‹ Les colonies scolaires de vacances en LorraineChapitre 48 sur 61 · P 2118[09G 2IU · texte numérisé non relu

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C) Périmètre thoracique. — C'est le troisième élément de mesure dont font état certaines œuvres de colonies de vacances pour contrôler les résultats de la cure. Elle s'effectue au moyen d’un ruban métrique. Pour les garcons, la mensuration porte sur le périmètre sus-mamelonnaire, un centimètre au-dessus du mamelon; pour les petites filles, la mesure est prise généralement un peu audessus de la pointe de l’appendice xiphoïde. L'enfant se tient debout, les talons réunis, les bras tombant naturellement le long du corps.

Jusqu'à ces dernières années, le périmètre thoracique était considéré comme une mensuration sérieuse et donnant des renseignements précis sur l’état de santé général. Les médecins militaires, lors des opérations des conseils de révision, y attachaient d’après les règlements beaucoup d'importance, et pour être soldats les jeunes conscrits devaient présenter une mensuration thoracique déterminée.

« Les dimensions du thorax, dit Sappey (An. top. I. 349 et cité dans l’Hygiène scolaire, n° 21, 1908), ne sauraient être étudiées avec trop de soin, car on chercherait vainement dans l’économie un appareil où l’énergie de la fonction soit aussi rigoureusement liée au volume des organes. Une poitrine largement développée accuse toujours des poumons volumineux, une respiration puissante, une circulation rapide, une nutrition active, un grand développement des muscles, elle annonce en un mot la plénitude de la vigueur de la vie et la vigueur de la constitution,

heureux privilège qui coïncide avec la saillie et la rondeur des épaules, en sorte qu'aux dimensions de celles-ci, on peut juger au premier coup de l’ampleur du thorax ».

Actuellement, on ne veut plus reconnaître la même valeur à la mesure du périmètre thoracique : on objecte de nombreuses causes d'erreur provenant du sujet luimême ou de l'opérateur. Parmi les premières, on cite : la saillie des pectoraux, l'abondance du tissu adipeux et la proéminence des sens. En réalité, on n'a guère à en tenir compte chez les enfants de nos colonies. Quant à celles provenant de l'opérateur. elles nous paraissent facilement évitables : car elles portent sur la façon de prendre la mesure et sur les instruments ad hoc : en particulier, le ruban métrique qui peut s’allonger, mais on peut remédier à cet inconvenient en se servant de mètres souples entrecroisés.

Le principal grief serait le suivant : le périmètre thoracique est une longueur représentant celle d’une courbe entourant une surface. Suivant que cette courbe affecte des formes différentes, la surface qui y est inscrite varie de dimensions. C’est en partant de ce principe que le Professeur Manuel, de Toulouse (Hygiène scolaire 1904, n° 21), a montré que la surface circonscrite par des périmètres de même longueur peut varier d'un quart; le thorax peut s’agrandir par simple changement de forme, par allongement d'un de ses diamètres, par exemple, sans que sa circonférence indique la moindre augmentation. Une conséquence de ce fait est donc que deux individus, ayant le même périmètre thoracique peuvent cependant différer comme capacité pulmonaire.

Si on n'accorde à la mesure du périmètre thoracique qu'une valeur relative par elle-même, on reconnaît pourtant qu’elle à une certaine importance, parce qu’elle

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