‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 172 sur 262 · II. — Attaque de l\ l'° armée · texte numérisé non relu

II. — Attaque de l\ l'° armée

Si l'on se reporte aux dispositions adoptées respectivement par les deux adversaires, dispositions qui ont été données au précédent chapitre, on voit que, déjà dans la matinée du 18, les troupes de notre aile gauche et celles de la l" armée (VIP et VHP corps.) se trouvaient au contact. Par suite, la surprise dont avait été victime, à onze heures et demie, l'infanterie du général de Ladmirault ne s'était pas étendue aux corps placés plus à gauche, car ceux-ci, outre que leurs grand'gardes tiraillaient depuis l'aube avec les postes avancés de l'ennemi, avaient pu reconnaître à certains indices l'imminence d'une action. Aussi, tandis que les forces ennemies se massaient vers Gravelotte, au vu de nos lignes disposées sur les hauteurs, chaque régiment français gagnait peu à peu sa position de combat et garnissait les tranchées qu'il avait construites la veille.

A midi,, le général de Steinmetz, entendant le bruit du canon de Vernéville, avait fait entamer l'action par l'artillerie de la 14' division (^'IP corps), postée entre Gravelotte et le bois des Oignons. Mais les batteries du 3° corps ayant aussitôt riposté avec vigueur, il avait fallu un peu plus tard faire prolonger les ailes de la ligne déjà établie par les trois batteries de la 13° division. Le duel d'artillerie dura, sans incident remarquable, jusque vers trois heures de l'après-midi.

A ce moment, M. de Moltke qui, des hauteurs de Flavigny, suivait, avec le roi de Prusse, le développement de la bataille, et redoutait les effets d'un entraînement dont le général de Steinmetz était coutumier, lui expédia l'ordre suivant, afin de prévenir un engagement prématuré des deux corps qui, d'après ses projets, devaient former le pivot du mouvement général.

« Le combat partiel qu'on entend en ce moment en avant de Vernéville n'exige pas que la I" armée s'engage tout entière. Elle évitera de montrer des forces considérables, et se bornera, le cas échéant, à faire agir son arlillerie pour préparer l'attaque ultérieure. «

Le chef d'élat-niajor général entendait que la V armée se bornât « à tenir sans cesse en haleine le front des fortes positions » de notre aile gauche, tandis que la FP armée attaquerait notre droite « de front et de flanc ' y>. Mais, jiour cela,

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