‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 188 sur 262 · l<:t:, (/ani/ini/ne et myoeintions, page · texte numérisé non relu

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Dans tout le cours de cette mémorable journée, qui a décidé du sort de la guerre, Tintervention du commandant en chef s'est bornée à la promenade inutile mentionnée ci-dessus, et à l'envoi de trois dépèches au maréchal de Mac-Mohon et à l'Empereur. Dans la première, partie à deux heures, il était dit : « Le corps Canfnhi'rt pourrait bien êlre attaqué à Saint-Privaf. » Dans la seconde, expédiée à quatre heures, on lisait : « Attaque çiriirvalc sur tmitc la liqnc. diriijrc par Je roi dr Prusse en personne. Les troupes tiennent Jion, mais des Ijatteries ont été obligées de cesseï- Je feu. » Enfin la troisième, datée de Plappeville à sept heures 50 du soir, était ainsi conçue ; » J'arrive du plateau, l'attaf/ue a été' t/'és vive. Kn ce moment, 7 heures, le feu cesse; nos troupes smif eonstauinient resféi's sur leurs positi(uis. )■>

« Or, le plateau d'où arrivait le maréchal n'était pas celui où se livrait la bataille, et, à l'heure oii, selon lui, le feu avait cessé, les troupes restant dans leurs positions, l'aile droite de l'armée, formée du 0° corps, était débordée, tournée et rejetée en désordre sur Metz, tandis que le 4° corps se voyait contraint de suivre ce mouvement'. )>

Tentatives avortées auitrc Aniauvillers. — Cependant, le feu s'était rallumé, vers cinq heures et demie, devant Amanvillers, grâce à l'arrivée de la 3° brigade de la Garde, envoyée par le prince Frédéric-Charles au secours du IX" corps. Le général de Manstein, voyant nos troupes aux prises avec l'attaque qui, dans le moment, se dessinait contre Saint-Privat, avait jugé l'instant propice pour pousser contre les positions du 4* corps, et donné aux troupes de renfort qu'il venait de recevoir, l'ordre de se porter sur le village d'Amanvillers, iirincipal point d'appui de notre centre. Le colonel de Knappstœdt, commandant la rf brigade de la Garde, se déploya donc eu avant du bois de la Cusse, ayant en première ligne 6 bataillons-. Mais, arrivées à 500 mètres des positions françaises, ces troupes se trouvèrent soumises à une fusillade tellement violente, qu'il leur fut impossible de pousser plus avant. « l'ne grêle de balles criblait le bataillon de tirailleurs de la Garde (qui attaquait le village de front) sur son front comme sur les flancs; déjà son chef, le major de Fabeck, avait été tué; la plupart des commandants de compagnie gisaient morts ou blessés. Dans l'action de mousqueterie qui succédait ta cette première attaque, le bataillon achevait de perdre successivement tous ses officiers, jusqu'à ce qu'un enseigne' finit par prendre le commandement des hommes encore en état de combattre'. » I^es deux bataillons du l''' grenadiers (Empereur Alexandre), qui prolongeaient la ligne à droite et avaient tenté d'aborder la position par son flanc

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