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Reste encore la question nourriture, elle peut être supérieure comme finesse et comme service dans les colonies à placement internat. Elle plait mieux aux enfants par la confection variée des menus et se rapproche de la nourriture à laquelle ils sont habitués. Mais il n’est pas démontré que ce soit là un réel avantage : « La nourriture de la ville, a-t-on écrit, n’est pas celle qu il faut aux enfants. C’est une nourriture d'adultes. » M. Marcel Labbé ajoute : « La nourriture de la campagne est celle qui convient le mieux aux enfants. La période d’acclimatement est d’ailleurs rapide et cette alimentation campagnarde joue pour eux le rôle d'un véritable régime de cure. »
Enfin on doit aussi penser, dans la comparaison entre ces deux systèmes, à la question financière: « L'argent est le nerf de la guerre, » a-t-on dit de tout temps. Les œuvres à placement familial, sur cette question, l’emportent sur les œuvres internat; leur fonctionnement est plus économique ; les dépenses de tout ordre y sont moins élevées et l'entretien des colons y est meilleur marché. En examinant les budgets de nos œuvres lorraines, nous avons constaté qu'il y a parfois un écart très grand entre le coût de chaque enfant à l’œuvre dans les deux systèmes: rien que pour la pension seule, nous avons trouvé une différence de 0 fr. 40 à 0 fr. 50 par enfant et par Jour.