‹ Les colonies scolaires de vacances en LorraineChapitre 51 sur 61 · AB · texte numérisé non relu

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pour but de fortifier le terrain, et d'activer par le grand air une réaction salutaire dans ce même organisme.

L’aéronaute qui part en ballon à la conquête de l'air emporte avec lui du lest, à un moment donné l’aérostat ne monte plus, son état est stationnaire, le capitaine jette une certaine quantité de lest au-dessus du bord, et le ballon reprend sa course aérienne. La colonie scolaire agit un peu vis-à-vis de l'enfant comme ce hardi pilote, elle enlève à l'enfant le lest qui entrave sa marche en avant vers la santé meilleure.

La colonie scolaire ne se donne pas comme une panacée universelle, pour tous les maux de l’enfance. Son rôle est beaucoup plus modeste, elle veut simplement déblayer le terrain pour y faire pousser la bonne graine.

Ainsi comprise, quoi d'étonnant alors de pouvoir parler de résultats lointains et durables.

Ne doit-on pas entendre la voix des parents, qui dans les lettres qu’ils adressent à chaque nouvelles vacances, aux présidents des œuvres, sollicitent comme une grande faveur de faire admettre encore une fois leurs enfants à la colonie ? Toutes les œuvres, en effet, ne se contentent pas d'accepter les jeunes écoliers une saison, le plus souvent la colonie de vacances est composée pour un bon tiers au moins « d'anciens » c'est-à-dire de jeunes colons ayant séjourné une fois déjà à la campagne. Certains enfants y sont admis trois années de suite, si cet envoi à été reconnu nécessaire par le médecin, lors de la visite de départ.

Par là, on voit que la colonie scolaire est une œuvre de longue haleine, qui suit pas à pas ses Jeunes clients, qui s'intéresse à eux et qui ne les abandonne pas dans les progrès qu'ils peuvent accomplir. C’est donc aussi, par ce fait même, moins une œuvre de « vacances », comme

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