe relativement peu, Comme nous le verrons, les résullats physiques et moraux sont identiques des deux côtés. Cela tient en majeure partie, à ce fait que les partisans de chaque système ont su en corriger les points faibles el remédier à certains défauts reconnus. Nos colonies font chacune de la bonne et utile besogne à leur manière : elles sont chacune en leur genre de véritables modèles d'organisation et on ne peut qu'en reporter tout le mérite à leurs zélés Présidents.

Pourtant, si, à notre tour, nous voulions exprimer une opinion personnelle, nous pourrions le faire très simplement de la façon suivante :

Servons-nous du placement familial, si nos renseignement sont suffisamment précis, pour le choix des parents nourriciers, sur leurs habitudes de tempérance et d’ordre, sur l’état hygiénique de leurs habitations, et si nous avons à notre disposition un personnel surveillant très actif et dévoué pour ne pas reculer devant la difficulté provenant de la dissémination des enfants dans les fa-

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milles paysannes et exerçant utilement la lourde mission qui lui est confiée.

Dans le cas contraire, et si les ressources financières le permettent, fondons une colonie-internat, mais avec la pensée de fractionner les colons en groupes de même âge, de même tempérament et de même état général ; le fonctionnement de chacune de ces petits colonies y gagnerait en soins particuliers donnés aux enfants qui seraient mieux suivis, parce qu'en petit nombre. L'idéal, donc, à notre avis, serait de les répartir en différentes catégories, en somme comme des classes d'un même lycée, chaque classe ayant sa vie propre.

Cette façon de procéder permettrait aussi, dans une certaine mesure, et avec un personnel convenable, d’étendre l’œuvre aux plus jeunes, aux petits de 6 à 8 ans. Tous ces groupes vivent côte à côte dans un grand établissement, appartenant à l’œuvre situé au flanc d’une de nos belles collines des Vosges. Il serait entouré d’un grand parc, au voisinage immédiat d’une forêt de sapins. Il aurait vue aussi sur une verte vallée, arrosée d’un ruisseau aux ondes claires.

Il y aurait là tout un petit monde se reprenant à vivre, et devenant plus tard de braves petits gars, aux bras bien musclés, solides à la tâche, de bonnes ménagères robustes de santé, et tous utiles à la Patrie !

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