A. DuQUET, FrœscliwiUer, Châlnnx, Sedan, page
2. Néamnoiiis, les pertes des baUeries i[ui se trouvaient en action depuis le dôlmt étaient considérables. Une seule d'entre elles avait perdu 3 officiers, 20 hommes ot 31 chevaux.
3. La Relation allemande (page 1003i parle, sans détails d'ailleurs, d'ordreu ultérieurs, qui, en faisant prendre à l'artillerie son rang dans les colonnes, retardèrent encore le départ. Il semble donc, d'après le peu de renseignements donnés par l'ouvrage ofHciol, que ce mouvement ne fut pas l'égle
. avec la précision coutumiere à l'état-major allemand.
Quant au I" corps bavarois, il avait quitté ses cantonnements dès l'aube. Vers midi, Favant-garde de la -2' division, venue par Imécourt, atteignait Sommauthe; la 1" division, retardée, elle aussi, par des convois cheminant sur sa route, n'atteignit cette ville qu'à deux heures et demie \ amenant avec elle, en tète de colonne, toute l'artillerie du corps. La cavalerie avait signalé la présence du camp de Beaumont, ainsi que l'arrivée, vers la lisière du bois de l'ont-Gcrache, des tètes de colonnes du IV' corps. Vers midi et demi, le général vanderThann, entendant le canon, donna l'ordre à sa -2" division de marcher sur Beaumont, à la gauche des Prussiens, et lança en avant les deux ])atteries d'avant-garde qui, postées, une heure après, à l'ouest de la route de Sommanthe à Beaumont, crildèrent aussitôt de projectiles nos troupes en retraite. Au même moment, arrivait à leur hauteur le général Schumacker, commandant la 2' division, lerfuel, sur l'invitation du chef d'étatmajor du IV° corps, décida de porter son infanterie sur la Thibaudine, combinant ainsi une attaque de flanc avec celle que le IV^ corps exécutait sur notre front.
Engagement de la division Conseil-Diunesnil près de Wai-nit'orôL — Mais comme celte infanterie allait déboucher de la lisière nord du bois des Murets et aborder la ferme, elle aperçut tout à coup sur sa gauche une masse de troupes qui s'avançaient par la grande roule de Sîonne à Beaumont. C'était la division Conseil-Dumesnil, du 7° corps, qui, par une suite de circonstances déplorables, se trouvait, seule de son corps d'armée, englobée dans la lutte où se débattait, depuis près de deux heures, le 5' corps.
(( Nous avons dit que le convoi et les bagages du 7"^ corps, sous la garde de cette division, avaient été dirigés dès le matin sur la Besace ; qu'après le départ du maréchal de Mac-Mahon, le lieutenant-colonel Davenet avait été envoyé au général Conseil-Dumesnil, pour lui transmettre l'ordre d'accélérer le mouvement de sa colonne, de la diriger sur Yoncq, et de là sur Mouzon. Or, le général Conseil, rencontré par le maréchal qui allait à Beaumont, avait déjà reçu de lui cet ordre. N'ayant pas encore pris, à ce moment, le chemin de la Besace, H avait préféré laisser ce village sur sa gauche, et poursuivre sa marche sur la route de Beaumont jusqu'à Warniforêt. Là, il avait tourné à gauche et s'était engagé avec sa 2^ brigade etnne partie de son convoi sur la route de Yoncq à Villers.
« Par fatalité, le jalonneur, laissé par la -2" brigade au changement de direction, ayant disparu, la tète de colonne de la r^'brigade continua sur Beaumont.
« Elle avait dépassé Warniforêt de quelques centaines de mètres, lorsque le colonel Davenet arriva. S'apercevant de l'erreur, il courut à la lète de colonne pour l'ai rèter. Il venait de l'atteindre, quand éclata sur sa droite une terrible fusillade. C'était la 1" division du I'" bavarois" qui débouchait des bois sur la route de Warniforêt à Beaumont.
« Surpris pendant .vile marche de Hanc, le r!" et le 21- ^r. ligne avaient ftit