Elle avait pris par 'riiéiiorgues et Bar
2. Non pas la l'" division, mais la 2°, comme on l'a vu plus haut.
Combattante.
tète à l'attaque pour donner à la queue du convoi le temps' d'échapper ; mais nos régiments, trop faibles en face d'un ennemi supérieur, à découvert contre un ennemi abrité par les bois, furent refoulés et finirent par se débander, malgré la mâle énergie des généraux de Hi-e(teville et Morand \ tous deux blessés, ce dernier mortellement.
« Sur la demande instante (b i lieutenant-colonel Davem-t, une batterie d'artillerie (liatterie Léon) avait été envoyée pour soutenir notre 1" brigade; elle s'était battue avec une grande bravoure, mais, arrivée trop tard, elle avait été accablée et avait perdu deux pièces; un grand nombre de nos soldats furent faits prisonniers; ceux qui avaient échappé accouraient en ce moment sur la route de Yoncq à Raucourt.
« Parmi ceux-ci comme parmi ceux-Là, quelques-uns s'étaient mal battus ou ne s'étaient pas battus: c'étaient les soldats des bataillons de marche, versés dans nos régiments avant notre départ de Reims.
« (Juant au général Conseil-Dumesnil, il avait continué son mouvement sur A illers et avait pu y franchir la Meuse, vers deux heures et demie, sans être inquiété -. »
Toutefois, à hauteur de Yoncq, une ligne de bataille parvint à se reformer, et à arrêter par ses feux les progrès des Bavarois. Les débris de la malheureuse brigade Morand purent alors se dérober, et gagner Raucourt. Mais la route de Stonne à Beaumont était occupée par l'ennemi, et la Thibaudine tombait ainsi entre leurs mains.
n. COXTIXUATIOX DE LA BATAU.I.K AI' NORD DE BeAUMOXT.
Cependant l'artillerie allemande, qui s'était avancée par échelons, couronnait mamtenant Jes Glorifties et la série de hautem-s qui s'étend au sud de Beaumont. Il y avait là "io batteries, dont le feu ininterrompu avait presque éteint celui de nos pièces '. Sous leiu' puissante protection, et grâce au point d'appui de la Thibaudine, la -2' division bavaroise se porta sur la Harnoterie, occupée, nous l'avons vu, par les débris de la brigade de Fontanges, tandis que la [" division, enfin arrivée, marchait parla forêt de Sommauthe sur la Besace qu'elle atteignait vers quatre heures. L" ijrince l'oyal de Saxe, investi de la direction de la bataille, s'était transporté, à trois heures trois quarts, avec son état-major, à Beaumont.
A ce moment, le IV'' corps, ayant dépassé la ville, gravissait les hauteurs du nord pour s'y déployer; le XIL' débouchait de Létanne, dans un terrain où il se trouvait assez gêné par la Meuse ; les Bavarois débordaient presque l'aile droite du 5" corps français. Le prince de Saxe se demanda alors s'il ne serait pas possible
1. I-"ils de l'illustre général Morand, un des trois f;lorionx divisionnaires du maréchal Davout, et l'auteur célèbre de V Armée selon la Charte.