La Guerre franco-allemande, page ."la
HATAILI.I- DE Sl'ICHERKN -MS
grâce à l'appui des renforts qui lui arrivaient sans cesse, d'altatiucr le liane droit de la division Vergé, si dangereusement exposée déjà par son liane gauelie.
Retour offensit de la division Bataille. — Le général \'ergé, après avoir anxieusement parcouru les positions où tenaient encore, avec un courage héroïque, ses soldats harassés, songeait déjà à prendre des dispositions pour une retraite qui semblait s'imposer et que l'arrivée opportune du hh" pcM-mettail d'exéculn- en bon ordre, quand tout à coup débouchèrent sur la route, à la hauteur de Stiriug, cinq bataillons de la division liataille, conduits par leur chef en personne. Celui-ci, jugeant au fracas persistant de la lutte que son intervention devenait urgente, avait, en effet, quitté Œttingen, et envoyant sa :2'' brigade (général Fauvart- Hastoul) au général de Laveaucoupet, accourait avec la première (général Pouget') au secours du général Vergé. Il porta aussitôt un bataillon du 23° sur Stiring, un autre sur la gauche de la voie ferrée, et, les lançant en avant, entraîna dans son offensive hai'die la brigade Valazé tout entière, qui reprit, de concert avec lui, la lisière du bois de Stiring ^ Mais ce succès brillant ne dégageait pas le flanc gauche de la position, contre lequel se portaient les efforts de plus en plus violents de l'ennemi. Notre artillerie, écrasée par les batleries prussiennes, ne pouvait plus soutenir qu'un feu insuffisant, et, pour comble de malheur, les deux batteries de la division Bataille avaient été, on ne sait pouriiuui, ilirigées sur Forbach, où elles n'étaient d'aucun secours. 11 fallut donc recnurir à nouveau à l'infanterie, et le g-énéral I5ataille lanea eonli'e les batailhins [ipussiens ipii serraient de près les abords du village au nord, deux bataillons du G7", soutenus en seconde ligne par un bataillon du 8°, qui, seul de ce régiment, restait encore dans la plaine en ce moment^ (ies liraves gens franchirent sous une [iluie de balles resjiaee découvert qui les séparait des fourrés, et, abordant vigoureusement rennemi à la baïonnette, le contraignirent à ivculer dans le huis t't à dégager les almi-ds du \illage de Sliring.
Saisissant alors l'occasion au vol, le (•(unmaadant (loiigis. du 17' iraiiillerie, tenta de reprendre les pièces abandoimées (|uelques heures plus toi, en a\an[ du village. Aidé du lieutenant liossin, de son iv-imeni, du eapilaine l'acull, du li'f de ligne, du capitaine Hiver et ilu s(dil;d Dunand, du 77', il courut a remlroil où elles étaient. Là, malgré une grêle de balles, cette poignée d'hommes valeiMvu\ réussit à les reprendre, et à les ramener dans nos lignes aux ai)plaudissements des spectateurs enthousiasmés *.
Ainsi le vigoureux appui du -éiiéral liataille avait porté ses fruils, el lu'ol'on-
1. Le général Pouget, malade, était provisoiremeiil remplacé par le ruloiicl Uai'ca, du 8 de ligue.